PHÉNOMÈNES OBSERVÉS A LA LUMIERE
Art. 4. — Mouvements mécaniques non explicables par le seul contact des mains,
a) Soulèvement latéral de la table sous les mains du médium, assis à Tun des petits côtés.
Nous nous sommes servis, pour cette expérience, d'une table de sapin faite tout exprès par M. Finzi (longueur : l'^jlO ; largeur : O'^jTO ; hauteur : 0'",80 ; poids : 8 kil.). Parmi les divers mouvements de la table au moyen desquels les réponses sont données, il a été impossible de ne pas observer particulièrement les coups produits fréquemment par deux des pieds, soulevés en même temps sous les mains du médium, sans être précédés d'aucun inouvement latéral de la table, avec force et rapidité, et plusieurs fois de suite comme si la table eût été soudée aux mains du médium, mouvements d'autant plus remarquables que le médium était toujours assis à l'une des extrémités, et sans que nous cessions jamais de lui tenir les mains et les pieds. Gomme ces phénomènes se produisent presque toujours et avec la plus grande facilité, pour mieux observer, nous avons laissé (dans la séance du 3 octobre) le médium seul à la table, les deux mains placées tout entières sur la face supérieure et les manches relevées jusqu'aux coudes.
corniche même qui joint les pieds, et touchant celle-ci non pas avec la paume, mais avec le dos de la main. Ainsi, toutes les mains n'auraient pu que diminuer la traction sur le dynamomètre ; sur le désir que cette traction augmente, bientôt M. Gerosa annonça que les indications croisaient de d^'\^ juscpi'à S'^'^ô.
Pendant toutes ces expériences, chacun des pieds du médium restait sous le pied du plus proche de ses voisins de droite et de gauche.
c) Soulèvement complet de la table.
Il était naturel de conclure que si la table, par une contradiction apparente avec les lois de la gravitation, pouvait se soulever en partie, elle pourrait aussi se soulever entièrement. C'est en effet ce qui eut lieu, et ce soulèvement, un des phénomènes les plus fréquents avec Eusapia, se prêta à un examen satisfaisant.
Il se produit habituellement dans les conditions suivantes : les personnes assises autour de la table y placent les mains et font la chaîne ; chaque main du médium est tenue par la main adjacente de ses deux voisins,^ chacun de ses pieds reste sous les pieds des voisins qui pressent en outre ses genoux avec les leurs ; il est comme d'habitude assis à l'un des petits côtés, position la moins favorable pour un soulèvement mécanique. Au bout de quelques minutes, la table fait un mouvement de côté, se soulève soit à droite, soit à gauche, et tout entière enfin avec les quatre pieds en l'air, horizontalement (comme si elle flottait dans un hquide), ordinairement à une hauteur de 10 ou 20 centimètres (exceptionnellement jusqu'à 60 ou 70 centimètres), puis retombe simultanément sur les quatre pieds (Planche I).
Lévitation de table.
PI. I bis, p. 46. Milan 1892.
Médium : Eusapia.
Contrôleur : D»* Karl du Prel.
Assistants : le professeur Brofferio (debout). M. ScHiAPARELLi (assis par terre).
Souvent elle se tient en l'air pendant plusieurs secondes «t fait encore, en l'air, des mouvements ondulatoires, pendant lesquels on peut examiner complètement la position des pieds sous la table. Pendant le soulèvement, la main droite du médium quitte souvent la table, ainsi que celle de son voiôin, et se tient en l'air au-dessus. Pendant rexpérience, le visage du médium se convulsé ; ses mains se contractent ; il gémit et semble souffrir, <^mme en général quand un phénomène va se produire.
Pour mieux observer le fait en question, nous avons éliminé peu à peu les personnes placées à la table, ayant reconnu que la chaîne formée par plusieurs personnes n'était point nécessaire, ni pour ce phénomène ni pour les autres, et enfin nous n'en avons laissé qu'une seule avec le médium, placée à sa gauche ; cette personne mettait le pied sur les deux pieds d'Eusapia et une main sur ses genoux, et tenait de l'autre main la main gauche du médium, dont la droite était sur la table, en vue de tous, ou bien le médium la tenait en l'air pendant le soulèvement (Planche III).
