II. Divers ouvrages effectués par ces mains : nœuds
faits et défaits, traces de craymi {selon toute apparence), laissées sur une feuille de papier ou autre part. Empreintes de ces mains sur une feuille de papier noircie, 12. Contact de nos mains avec une figure mystérieuse a qui n'est certainement pas celle du médium. »
Tous ceux qui nient la possibilité des phénomènes médianimiques essaient d'expliquer ces faits en supposant que le médium a la faculté (déclarée impossible par le professeur Richet) de voir dans l'obscurité complète où se faisaient les expériences, et que celui-ci, par un habile artifice, en s agitant de mille manières dans l'obscurité, finit par faire tenir la même main par ses deux voisins, en rendant l'autre libre pour produire les attouchements, etc. Ceux d'entre nous qui ont eu l'occasion d'avoir en garde les mains d'Eusapia sont obligés d'avouer que celle-ci ne se pré tait assurément pas à faciUter leur surveillance et à les rendre à tout instant sûrs de leur fait.
Au moment où allait se produire quelque phénomène important, elle commençait à s'agiter de tout son corpS, se tordant et essayant de délivrer ses mains, surtout la droite, comme d'un contact gênant. Pour rendre leur surveillance continue, ses voisins étaient obligés de suivre tous les mouvements de la main fugitive, opération pendant laquelle il n'était pas rare de perdre son contact pendant quelques instants, juste au moment où il était le plus désirable de s'en bien assurer. Il n'était pas toujours facile de savoir si l'on tenait la main droite ou la main gauche du médium.
Pour cette raison, beaucoup des manifestations très nombreuses, observées dans l'obscurité, ont été considé-
62 PRBMIBRB PARTIE
rées comme d'une valeur démonstrative insuffisante; (|uoiqu'en réalité probable ; aussi les passerons-nous sous silence, exposant seulement quelques cas sur les- (piels on ne peut avoir aucun doute, soit h cause de la certitude du contrôle exercé, soit par Vimpog^ibilité nmnifeste qu'ils lussent ToCTivre du médium.
A) Apports de différents objets, pendant que les main» dû médium étaient attachées à celles de ses voisins.
Pour nous assurer que nous n'étions pas victimes d'une illusion, nous attachâmes les mains du médium à celles de ses deux voisins, au moyen d'une simple ficelle de 3 millimètres de diamètre, de façon que les mouvements des quatre mains se contrôlassent réciproquement. La longueur de la corde entre les mains du médium était de 20 à 30 centimètres, et entre chacune des mains du médium et les mains de ses voisins, de 10 centimètres, espace ménagé afin que les deux mains des voisins pussent en outre tenir facilement celles du médium, pendant les mouvements convulsifs qui l'agitaient.
L'attache fut faite de la façon suivante : autour de chaque poignet du médium on fit trois tours de ficelle, sans laisser de jeu, serrés presque au point de lui faire mal, et ensuite on fit deux fois un nœud simple. Ceci fut fait pour que, si par quelque artifice la main avait pu se dégager de la ficelle, les trois tours se défissent aussitôt et que la main ne pût s'y replacer en reconstituant l'attache initiale.
Une sonnette fut placée sur une chaise, à droite du médium. On fit la chaîne, et les mains du médium furent en outre tenues conmie d'habitude, ainsi que ses
pieds. On fit l'obscurité, en exprimant le désir que la sonnette tintât immédiatement ; après quoi nous aurions, détaché le médium. Immédiatement, nous entendîmes la chaise se renverser, décrire une courbe sur le sol, s'approcher de la table et bientôt se placer sur celle-cil La sonnette tinta, puis fut projetée sur la table. Ayant fait brusquement la lumière, on constata que les nœuds étaient dans un ordre parfait. Il est clair que l'apport de la chaise n'a put être produit par Faction des mains du médium, pendant cette expérience qui ne dura en tout que 10 minutes (1).
