‹ L'extériorisation de la motricité (volume 2)Chapitre 55 sur 61 · II. — État actif · texte numérisé non relu

II. — État actif

... Tout d'abord (i) on observe un ralentissement des mouvements respiratoires qui deviennent en même temps

( 1) Le Dr Joire dit que l'état où ces phénomènes se produisent

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très profonds ; le pouls devient plus rapide et plus fort. Parfois, après quelques soupirs très profonds, on observe quelques bâillements et une sorte de hoquet qui est quelquefois remplacé par de simples contractions du pharynx ; ces phénomènes peuvent être suivis d'une sorte de rire spasmodique. Enfin le visage exprime l'extase, et la respiratiou redevient lente régulière, et profonde. On observe encore des changements de coloration du visage qui, alternativement, rougit ou devient d'une grande pâleur ; il présente souvent les traces d'une grande fatigue et se couvre de sueur ; puis par moment, il reprend l'expression d'une extase voluptueuse ; les yeux sont brillants, mouillés et largement ouverts, pendant que les lèvres sont animés d'un sourire caractéristique.

Pendant ces crises, il est intéressant de noter une hypéresthésie générale très prononcée, et surtout une sensibilité à la lumière considérable. Une lumière vive ou apparaissant brusquement produit des troubles profonds dans l'état du sujet, accélération de la respiration et palpitations, état de souffrance visible, tremblement des membres et parfois mouvements convulsifs.

et qu'U appelle état médianimique inducteur^ peut se déterminer soit spontanément, soit sous l'influence d'une magnétisation qui amène le sujet dans une phase qui succède à l'état somnanbulique et qui paraît correspondre à ce que j'appelle le 3* état dans mon livre sur rextériorisation de la sensibilité. — L'auteur ajoute que les sujets qui possèdent la propriété d'agir à distance sur les objets inanimés est assez rare ; il en a cependant rencontré plusieurs. La plupart sont des sujets du sexe féminin de 18 à 40 ans, chez lesquels on observe des traces d'hystérie. « C'est, le plus souvent, l'hystérie à forme erotique à laquelle on a affaire dans ce cas, et, toujours, on peut remarquer la prépondérance plus ou moins grande des fonctions de la moelle épinière sur celles du cerveau, c'est-à-dire de la sphère des centres nerveux d'automatisme sur la sphère des centres nerveux de volonté et de conscience. » — A. R.

La crise étant ainsi caractérisée par ces symptômes généraux habituels, on peut observer pendant ce temps les phénomènes les plus intéressants...

La caractéristique de l'état médianimique actif est, pour le sujet, d'exercer une influence sur les êtres qui l'entourent, et cela non seulement sur les êtres animés, mais encore sur les êtres inanimés, les objets matériels.

Nous nous bornerons à une simple énumération des principaux phénomènes que peut produire cette influence et qui peuvent être infiniment variés dans leurs combinaisons.

1° Sur les êtres animés, les personnes qui l'entourent, le sujet peut faire sentir son impulsion, ou, si l'on veut, l'impression du fluide qu'il émet, sous forme de mouvements d'attraction ou de répulsion, ou encore de sensation de contact à distance.

2° Sur les objets inanimés qui l'entourent, le sujet peut faire manifester l'influence de ses impulsions, à distance plus ou moins considérable, sous forme de mouvements d'attraction ou de répulsion, ou encore de soulèvement des objets.

11 faut remarquer que ces derniers phénomènes en particulier s'accompagnent d'un état de raideur ou de forte tension des membres du sujet, de contractions presque convulsives des muscles qui déterminent parfois une trépidation de tout le corps. Quoique agissant à distance de l'objet, le sujet étend les membres vers cet objet, place son corps dans la position la plus favorable au développement de toutes les puissances de son organisation, et enfin dépense en réalité une somme de forces beaucoup plus considérable que celle qu'exige l'effet produit d'une manière normale.

3* Le sujet peut encore agir sur les personnes qui l'entourent et qui sont en contact avec lui en provoquant chez celles-ci des suggestions mentales qui peuvent, dans certains cas, provoquer de véritables hallucinations. La cause de ces hallucinations étant unique et «exerçant sur plusieurs

SECONDE t>ARTlB

personnes, les hallucinations sont souvent collectives et plus t)u moins intenses suivant la disposition particulière des personnes qui en sont Tobjet.

Ces différents phénomènes peuvent être plus ou moins accentués, et, en se combinant entr'eux de différentes manières, donner lieu à des phénomènes beaucoup plus complexes.

Après la crise, l'état du sujet change complètement ; Texcitation est remplacée par un épuisement considérable du système nerveux ; le visage prend une expression de souffrance et de fatigue ; le sujet se montre d'une apathie complète, mais il a conservé la sensibilité à la lumière et au toucher ; souvent un sommeil plus ou moins long précède son retour à Tétat normal. En général, le sujet a perdu tout souvenir de ce qui s'est passé pendant la crise...

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