‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 31 sur 108 · EXP. DE CARQUEIRA.NNE · texte numérisé non relu

EXP. DE CARQUEIRA.NNE

Des photographies noinI>reuscs (au magnésium) out été prises, qui moutreut la manière dont la table (il ne s'agit plus de la grosse table, mais d'une table plus légère, de 7 kil.) est soulevée {Planche F) (1). Il n'y a évidemment ni crochet, ni corde, ni appareil. La seule hypothèse, je ne dis pas vraisemblable mais discutable, c'est qu'Eusapia met un de ses pieds (le pied droit) sous le pied gauche de la table, et. faisant contrepression avec la main, obtient ainsi un soulèvement. Mais, dans nombre de photographies, cette hypothèse ne peut être a«huise ; par exemple, lorsque la table est soulevée quand Eusapia se tient par le côté large, ou encore lorsque on applique la main sur les deux genoux qu'on maintient immobiles, ou encore lorsque Eusapia est debout. En tout cas avec la grande table de 22 kil. cela est impossible, et c'est ce qui me fait considérer comme ayant une valeur prépondérante l'expérience faite avec cette lourde table.

Ce ne sont là que les principales expériences; celles qui sont le plus communes ; il en est quantité d'autres,

(il Outre ces photographies de lévitation de table dans l'obscurité obtenues à l'aide de l'éclair de magnésium, M. le D'' Ségard a Lien voulu me communiquer celle d'une lévitation de table obtenue en plein jour, entre 4 et 5 heures du soir, sur la terrasse de la ville de l'île Roubaud.

Toutes ces photographies confirment celles dont j'ai déjà donné la reproduction ; dans toutes, on voit les mains et les pieds d'Eusapia, soit tenus par les contrôleurs, soit dans une position qui ne permet pas d'agir sur la table ; mais dans presque toutes aussi, on peut constater qu'il y a un pied de la table en contact avec le bas de la robe d'Eusapia.

Los deux photographies de la planche Y, obtenues îi quelques secondes d'intervalles, mettent en évidence la mobilité des attitudes d'Eusapia en transe.

presque absolument inexplicables par l'hypothèse de la prestidigitation. Par exemple, en présence de M. et de M""" Sidgwick, en demi-lumière, les deux mains d'Eusapia étant bien tenues et vues sur la table ; la tête et la bouche étant tenues par un des assistants ; les deux pieds tenus par un autre assistant qui était par terre ; à diverses reprises, nous avons entendu frapper des notes sur un piano voisin. Ou bien encore, un objet volumineux (un melon) pesant 7 kil. 200, placé sur une chaise derrière Eusapia, se trouve doucement apporté sur la table et, sur cette même table, soulevé à plusieurs reprises, pendant que les deux mains sont tenues par la même personne. — Ou encore, en demi-lumière, alors que les pieds sont dans l'appareil électrique qui fonctionne très régulièrement, les deux mains étant vues de tout le monde et levées en l'air en même temps qu'elles sont tenues, un harmonium placé à terre joue non pas des airs, mais des notes séparées, et nous entendons comme la pression des doigts sur les touches. — Ou encore, un appareil électrique étant adapté à une balance romaine, de manière à donner une assez vive lumière dès que la balance est remuée (poids de plus de 8 kil. nécessaire pour faire mouvoir la balance), nous obtenons le mouvement de la bascule sans rien voir d'anormal ; les pieds et les mains étant d'ailleurs tenus comme d'habitude. Ou encore — et c'est peut-être le phénomène le plus surprenant, au milieu de toutes ces choses étranges — à travers les vêtements une marque de crayon est faite sur la chemise de l'un de nous, et, ce qui est plus surprenant encore, sur une page blanche, notre doigt, parfaitement propre, traçant cinq fois de suite, en pleine lumière des marques de crayon.

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