B) Empreintes de doigts obtenues sur du papier en^ fumé.
Pour nous assurer que nous avions vraiment affaire à une main humaine, nous fixâmes sur la table, du côté opposé à celui du médium, une feuille de papier noirci avec du noir de fumée, en exprimant le désir que la main y laissât une empreinte, que la main du médium restât propre et que le noir de fumée fût transporté sur une de nos mains. Les mains du médium étaient tenues
(i) Gomme un exemple d'apport d'objet à distance, sous conditions absolument probantes, je puis mentionner ici le fait suivant : A la séance du 26 septembre, la première à laquelle assistait M. Richet, le médium avait évidemment h cœur de le convaincre de sa bonne foi : ainsi, pour une expérience dans l'obscurité, il ôta ses souliers et mit ses deux pieds sur les genoux de M. Richet et ses deu.v mains dans ses m,ains. Sous ces conditions, parmi autres choses (attouchement, mouvement de chaises, etc.), un tambourin qui était placé sur une chaise, — se trouvant derrière le médium, à une distance de près de 75 centimètres — fut enlevé en l'air, porté au-dessus des têtes des assistants, avec percussions dessus comme par une main ; appuyé légèrement sur la tête de M. Richet, et jeté sur la table.
A. Aksakof.
par celles de MM. Schiaparelli et Du Prel. On fit la chaîne et l'obscurité ; nous entendîmes alors une main frapper légèrement sur la table, et bientôt M. Du Prel annonça que sa main gauche, qu'il tenait sur la main droite de M. Finzi, avait senti des doigts qui la frottaient. Ayant fait la lumière, nous trouvâmes sur le papier plusieurs empreintes de doigts, et le dos de la main de M. Du Prel teint de noir de fumée, dont les mains du médium, examinées immédiatement, ne portaient aucune trace. Cette expérience fut répétée trois fois, en insistant pour avoir une empreinte complète : sur une seconde feuille, on obtint cinq doigts, et sur une troisième l'empreinte d'une main gauche presque entière. Après cela, le dos de la main de M. Du Prel était complètement noirci, et les mains du médium parfaitement nettes.
C) Apparition de mains sur un fond légèrement éclairé.
Nous plaçâmes sur la table un carton enduit d'une substance phosphorescente (sulfure de calcium) et nous en plaçâmes d'autres sur les chaises en différents points de la chambre. Dans ces conditions nous vîmes très bien le profil d'une main qui se posait sur le carton de la table ; et, sur le fond formé par les autres cartons, on vit l'ombre de la main passer et repasser autour de nous.
Le soir du 21 septembre l'un de nous vit à plusieurs reprises, non pas une, mais deux mains à la fois, se pr(>jeter sur la faible lumière d'une fenêtre, fermée seulement par des carreaux (au dehors il faisait nuit, mais ce n'était pas l'obscurité absolue). Ces mains s'agitaient rapidement, pas assez pourtant pour que nous n'en puissions distinguer nettement le profil. Elles étaient complètement opaques et se projetaient sur la fenêtre
en silhouettes absolument noires (1). Il ne fut pas possible aux observateurs de porter un jugement sur les bras auxquels ces mains étaient attachées, parce qu'une petite partie seulement de ces bras, voisine du poignet, s'interposait devant la faible clarté de la fenêtre, dans l'endroit où l'on pouvait l'observer.