Gomme la table restait en l'air pendant plusieurs secondes, il fut possible d'obtenir plusieurs photographies du phénomène, chose qui n'avait pas encore été faite. Trois appareils photographiques agissaient ensemble eu différents points de la chambre, et la lumière était produite par une lampe de magnésium au moment opportun. On obtint en tout vingt et une photographies dont quelques-unes sont excellentes ; ainsi sur l'une d'entn» elles (la première dont on fit l'essai), on voit le professeur Richet qui tient une main, les genoux et un pied du médium, dont le professeur Lombraso tenait l'autre main, et la table soulevée horizontalement, ce que l'on voit
Planche. II — Lévitation de la table, à MUan, en 1892, d'après une photographie instantanée.
Médium : Eusapia.
Contrôleurs : les professeurs Lokbroso et Richet.
dans rintervalle compris entre réxtrémité de chaque pied et Textrémité de Fombre portée correspondante (Planche II).
Dans toutes les expériences qui précèdent, nous attachâmes principalement notre attention à bien surveiller la position des mains et des pieds du médium, et, sous ce rapport, nous croyons pouvoir les dire à l'abri de toute objection.
Toutefois, par scrupule de sincérité, nous ne pouvons passer sous silence un fait auquel nous n'avons commencé à prêter attention que le soir du 5 octobre, mais qui probablement a dû se produire aussi dans les expériences précédentes. Il consiste en ceci que les quatre pieds de la table ne pouvaient être considérés comme parfaitement isolés pendant le soulèvement, parce que Fun deux au moins était en contact avec le bord inférieur de la robe du médium.
Ce soir-là, on remarqua qu'un peu avant le soulèvement, la jupe d'Eusapia, du côté gauche, se gonflait jusqu'à venir toucher le pied voisin de la table.
L'un de nous ayant été chargé d'empêcher ce contact, la table ne put se soulever comme les autres fois, et ceci n'eut lieu que quand l'observateur laissa intentionnellement se produire le contact, qui est manifeste dans les photographies prises de cette expérience, et aussi dans celles oii le pied en question est visible en quelque façon à son extrémité inférieure. On remarqua qu'en même temps le médium avait la main appuyée sur la face supérieure de la table, et du même côté, de sorte que ce pied était sous l'influence du médium, tant dans la partie inférieure au moyen de la robe que dans la partie supérieure au moyen de la main.
sa
On ne vérifia point le degré de pression exercé en ce moment sur la table par la main du médium, et on ne put rechercher, vu la brièveté du soulèvement, quelle paxt d'influence put avoir le contact de la robe (qui paraît se faire latéralement) pour faire contrepoids à la table (1).
Pour éviter ce contact, on se proposa d'opérer le soulèvement pendant que le médium et seç coopérateurs resteraient debout ; mais ce fut sans succès (2). On essaya aussi de placer le médium à l'un des plus longs côtés de la table, mais le médium s'y opposa en disant que o'était impossible. Nous sommes donc forcés de déclarer . (jue nous n'avons pas réussi à obtenir un soulèvement
(1) Je dois pourtant remarquer, qu'à la toute i)reiiiière séance, lorsque la table s'était entièrement soulevée en l'air, les deux bras et les deux mains d'Ëusapia étaient étendus au-dessus de la table» sans la toucher, h une hauteur à peu près de 5 centi mètres, ses poings étaient convulsivement fermés et ses bAs se tordaient. J'ai bien remarqué cette particularité, et je l'ai immédiatement notée, car jamais encore je n'avais vu un soulèvement de table dans ces conditions. Particularité importante à observer dans les expériences futures.
D'un autre côté, à la séance du 1" octobre, lors de l'expérience avec la table, M. Richet tenait sa main entre les deux meiins d'Ëusapia, et il m'affirma que, lors du premier soulèvement, c'est à peine si la main d'en bas d'Ëusapia touchait à la table, et, lors du second soulèvement, elle ne la touchait pas
du tout.
A. Aksakof.
(2) Sur ma question, pourquoi le soulèvement de la table ne pourrait avoir lieu, si elle (Eusapia) se tenait debout, elle me répondit que pendant la production de ce phénomène les genoux et les pieds lui tremblent à tel point qu'elle ne saurait rester debout, « ce, dit-elle, dont vous pouvez vous assurer même pendant que je suis assise, en me tenant les genoux ». Mais je n'ai pas eu l'occasion de vérifier cela.
