‹ L'extase (volume 2)Chapitre 23 sur 55 · RODOLPHE, LE COWTE , HÉLÈNE · texte numérisé non relu

RODOLPHE, LE COWTE , HÉLÈNE

HÉLÈNE. Mon père ! mon père !

LE COMTE. C'est elle !

HÉLÈNE. Mon père , je vous apporte une nouvelle qui va vous rendre bien content, comme elle me rend toute heureuse. Je viens de recevoir une lettre de ma tante , la princesse douairière.

LE COMTE. De ma belle-sœur ?

HÉLÈNE. Et vous ne devineriez jamais d'où elle est datée. De Milan.

LE COMTE. De Milan ?

HÉLÈNE. Oui ; ma tante me dit que, fort

inquiète des dernières nouvelles que vous lui avez mandées en quittant l'Allemagne, ayant appris que nous sommes à Nice , et se trouvant si près de nous, elle a formé le projet de venir nous voir.

LE COMTE, à part. Grand Dieu! comment échapper à ses questions, à sa curiosité ? moi qui lui ai fait un mystère de l'état de ma fille!

HÉLÈNE. Elle se fera accompagner de son fils Albert , mon ami d'enfance.

RODOLPHE , à part. Ah !

HÉLÈNE. Que je n'ai pas vu depuis dix ans... et qui, dit-elle, partage son inquiétude...

LE COMTE, à part. Son fils! j'avais autrefois songé à une union. . .

HÉLÈNE. Ma tante paraît fort impatiente de ra'embrasser, ce qui m'annonce qu'elle sera bientôt ici ; d'ailleurs, lorsqu'elle a formé un projet, elle n'est pas longtemps à l'exécuter, vous le savez... aussi je ne serais pas étonnée de la voir arriver au premier moment.

UN DOMESTIQUE annonçant. Madame la princesse de Hormegg-Waldorf.

HÉLÈNE , à son père. Que vous disais-je ?

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