Ces phénomènes d'apparition simultanée de deux mains sont très significatifs parce que l'on ne peut les expliquer par l'hypothèse d'une supercherie du médium, qui n'aurait pu en aucune façon en rendre libre plus d'une seule, grâce à la surveillance de ses voisins. La
(1) A la séance du 23 septembre, peiidant l'obscurité, M. SchiapareUi tenait la main gauche du médium, moi sa main droite dans ma main gauche. Dans cette même main je tenais une montre qui venait d'y être mise par la main mystérieuse ; bientôt cette main veut la reprendre : je ne la rends pas ; une lutte intéressante s'engage entre mes doigts, qui tiennent la montre, et les doigts de la main mystérieuse, petits et forts, dans lesquels U me semblait reconnaître (tant que cela était possible dans ces conditions) le double de la main du médium ; impression qui me sembla être complétée et confirmée par l'apparition de la main mystérieuse à la lumière, à la séance du 6 octobre ; pendant que cette lutte avait lieu, et elle fut recommencée h. deux reprises, j'interrogeai M. SchiaparelU plusieurs fois pour m'assurer qu'U avait bien dans ses mains la main du médium. Je fais ici mention de tout cela pour dire que pendant cette lutte, — comme pour cette fois c'était moi qui étais assis en face de la fenêtre, — je vis sur le fond faiblement éclsiiré de cette fenêtre, à deux reprises, s'abaissant de haut en bas vers la table, venant du côté du médium, quelque chose comme un bras, et ensuite quelque chose de grand et rond, comme une tète, et le médium, de son côté, cheique fois, me demandait : « Voyezvous ? » Mais, ce qui est curieux, c'est que ce quelque chose n'était pas noir et opaque (comme dans les observations de M. SchiaparelU), mais à demi transparent^ vaporeux, ou (dans la terminologie spiritique; fluidique, à couleurs indéfinies.
A. Aksakof*
même conclusion s'applique au battement des deux mains Tune contre l'autre, qui fut entendu plusieurs fois dans Tair, pendant le cours de nos expériences.
D) Enlèvement du médium sur la table.
Nous plaçons parmi les faits les plus importants et les plus significatifs cet enlèvement qui s'est effectué deux fois, le 23 septembre et le 3 octobre : le médium, qui itait assis à un bout de la table, faisant entendre de grands gémissements, fut soulevé avec sa chaise et placé ivcc sur la table, assis dans la mémo position, ayant oujours les mains tenues et accompagnées par ses voiûns.
Le soir du 28 septembre le médium, tandis que ses leux mains étaient tenues par MM. Richet et Lombroso, ;e plaignit de mains qui le saisissaient sous les bras, puis, ians un état de trance, il dit d'une voix changée qui ui est ordinaire dans cet état : « Maintenant j'apporte non médium sur la table. » Au bout de deux ou trois econdes, la chaise, avec le médium qui y était assis, ut, non pas jetée, mais soulevée avec précaution et dé- )osée sur la table, tandis que MM. Richet et Lombroso ont sûrs de n'avoir aidé en rien à cette ascension par eurs propres efforts. Après avoir parlé, toujours en état le transe, le médium annonça sa descente, et, M. Finzi 'étant substitué à M. Lombroso, le médium fut déposé i terre avec autant de sûreté et de précision, tandis que IM. Richet et Finzi accompagnaient, sans les aider en ien, les mouvements des mains et du corps, et s'interogeaient à chaque instant sur la position des mains.
En outre, pendant la descente, tous deux sentirent à dusieurs reprises une main qui les touchait légèrement
sur la tête. Le soir du 3 octobre, le même phénomène se renouvela dans des circonstances assez analogues, MM. du Prel et Finzi se tenant à côté du médium.
E) Attouchements.
Quelques-uns méritent d'être notés particulièrement, h cause d'une circonstance capable de fournir quelque notion intéressante sur leur origine possible ; et d'abord il faut noter les attouchements qui furent sentis par les personnes placées hors de la portée des mains du médium.
Ainsi, le soir du 6 octobre, M. Gerosa, qui se trouvait à la distance de trois places du médium (environ 1",20, le médium étant au petit côté et M. Gerosa à l'un des angles adjacents au petit côté ox)posé), ayant élevé la main pour qu'elle fût touchée, sentit plusieurs fois une main qui frappait la sienne pour l'abaisser, et, comme il persistait, il fut frappé avec une trompette, qui un peu auparavant avait rendu des sons en l'air.
