‹ L'Exstrophie Vésicale et l'Épispadias: Étude PathogéniqueChapitre 5 sur 45 · RS QUE · texte numérisé non relu

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tendant à cloisonner le cloaque : on l’appelle éperon périneal. En même temps que s'effectue cette descente, les parois latérales du cloaque se soulèvent chacune en un pli qui s’avance vers son congénére jusqu’à s'unir à lui. Ge sont les replis de Rathhe.

Dans l'esprit de cet auteur, le cloisonnement est done dû à deux facteurs : l’abaissement de l’éperon et la fusion des deux replis. La partie Imférieure de ces derniers doit constituer le périnée.

Cette donnée resta classique pendant longtemps puis on oublia un peu les replis de Rathke pour donner le maximum d'importance à l’éperon périnéal.

Kolliker (1), par exemple, dit que chez le lapin, il paraîtrait que la croissance du repli pérméal produirait la division du cloaque, mais ilajoute que « ceci n’est pas nécessairement applicable à l’homme. »

Cette tendance s'affirme avec Mihalkowickz (2) et c’est la progression de l’éperon qui va constituer toute la cloison. Celle-c1 vient se terminer sur deux replis cutanés latéraux, les anciens replis de Rathke, dont le rôle est ainsi réduit, ou à peu prés, à l’édification des portions cutanées du périnée.

Tourneux (3) publia ensuite un mémoire où tout est rapporté à l’éperon périnéal. Celui-ci descend de plus en plus, séparant en deux portions le cloaque encore fermé par le bouchon cloacal. Le bord iuférieur de l’éperon arrive au contact du bouchon qui s’accolle à lui et se désagrège.

(1) Kolliker. Embryologie, trad. france.

(2) Mihalkowickz. Loc, cit, (+) Tourneux, Journ., d'an., 1888,

« Plus tard, dit Tourneux, poursuivant son mou- « vement d'abaissement, il proémine au dehors et « constitue le raphé médian du périnée. A l’origine, « l’épithélium qui tapisse le bord inférieur de ce « repliest une dépendance du feuillet interne (épi- « thélium du cloaque). Chez l'adulte, l’épithélium » qui recouvre le raphé périnéal, appartient au type « pavimenteux stratifié. Nos recherches ne nous « permettent pas d'indiquer si l’épithéllum ento- « dermique qui recouvre le repli périnéal se trans- « forme directement en épiderme en arrivant à la « surface cutanée ou s’il est remplacé progressive- « ment par l’épithélium ectodermique de la mem- « brane anale ou encore des parties adjacentes de « la peau. »

Il n’y a donc pas pour Tourneux, de repli de Rathke. On peut en trouver une apparence sur certaines coupes. Cette apparence est due à ce que le bord inférieur de l’éperon représente non une ligne droite mais une courbe à concavité tournée vers le périnée.

Tourneux a opéré sur des moutons (1) et ignore si les choses se passent autrement chez les autres animaux.

Retterer (2) est venu faire une sorte de réaction en faveur des replis de Rathke. « Ceux-ci débutent, « dit-il, à la partie supérieure du cloaque et, comme « deux rideaux transversaux qui s’avancent l’un

(4) Soc, de Biologie, 1890.

2) Retterer. Journ. de l’anat., 1890 et Soc. de Biologie de janvier

Se

« vers l’autre, ils cloisonnent la cavité cloacale ». Ce sont donc ces replis qui constituent la cloison, plus ou moins compliquée suivant le sexe, située entre l’allantoïde et l'intestin. Leurs portions cutanées et juxta-cutanées vont former le périnée où persiste la trace de leur suture et tous les tissus compris entre l’anus et la cavité uréthrale.

Le cloisonnement, dont le mécanisme est, comme on le voit, si discuté, commence à s’opérer vers le milieu du deuxième mois de la vie intra-utérine. Au cours du troisième mois, la séparation est complète mais la cloison est encore très mince. Ce n’est qu’au quatrième mois que se constitue réellement le périnée, d’après Hermann et Tourneux (1).

Le cloisonnement effectué, les deux cavités dérivées du cloaque vont évoluer bien différemment.

[a postérieure va devenir le rectum et, en outre, une portion de l'intestin sus-jacent. Dans l'état actuel de la science, 1i est impossible de préciser les limites de la portion d’intestin qui trouve son origine dans cette partie de l’embryon. La seconde est habituellement désignée sous le nom de uro-cénitale, mais, 101, les opinions sont très dissemblables.

En 1830, J. Muller (2) admettait que, dans la division antérieure du cloaque, venaient aboutir, l’un près de l’autre les conduits de Wolff et de Muller et les uretères. Aussi donna-t-il à cette portion le nom de sinus uro-génilalis.

(1) In dictionnaire de Dechambre.

(2) J. Muller, Bildungs der Genit.

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Valentin, (1) emq ans plus tard, trouva quele mot de canalis uro-génitalis était plus exact,

Les trois conduits, pour ces deux auteurs, débouchaient à la partie supérieure de cette division antérieure et c'était elle tout entière qui méritait le nom de sinus ou canalis uro-génilalis.

En 1848, Meckel (2) fit remarquer que la partie inférieure de cette cavité, celle qui est située au-dessous de l’abouchement des canaux génitaux, mérite seule celte dénomination, et cette distinction fut admise par Leuckart (1853) et par Kolliker. Bischoff garda à tout le conduit le nom de sinus uro-génital et dit: «sa dernière portion demeure commune; c’est « le vestibule uro-génital ».

Tourneux et Legay (3) disent : « Il serait préféra- « ble, peut-être pour éviter toute confusion, de dési- « gner, cette portion inférieure aux dépens de laquelle «se formeront les régions membraneuse et bul- « baire du canal de l’urèthre chez l'homme et le « vestibule chez la femme, sous le nom de conduit « uro-génital applicable aux deux sexes. »

Kolliker (4) fait remarquer que cette portion a un très faible développement. Alors que la vessie, l’utérus et le vagin s’accroïssent dans de notables proportions entre les troisième et sixième mois, la portion uro-génitale s’allonge à peine.

La partie de la division antérieure du eloaque qui

‘(4) Valentin. Handbuch der Entwick d. merc.

(2) Meckel. Handb f. Path. An.

(8) Tourneux et Legay. Journ. de l'An., 1884. (4) Kolliker, Loc cit,

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