A. Aksakof.
complet de la table avec les quatre pieds absolument libres de tout contact, et il y a des raisons pour craindre qu'un inconvénient analogue n'ait existé dans les soulèvements de deux pieds qui ont lieu du côté du médium.
Maintenant, de quelle façon le contact d'une étoffe légère avec un pied de la table à son extrémité inférieure peut-il aider au soulèvement? C'est ce que nous ne saurions dire. L'hypothèse que la robe peut cacher un appui solide, habilement introduit, pour servir de soutien momentané au pied de la table, est peu acceptable.
En effet, pour soutenir la table tout entière sur ce seul pied au moyen de l'action que peut produire une seule main sur la face supérieure de la table, cela exige que la main exerce sur la table une pression très forte dont nous ne pouvons supposer Eusapia capable même pendant trois ou quatre secondes.
Nous nous en sommes convaincus en faisant nousmêmes l'épreuve avec la môme table (1).
(1) Je dois remarquer que le soulèvemeut de la table chez Eusapia est tout à fait sui generis, car j'ai vu ce phénomène bien des fois, chez bien des médiums, mais jamais dans ces conditions. J'ai fait à ce sujet une expérience parfaitement concluante. En 1876 j'avais invité Mrs Mary MarshaU (St-Glair) pour notre comité scientifique ; eUe obtenait très facUement le soulèvement complet de la table, en plein jour. Pour avoir ce phénomène, sous conditions
absolues, je fis faire un tablier en a. — Bouts des pieds du bois, pour en couvrir les genoux et médium,
les pieds du médium : c'était, pour «dnsi dire, une boite sans couvercle, renversée, à laquelle un côl5
Les seuls soulèvements de la table exempts de cette cause d'incertitude seraient ceux dans lesquels les deux pieds les plus éloignés du médium se soulèvent ; mais cette sorte très fréquente de soulèvement est trop facile à produire par une légère pression de la main du médium sur le côté où il est placé, et on ne peut leur accorder la moindre valeur probante. Il en est de même des cas de soulèvements latéraux, sur les deux pieds placés à droite ou à gauche du médium, qu'il peut aisément produire par la simple pression d'une seule main.
d) Variation de la pression exercée par tout le corps du médium assis dans une balance.
L'expérience présentait beaucoup d'intérêt, mais aussi beaucoup de difficulté, parce que l'on comprend que tout
^tait enlevé. Quand le médium était assis sur une chaise, celte boite, par le côté enlevé, était poussée sur le médium, de façon que la chaise, avec les genoux, les pieds, et toute la jupe étaient couverts par la boite. Seulement sur le devant U y avait, près du plancher, une ouverture de 2 pouces, pour que les bouts des souUers du médium puissent en ressortir, car alors même je considérai qu'un certain espace, pour l'action fluidique présumée, devait être laissé libre. En outre, sur les deux côtés de la boîte, h droite et h gauche, au niveau du plancher, reposant sur le parquet même, étaient assujetties deux planches, pour que les voisins du médium pussent y poser leurs pieds et de cette façon prévenir tout soulèvement de la boite par les pieds du médium. Dans ces conditions, nos yeux fixés sur les bouts des souliers du médium, nous obtînmes plusieurs fois le soulèvement complet de la table. Gomme témoins, je puis nommer les professeurs Boutleroff et Wagner.
Je dois encore ajouter qu'à une des séances auxquelles M. Richet avait assisté, le soulèvement complet de la table se produisit quand les deux pieds d'Eusapia, chacun h part, avaient été attachés par deux ficeUes, dont les bouts courts avaient été cachetés au plancher, tout près de chaque pied.
A. Aesaeof.
Dans cette expérience de la balance, quelques-uns d'entre nous remarquèrent que son succès dép^klait probablement du contact de la robe du médium avec le plancher, sur lequel était directement placée la balance.
Cela fut vérifié par un observateur spécialement préposé, le soir du 9 octobre. Le médium étant sur la balance, celui d'entre nous qui était chargé de surveiller ses pieds vit bientôt le bord inférieur de sa robe s'allonger jusqu'à peudre en bas de la plate-forme. Tant que Ton s'opposa à cette opération (qui certainement n'était pas produite par les pieds du médium), la lévitation n'eut pas lieu, mais dès qu'il fut permis au bas de la robe d'Eusapia de venir toucher le plancher, on vit se produire une lévitation répétée et évidente, qui fut indiquée par une superbe courbe sur le cadran enregistreur des variations de poids.