En second lieu, il faut noter les attouchements qui constituent des opérations délicates, qu'on ne peut faire dans l'obscurité avec la précision que nous leur avons remarquée.
Deux fois (16 et 21 septembre) M. Schiaparelli eut ses lunettes enlevées et placées devant une autre personne sur la table. Ces lunettes sont fixées aux oreilles au moyen de deux ressorts, et il faut une certaine attention pour les enlever, même pour celui qui opèi'e en pleine lumière. Elles furent pourtant enlevées dans l'obscurité complète, avec tant de délicatesse et de promptitude que le dit expérimentateur ne s'en aperçut seulement qu'en ne sentant plus le contact habituel <lc
G8 PREMIÈRE TARTIE
ses lunettes sur son nez, sur les tempes et sur les oreilles, et il dut se tàter avec les mains pour s'assurer (qu'elles ne se trouvaient plus à leur place habituelle.
Des effets analogues résultèrent de beaucoup d'autres attouchements, exécutés avec une excessive délicatesse, par exemple, lorsqu'un des assistants se sentit caresser les cheveux et la barbe.
Dans toutes les innombrables manœuvres exécutées [)ar les mains mystérieuses, il n'y eut jamais à noter une maladresse ou un choc, ce qui est ordinairement inévitable pour qui opère dans l'obscurité.
Celle-ci était, dans la plupart des cas (sauf une ou tleux exceptions déjà mentionnées), aussi complète que possible, et on ne peut admettre que ni le médium, ni personne pût voir, même vaguement et confusément, le l)rofil des personnes assises autour de la table.
On peut ajouter, à cet égard, que des corps assez lourds et volumineux, comme des chaises et des vases l)leins d'argile, furent déposés sur la table, sans que jamais ces objets aient rencontré une des nombreuses mains appuyées sur cette table, ce qui était particulièrement difficile pour les chaises qui, par leurs dimensions, occupaient une grande partie de la table. Une chaise fut renversée en avant sur la table et placée dans sa longueur, sans faire de mal à personne, de telle sorte (pi'elle occupait presque toute la table.
F) Contacts avec une figure humaine.
L'un de nous ayant exprimé le désir d'être embrasïié, sentit devant sa propre bouche le bruit rapide d'un baiser, mais non pas accompagné d'un contact de lèvres ; cela se produisit deux fois (21 septembre et 1"' octobre).
EXP. DE MILAN. 1892. Oî)
En trois occasions différentes, il arriva à Fim des assistants de toucher une figure humaine ayant des cheveux et de la harbe ; le contact de la peau était absolument celui d'une figure d'homme vivant, les cheveux étaient beaucoup plus rudes et hérissés que ceux du médium , et la barbe, au contraire, paraissait très fine (l'"^, 5 et 6 octobre) (1).
G) Sons de trompette.
Le soir du 6 octobre, nous avions placé une trompette ' derrière le médium et derrière la tenture. Tout d'un coup nous Tentendîmes sonner plusieurs notes derrière nos tètes. Ceux qui étaient à côté du médium furent à même de s'assurer que le son n'arrivait certainement pas dans sa direction. La trompette se trouva transportée» sur la table, dans la partie opposée au médium.
H) Expériences de ZôUner sur la pénétration d'uu solide à travers mi autre solide.
On connaît les célèbres expériences par lesquelles l'astronome ZôUner a tenté de prouver expérimentalement l'existence d'une quatrième dimension de l'espace, laquelle, d'après sa manière de voir, aurait pu servir do base à une théorie acceptable de beaucoup de phénomènes médianimiques.
