‹ L'extase comedie en trois actes, melee de chantChapitre 40 sur 47 · I.E COMTE. Ah ! voilà ce que je craignais · texte numérisé non relu

I.E COMTE. Ah ! voilà ce que je craignais

itoDOi.piiE. Rt vous vous accusiez tout à l’heure d'égoïsme ! ne cherchez pas à m’abuser. monsieur; cliassez-moi , c’est votre droit : je n'étais que votre valet, et tous les maîtres sont des ingrats !.. mais ne me dites pas que vous me plaignez; ne vous vantez pas de la lilverlé que vous me rendez ! ne m'offrez pas de l'or! de l’or, mon.sieur!.. mais savez-vous ce que vous voulez acheter? je vous ai donné le rejxis de mes jours, le sommeil de mes nuits, le calme de mon cœur...

je suis venu ici, jiauvrc, il est vrai, mais résigné, et j(( pars avec un amour qui me tue , avec l.i fièvre qui me brûle, avec le désespoir pour compagnon de ma vie ! Êtes-vous assez riche, monsieur, pour payer tout cela î Il fallait me laisser partir, ou il faut maintenant me lais.ser le plaisir douloureux de contempler quelquefois de loin celle que j'ai sanvée... je ne puis pas vous quitter; vous serez

obligé de me chasser pnbliquemcnt, d'ordon • ner à vus valets de me jeter dans la rue, et de fermer surmoi la (lorte de votre maison.. . Ah! par pitié! par pitié, gardez-moi !.. .

Il se jette i s«s grmiox.

LECOMTE, le rderant. Iludotplie!.. accablez-mui... oui, votredouleur est juste... vos reproches sont légitimes... oui, vous avez droit de me demander compte de witre bonheur, à moi qui ne suis heureux que par vous!., mais que pouvais-je faire?., ma fille se mourait, et je vous ai dit : Sauvez-la, comme je vous dirais aujourd'hui : Je vous la donne... si cela était [lossiblc.

nooOLPilE. .Monsieur!..

LF, COMTE. Ce n'est pas moi qui suis cnicl, Rodolphe; ce n'est pas ma volonté qui vous éloigne... je ne suis pas riche, je n’ii pas l'orgueil de ma noblesse, je ne vois pas la distance que le monde met entre nou-s.. .

.Mais j'obéis à cette destinée fatale qui nous a rc''iinis, qui fait de vous la victime, et de moi le liourrcau... je vous aime, Rodolphe... je vous liénis... je vous appellerais mon fils, moi! mais ma fille !... fallait-il lui révéler ce secret? elle aime son rousÎD.

RODOLPHE. Ah!

LE COMTE, avec des pleurs. Rlle me l’a avoué, Rodolphe... vous votez bien que j'ai dù me taire.

RODOLPHE. ElIcVaimc!

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