Une autre fois nous essayâmes d'obtenir la lévitation du médium, en le plaçant sur une large planche à dessin, et celle-ci sur la plate-forme. La planche empêcha le contact de la robe avec le plancher et l'expérience ne réussit pas.
Enfin, le soir du 12 octobre, on prépara une autre balance en forme de peson avec une plate-forme bien isolée du plancher et distante de celui-ci d'environ 30 centimètres. Comme on veillait soigneusement à empêcher tout contact fortuit entre la plate-forme et le plancher, même par le bord de la robe d'Eusapia, l'expérience manqua. Pourtant, dans ces conditions, nous crûmes obtenir quelques résultats le 18 octobre ; mais cette fois l'expérience ne fut pas concluante, car nous conservâmes le doute qu'une mantille, dont Eusapîa voulut envelopper sa tête et ses épaules, avait touché
F^^BPiP
EX P. DE 51ILAl\;. 181)2.
le sommet de la balance, pendant Fincessante a^ du médium.
Nous en concluons que pas une lévitation ne réussi, quand le médium était parfaitement is plancher.
Art. 2. — Mouvements méca?iiques avec contac rect du médium, dans des conditions à rend possible leur action mécanique.
a) Mouvement horizontal de la table, le médiun les mains sur une tablette placée sur trois billes < quatre roulettes.
Pour cette expérience, aussi concluante que d les pieds de la table furent munis de roulettes, l blette, longue de 42 centimètres, large de 32, fut sur trois billes de bois de 4 centimètres de diamèt cées sur la table. Le médium fut invité à poser les sur le milieu de la tablette ; ses manches furent n jusqu'au-dessus des coudes ; ses voisins mirent le sur les siens et appuyèrent leurs genoux con siens, formant ainsi avec leurs jambes touchai côté celles du médium deux angles dans l'ouvertu (juels se trouvaient isolés les deux pieds intéressé la table. Dans ces conditions, la table se mut pli fois en avant et en arrière, à droite et à gauche, p lement à elle-même, de 10 à 12 centimètres, en temps que la tablette, qui, bien qu'elle fût sur les paraissait former un seul tout avec la table.
Dans une seconde expérience du même gen billes qui, au début du phénomène, s'échappaicn lement de dessous la tablette, furent remplacé"
quatre roulettes mobiles, attachées par des pivots aux quatre angles de la tablette, ce qui donnait plus de stabilité à Fappareil, sans rendre les mouvements plus difficiles. Le résultat fut le même que dans le cas précédent.
h) Soulèvement latéral de la table avec trois billes ou quatre roulettes et une tablette interposées entre la table et les mains du médium.
Ce phénomène, déjà obtenu dans la première expérience, fut répété avec la tablette à roulettes dans les conditions ci-dessus détaillées, La table se souleva complètement du côté du médium et sous ses mains, en même temps que la tablette à billes ou à roulettes, à une hauteur de 10 ou 15 centimètres, sans nul déplacement de la tablette, et retomba avec elle.
Par cette expérience on obtint la preuve incontestable que les mouvements latéraux et verticaux de la table peuvent s'obtenir, indépendamment d'un effort quelconque des mains du médium. Dans ce cas, la sur- A' eillance ne s'est exercée que sur les mains du médium ; la table étant entourée de plusieurs personnes, il n'était pas facile de vérifier si, entre les pieds de la table et la robe du médium, il y avait quelque contact, qui dans d'autres expériences semblait être une condition indispensable du succès. La même observation s'applique à l'expérience rapportée im peu plus loin à l'article 3.
Pour enlever tout motif de doute à ce sujet, on avait préparé une garniture de carton qui, enveloppant le médium et sa chaise, en forme de cylindre vertical, le protégeait de tout contact extérieur depuis le plancher jus- ({u'à une hauteur de 60 centimètres environ. Mais le médium, a peine le vit-il, déclara que l'obligation de s'y
c) Mouvement du levier de la balance à bascule.