Quoique nous sachions bien que, selon une opinion très répandue, Zôllner a pu être victime d'une mystifica-
(i) La main de Tobservateur qui ne tenait pas ceUe d'Eusapia, fut prise par la main mystérieuse et levée en l'air» an-dessus de la table, où elle put toucher le visage en question. Ledit expérimentateur, M. Schiaparelli, me communiqua un détail intéressant sur la main qui tenait la sienne : pendant tout r«î temps il lui semblait que la main qui le tenait était dans un état de vibration continuelle,
A. Aksakof.
■ ' ' -f WW^ I ' M
lion fort habile, nous avons cru très important d'essayer nue partie de ses expériences avec l'aide de M""* Eusapia. Une seule d'entre elles qui aurait réussi, avec les précautions voulues, nous aurait récompensé avec usure de toutes nos peines et nous aurait donné une preuve évidente de la réalité des faits médianimiques, même aux yeux des contradicteurs les plus obstinés. Nous avons essayé successivement trois des expériences de ZôUner, savoir :
1" L'entre-croisement de deux anneaux solides (de lK)is ou de carton) auparavant séparés ;
2" La formation d'un nœud simple sur une corde sans fin ;
3" La pénétration d'un objet solide, de l'extérieur à l'intérieur d'une boite fermée, dont la clef était gardée en main sûre.
Aucune de ces tentatives n'a réussi. Il en fut de même d'une autre expérience qui aurait été non moins probante : celle du moulage de la main mystérieuse dans de la paraffine fondue.
Un seul fait qui, s'il était certain, pourrait être consitléré comme appartement à cette catégorie, se produisit dans la séance du 21 septembre, mais malheureusement sans que nous fussions iirévenus ; il manqua donc, pentlant la durée du phénomène, cette surveillance contiinielle qui est plus que nécessaire. L'un de nous ayant, au début de la séance, déposé son pardessus sur une chaise, liors de la portée du médium, on vit apporter, à la fin de la séance, sur un carton pliosphorescent placé sur la table, divers objets que le propriétaire du pardessus reconnaissait bientôt comme provenant d'une poche intérieure de ce vêtement : puis le médium commença à
KXI». DE MILAN. 1892. 71
se lamenter, se plaignant de quelque chose qu'on lui avait mis autour du cou et qui Tétranglait.
Quand la lumière reparut, nous ne trouvâmes plus le pardessus à sa place première, mais en reportant notre attention sur le médium, qui était comme égaré et de mauvaise humeur, nous nous aperçûmes qu'il avait sur le dos le pardessus en question, et les deux bras enfilés dans les deux manches. Pendant la séance, les mains et les pieds du médium restèrent toujours sous le contrôle des deux voisins, comme de coutume.
On comprend combien ici, plus que dans toute autre occasion, la confiance dans la production d'un phénomène aussi remarquable repose tout entière sur la sûreté et la continuité du contrôle des deux mains : or, comme le phénomène fut tout à fait inattendu, l'attention des voisins du médium n'avait pu se concentrer d'une manière continuelle sur la surveillance à exercer : ces deux expérimentateurs ont dû déclarer qu'ils ne croyaient pas avoir quitté la main qu'ils tenaient ; mais n'ayant pas (à cause de toutes les distractions causées par les phénomènes produits) tenu toujours leur attention fixée uniquement sur ce point, on doit admettre comme possible (mais non pas comme probable) qu'ils avaient momentanément laissé le médium libre sans s'en apercevoir (1).
(1) U faudrait encore admettre que les deux mains du médium aient été abandonnées par ses voisins en même temps, et que le médium, en ombre, ait abandonné sa chaise pour aller prendre le paletot, qui était mis sur une chaise éloignée. Tout ceci est déjà plus qu'improbable.
A. Aksakof.
SMIERE PARTIE
MENT OBSERVÉS DANS l'oBSCURITÉ, XMIÈRE, AVEC LE MÉDIUM EN VUE
ver à une entière conviction, à tiénomènes importants de l'obscurdre de vue le médium. Puisque 11 semble, assez favorable à leur t laisser l'obscurité aux phénolumière pour nous et le médium, it nous procédâmes dans la séance ption d'une chambre fut séparée une tenture, pour qu'elle restât médium fut placé assis sur une iire de la tenture, ayant le dos
les bras, les mains, le visage et îclairée de la chambre.
