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long du capuchon caudal de l’amnios, sans interposition de cœlome, pour atteindre le chorion auquel l'embryon est ainsi rattaché par un cordon postérieur qu’on appelle le pédicule ventral. De même, l’allantoïde intra-embryonnaire parait mtimementrattachée à la paroi abdominale par une masse mésodermique dans laquelle n'apparait pas le chvage qui forme chez le poulet, suivant les figures de M. Duval, la portion du cœlome qu’on vient de signaler. Cette masse mésodermique va donner naissance aux éléments de cette région compliquée connue sous le nom de cavité prévésicale ou de Retzius. C'est à cause de cette disposition, que chez l’homme, la vessie n'estpas comme chez certains animaux, entourée complètement de péritoime.
Le pédicule allantoïdien se forme par l’allongement progressif de l'évagination primitive du cloaque qui lui donne naissance. Cette évagination glisse le long de la paroi abdominale, s’éloignant de plus en plus de son point d'implantation sur le cloaque, le bord antérieur de la membrane anale. On verra tout à l'heure que cette paroi abdominale se constitue par accroissement intersttiel de la petite paroi primordiale comprise entre la membrane anale et le reflet de l’amnios. L’allantoïde suit un développement en longueur parallèle, atteint l'ombilie cutané et le traverse pour s'épanouir en dehors en une vésicule.
La portion la plus postérieure de l’allantoïde se forme d’une façon différente. Son pédicule, au début, débouche dans le cloaque non encore divisé, au
niveau de la membrane anale. Plus tard, à la suite de la formation de l'éperon périnéal, le cloaque se trouve diminué de hauteur puisque, à mesure que descend l’éperon, une partie de la cavité cloacale passe dans l’allantoïde. La portion du pédicule qui a ainsi pour paroi postérieure l’éperon périnéal a pour paroi antérieure la membrane anale. Keïbel a voulu accorder dans la constitution de la vessie une grande importance à ce segment postérieur du pédicule allantoïdien. [l écrit que « chez l’homme et le cochon d'Inde, la membrane anale empiète sur cette partie du cloaque qui passe dans la vessie ».
En y réfléchissant bien, on s'aperçoit que Keïbel a dû s’exagérer l'étendue de la portion du réservoir urinaire que limite en avant la membrane anale et il est tout probable que cette étendue est, en réalité, très petite par rapport à la surface de la vessie. Elle parait devoir être limitée à l'ouverture urimaire, méat de la femme, section de l’urèthre membraneux de l'homme. En effet, l’évolution de la membrane anale et du bouchon cloacal qui lui succède, telle qu’elle a été établie par les travaux de Tourneux et des autres embryologistes (Strahl, Gasser, Bonnet), qui se sont occupés de cette question, aboutit toujours et uniquement à la création d’un orifice qui, dans le cas particulier, est l'orifice urinaire. Pour édifier autre chose qu’une cavité, comme elle occupe tout l’espace qui sépare le cloaque de l'extérieur, 1l lui faudrait donner naissance à deux formations distinctes, la paroi vésicale et celle de l'abdomen. Elle devrait donc se cliver dans une portion de son
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étendue. Or, jamais un phénomème semblable de clivage n’a été observé par les auteurs,
La membrane anale, comme l’a très bien compris Keibel est en réalité un point de l’abdomen où les parois vésicale et cutanée sont communes, mais, cette portion du réservoir urinaire correspond non au corps de la vessie mais à son extrémité, elle doit être rattachée non à la vessie, mais plutôt au sinus uro-génital. Il est certain, en effet, que si la portion du cloaque limitée en avant par la membrane anale est très vaste chez l'embryon de 15 millimètres, étudié par Keiïbel, elle doit nécessairement se réduire beaucoup par la suite, sinon en réalité, du moins par rapport aux portions environnantes. Dès lors, la vessie se formera surtout aux dépens de la portion du pédicule allantoïdien qui s’allonge parallèlement à la paroi primordiale dont le développement est considérable. Nous insistons sur ce fait que la membrane anale ne forme pas les parois de la vessie, parce que la pensée de Keibel a été dernièrement exagérée par Galis (1). Get auteur admet que la membrane anale, non-seulement s'étend sur une partie de la vessie, mais encore arrive jusqu'à l'ombilic. Il faudrait donc que le bouchon cloacal fournit toute la paroi abdominale, sous-ombilieale, et toute la paroï antérieure du tractus ouraco-vésical. Une pareille destinée est en contradiction avec les travaux parus Jusqu'à ce jour sur ce sujet. Nous ne voulons pas dire que les choses ne se passent pas
(1) Gilis, Semaine Médicale, 1894, no 12,