Cette expérience fut faite pour la première fois dans la séance du 21 septembre.
Après avoir constaté l'influence que le corps du médium exerçait sur la balance, pendant qu'il s'y tenait assis, il était intéressant de voir si cette expérience pouvait réussir à distance. Pour cela la balance fut placée derrière le dos du médium assis à la table, de telle sorte que la plate-forme fût à 10 centimètres de sa chaise.
On mit, en premier lieu, le bord de sa robe en contact avec la plate-forme : le levier commença à se mouvoir. Alors M. Brofferio se mit à terre et tint le bord avec la main : il constata qu'il n'était pas tout à fait droit, puis il reprit sa place.
Les mouvements continuant avec assez de force, M. Aksakof se mit à terre derrière le médium, isola complètement la plate-forme du bord de sa robe, replia celui-ci sous la chaise et s'assura avec la main que l'espace était bien libre entre la plate-forme et la chaise, ce '<{u'il nous fit connaître aussitôt. Pendant qu'il restait dans cette position, le levier continuait à se mouvoir et à battre contre la barre d'arrêt, ce que nous avons tous vu et entendu.
Une seconde fois la même expérience fut faite dans la séance du 26 septembre, devant le professeur Richet. Quand, après une certaine attente, le mouvement du levier se produisit à la vue de tous, battant contre l'arrêt, M. Richet quitta aussitôt sa place auprès du médium et s'assura, en passant la main en l'air et par terre, entre le médium et la plate-forme, que cet espace était libre de toute communication, de toute ficelle ou artifice.
Art. 4. — Coups et reproductions de sons dans la table.
Ces coups se sont toujours produits pendant nos séances, pour exprimer oui ou non; quelquefois ils étaient forts et nets, et semblaient résonner dans le bois de la table, mais, comme on Ta remarqué, la localisation du son n'est pas chose facile, et nous n'avons pu essayer sur ce point aucune expérience, à l'exception des coups rythmés ou des divers frottements que nous faisions sur la table, et qui send)laient se reproduire ensuite dans V intérieur de la table, mais faiblement.
PHÉNOMÈNES OBSERVÉS DANS l' OBSCURITÉ
Les phénomènes observés dans l'obscurité complète -se produisirent pendant que nous étions tous assis autour de la table, faisant la chaîne (au moins pendant les ppemières minutes). Les mains et les pieds du médium étaient tenus par ses deux voisins. Invariablement, les «hoses étant en cet état, ne tardèrent pas à se produire les faits les plus variés et les plus singuUers, que dans .la pleine lumière nous aurions en vain désirés. L'obscurité augmentait évidemment la facihté de ces manifestations, que Ton peut classer comme il suit :
1. Coups sur la table sensiblement plus forts que ceux qu'on entendait en pleine lumière sous ou dans la table. Fracas terrible, comme celui d'un grand coup de poing ou d'un fort soufflet donné sur la table.
2. Chocs et coups frappés contre les chaises des voisins du médium, parfois assez forts pour faire tourner la chaise avec la personne. Quelquefois, cette personne se soulevant, sa chaise était retirée,
3. Transport sur la table d'objets divers y tels que des chaises, des vêtements et d'autres choses, quelquefois « éloignés de plusieurs mètres » et pesant « plusieurs kilogrammes, »
4. Transport dans l'air d'objets divers, d^instïncment s de musique, par exemple; percussions et sons produits par ces objets.
5. Transport sur la table de la personne du médium, avec la chaise sur laquelle il était assis.
6. Apparition de points phosphoi^esceîits de très courte durée {une fraction de seconde) et de lueurs, notamment de disques lumineux, qui souvent se dédoublaient, d^une durée également très courte.
I. Bruit de deux mains qui frappaient en Vair Vune contre Vautre.
8. Souffles d'air sensibles, comme un léger vent /imité à un petit espace.
9. Attouchements produits par une main mystérieuse, soit sur les parties vêtues de notre corps, soit sur les parties nues (visage et mains); et dans ce der- 7ii€r cas on éprouve exactement cette sensation de contact et de chaleur que produit une main humaine. Parfois on perçoit réellement de ces attouchements, qui produisent un hncit correspondant.
10. Vision d'une ou de deux mains projetées sur un papier phosphorescent, ou sur une fenêtre faiblement éclairée.