1 plaça une petite chaise avec mie être à peu près de la chaise du itre chaise plus éloignée, on plaça umide, parfaitement unie à la surairée nous funes cercle autour de devant le médium. Les mains de tenues par ses voisins, MM. Schia-
chambre était éclairée par une ^es, placée sur une autre table.
is que le médium était souinis à
ènes commencèrent. Alors à la ans verres rouges, nous vîmes la
pPWl"^^BpWî^?'««|JRpfJÏJ"'' ''Tî-TiqiV* \>T ,
EXP. DK MILAN. 1892.
tenture se gonfler atfs nous ; les voisins du i opposant leurs mains à la tenture, sentirent un tance ; la chaise de l'un d'eux fut tirée avec v puis cinq coups y furent frappés, ce qui signifi Ton demandait moins de lumière. Alors nous allu à la place de la bougie, la lanterne rouge, en la géant en outre en partie avec un écran ; mais, pei nous pûmes enlever cet écran après avoir placé terne sur notre table, devant le médium. Les h 'orifice de la tenture furent fixés aux angles de 1î et, à la demande du médium, rapprochés au de sa tête à l'aide d'épingles ; alors, sur la tète dium, quelque chose commença à apparaître à p! reprises. M. Aksakof se leva, mit la main dans la i la tenture au-dessus de la tète du médium, et a bientôt que des doigts le touchaient à plusieurs r puis sa main fut attirée à travers la tenture ; ^ sentit que quelque chose menait lui repousser la c'était la petite chaise ; il la tint, puis la chaise nouveau reprise et toml>a à terre. Tous les as mirent la main dans l'ouverture, et sentirent le des mains. Dans le fond noir de cette ouvertui dessus de la tète du médium, les lueurs bleuâtre tuelles apparurent plusieurs fois : M. Schiapar touché fortement à travers la tenture sur le do côté ; sa tête fut recouverte et attirée dans la obscure, tandis que, de la main gauche, il tena jours la droite du médium, et, de la main drc gauche de M. Finzi.
Dans cette position, il se sentit toucher par des nus et chauds, vit des lueurs décrivant des courb( l'air et éclairant un peu la main ou le corps d
dépendaient. Puis il reprit sa place, et alors une main commença à apparaître à l'ouverture sans être retirée aussi rapidement, et, par conséquent, fût perçue plus distinctement. Le médium n'ayant encore jamais vu cela, leva la tête pour regarder, et aussitôt la main lui loucha le visage. M. Du Prel, sans lâcher la main du médium, passa la tète dans Fom erture, au-dessus de la tôte du médium, et aussitôt il se sentit touché fortement en différentes parties et par plusieurs doigts» Entre les deux têtes la main se montra encore.
M. Du Prel reprit sa place, et M. Aksakof présenta un (trayon dans Touverture ; le crayon fut attiré par la main et ne tomba pas ; puis, un peu après, il fut lancé à travers la fente sur la table. Une fois, apparut un poing fermé sur la tête du médium ; puis après, la main ouverte se fit voir lentement, tenant les doigts écartés.
Il est impossible de compter le nombre de fois que cette main apparut et fut touchée par Tun de nous ; il suffit de dire qu'aucun doute n'était plus possible : c'était véritablement une main humaine et vivante que nous voyions et touchions, i>endant qu'en même temps le buste et les bras du médium restaient \isibles, et que SOS mains étaient tenues par ses deux voisins. A la fin (ie la séance, M. Du Prel passa le premier dans la partie obscure, et nous annonça une empreinte dans l'argile ; eu effet nous constatâmes que celle-ci était déformée par une profonde érafhire de cinq doigts appartenant à la main droite (ce qui expliqua ce fait, qu'un morceau «rargile avait été jeté sur la table, à travers l'orifice de la tenture, vers la fin de la séance), preuve permanente que nous n'avions pas été hallucinés.
