IV
Il serait intéressant d'examiner à ce point de vue les principales lignes de l'architecture et du corps humain ; on serait surpris de la part qu'il faut faire dans le charme des figures à la condition contingente de notre structure propre et aux mœurs de l'œil, en quelque sorte, sans sortir de la perception sensible. Ajoutons que l'habitude et le besoin de la symétrie ont dû naître dans l'homme de la disposition même qu'affectent les organes des sens et les membres de part et d'autre de l'axe vertical du corps. Il a dû naturellement chercher et se plaire à trouver dans les objets extérieurs les conditions de forme qui répondent à sa propre structure et par suite s'accommodent le mieux à ses moyens de perception.
Tout ce que nous venons de dire des lignes droites, courbes, etc., est applicable aux volumes qu'elles engendrent; nous ne recommencerons donc pas pour le reHet les analyses qui précèdent.
On pouï-rait se demander jusqu'à quel point cet élément agréable ou désagréable des figures est purement visuel, mais nous nous perdrions en subtilités infinies sans profit pour nos recherches, car personne sans doute
ne niera cet élément même, et il nous suffit que chacun constate qu'il accompagne les perceptions visuelles, indépendamment de toute conception esthétique et de toute perception tactile.