‹ L'Exstrophie Vésicale et l'Épispadias: Étude PathogéniqueChapitre 12 sur 45 · EC TRES · texte numérisé non relu

EC TRES

veloppement ne fera que leur donner les dimensions qu'ils ont à acquérir.

Chez l’homme. I faut se représenter le petit embryon avec un étroit périnée, une ouverture urogénitale prolongée en une fente qui s'étend à la face inférieure du pénis jusqu’au voisinage du gland, sans l’atteindre. Ce renflement érectile présente à sa face inférieure une légère crète médiane, apparence extérieure d’un « rempart balanique » lame épithé:liale analogue à celle qui, tout à l'heure, pénétrait le gland clitoridien. Au fond de l'ouverture débouchent, isolément ou par un tube commun, (on a vu plus haut que ce dernier point nous est encore inconnu) les conduits urinaires et génitaux. De chaque côté se dessinent les replis qui vont donner le scrotum, entièrement analogues, pour le moment, aux rudiments des grandes lèvres.

On a donc, en somme, une véritable vulve.

La gouttière ainsi constituée va se fermer d'abord à sa partie postérieure. Le raphé périnéal progresse, pour ainsi dire, d’arrière en avant, par une soudure progressive des deux lèvres de la gouttière, donnant ainsi à l’urèthre une paroi inférieure qui, peu à peu, va recouvrir toute la cavité laissée libre par la chute du bouchon cloacal et toute la fente creusée par son prolongement intra-pénien.

Pendant que se produit cette évolution, le gland s’est creusé aussi d’une rainure inférieure par suite du développement du rempart balanique, de sorte que maintenant l’urèthre se poursuit jusqu’au futur

méat, comprenant un canal pénien complet et une

portion balanique en gouttière, sans paroi inférieure.

Le développement du prépuce complique un peu l’évolution de cette portion ultime de l’urèthre. Il apparait comme un bourrelet mésodermique qui naît à la base du gland et s'élève progressivement pour recouvrir ce dernier. La fente uréthrale l’entame sur sa face inférieure, et y détermine une incisure qui lui donne, en coupe, la forme d’un croissant dont les deux cornes correspondent respectivement à chacune des lèvres de la souttière uréthrale.

Tourneux a fort bien décrit ce qui se passe alors.

« À mesure que la hauteur du prépuce augmente, « les deux lèvres de la gouttière uréthrale et par « suite les deux extrémités du croissant préputial « convergent l’une vers l’autre et se fusionnent sur « la ligne médiane. Cette soudure débute au niveau « de la couronne pour se propager en avant, tandis « que la fissure uréthrale qui entaille le bord libre « du prépuce se rapproche de l’extrémité du gland. « La gouttière uréthrale se trouve ainsi convertie en « un canal. Ses deux lèvres, réunies et fusionnées « sur la ligne médiane, constituent le frein du pré- « puce ». Ce double mouvement de fermeture en arrière et de progression en avant de la gouttière uréthrale, combiné avec l'allongement du prépuce, se continue jusqu'à ce que le gland soit à peu près recouvert aux trois quarts. À ce moment, le canal de l’urèthre évolue plus rapidement, la gouttière uréthrale se referme en avant du prépuce et cette membrane pourra désormais envelopper complètement le sommet du gland.

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