Ces faits se répétèrent encore plusieurs fois, sous la
même forme ou sous une forme très peu les soirées des 9, 13, 15, 17 et 18 octo position de la main mystérieuse ne pe supposer qu'elle appartînt au médium ; plus de certitude, le soir du 15, nous j main gauche un ruban de caoutchouc séparément les doigts ; cela permettai moment, de distinguer celle des deux ma des deux voisins a^ait en garde.
Certaines de ces apparitions se produ soirées du 15 et du 18 (quoique avec un sous le contrôle rigoureux et solennellen eux, de MM. Richet et Schiaparelli ; to tèrent une attention toute spéciale à cel expériences où un contrôle sûr était, ce assez difficile à réaliser, parce que le sans cesse les mains, et, au lieu de les t en vue de tous, les tenait abaissées sur S(
GONGLUSIOxX
Ainsi donc, tous les phénomènes n nous avons observés dans l'obscurité presque complète (chaises attirées fort personne assise, attouchements de m empreintes de doigts, etc.), nous les avon sans perdre de vue le médium, môme p( En cela, la séance du 6 octobre fut pour tation évidente et absolue de la justesse c
- . niji^nifi»
i- 70 PREMIÈRE PARTIE
1 lions antérieures dans Tobscurité ; ce fut la preuve in-
contestable que, pour expliquer les phénomènes produits en complète obscurité, il n'est pas absolument nécessaireï de supposer une supercherie du médium, ni une illusion
' de notre part : ce fut pour nous la preuve que ces phéno-
mènes peuvent résulter d'une cause identique à celle qui les produit quand le médium est visible, avec une lumière suffisante pour contrôler la position et les mouvements.
En publiant ce court et incomplet compte rendu de nos expériences, nous avons aussi le devoir de dire que nos convictions sont les suivantes :
1** Que, dans les circonstances données, aucun des phénomènes obtenus à la lumière plus ou moins intense n'aurait pu être produit à l'aide d'un artifice quelconque ;
2" Que la même opinion peut être affirmée en grande partie pour les phénomènes en obscurité complète. Pour un certain nombre de ceux-ci, nous pouvons bien reconnaître, à Vextréjne rigueur^ la possibilité de les imiter au moyen de quelque adroit artifice du médium ; toutefois, d'après ce que nous avons dit, il est évident que cette hypothèse serait, non seulement improbable, mais encore inutile dans le cas actuel, puisque, même en l'admettant, l'ensemble des faits nettement prouvés ne s'en trouverait nullement atteint.
Nous reconnaissons d'ailleurs que, au point de vue de la science exacte, nos expériences laissent encore à désirer ; elles ont été entreprises sans que nous puissions savoir ce dont nous avions besoin, et les divers appareils que nous avons employés ont dû être préparés et improvisés par les soins de MM. Finzi, Gerosa et Ermacora.
mm^
Toutefois, ce que nous avons nos yeux pour prouver que ce dignes de l'attention des savant
Nous considérons comme not bliquement notre estime et no M. D. Ercole Ghiaïa, qui a pour années avec tant de zèle et de p meurs et des dénigi^ements, le culte médianimique de ce sujel lant sur lui l'attention des home en vue qu'un seul but : le trion pulaire.
Alexandre Aksakof, directeui
psychiques, h Leipzig ; conseille
pereur de Russie.
Giovanni Schiaparelli, directe
tronomique de Milan.
Garl Du Prel, docteur en ph Angelo Brofferio, professeur GiusBPPE Gerosa, professeur
royale supérieure d'agriculture G.-B. Ermagora, docteur en j
A une partie de nos séances o personnes, parmi lesquelles no
Charles Righet, professeur à de Paris, directeur de la Revue
Gesare Lombroso, professeur j de Turin (2feéances).