‹ L'Exstrophie Vésicale et l'Épispadias: Étude PathogéniqueChapitre 4 sur 45 · CLOISONNEMENT DU CLOAQUE. — LE VESTIBULE URO-GÉNITAL · texte numérisé non relu

CLOISONNEMENT DU CLOAQUE. — LE VESTIBULE URO-GÉNITAL

Le cloaque ainsi constitué va être divisé en deux portions, l’une antérieure, l’autre postérieure, par la formation d’une cloison transversale. La cavité unique d’abord, va donc offrir deux divisions, l’une postérieure, destinée à faire partie du tube digestif, l’autre, antérieure, appartenant à l'appareil génitourinaire (1). Avant d'étudier les destinées de chacune de ces portions, il faut voir quel est le mécanisme de leur séparation.

Rathke (2), le premier, a donné une théorie de ce cloisonnement. Pour lui, la portion de l'entoderme comprise entre l'insertion de l’allantoïde et celle de la vésicule ombilicale s’allonge et s’avance, dans la cavité cloacale, descendant vers la future région périnéale. Elle constitue ainsi une sorte de mur,

(1) Retterer a montré que dès l’origine du cloaque, ces deux portions sont distinctes. Leur épithélium n’a pas la même constitution. Cette constatation ruine une opinion autrefois admise par Cadiat Celui-ci étenné de voir l'épithélium de la vessie prendre le type pavimenteux avait tardé à lui donner une origine ectodermique. Il pensait que, après l'ouverture du cloaque à l’extéricur, l’ectoderme se prolongeait dans sa cavité et la tapissait, s> substituant peu à peu à l’entoderme allantoïdien primitif. Cette théorie avait été déjà attaquée par un fait de Tourneux et Wertheimer, montrant que l’épithélium vésical pouvait présenter sa forme normale sur les fœtus mal formés dont le sinus urogénital était resté clos.

(2) Rathke. Enwiklungsgeschichte, 1832-1833.

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