‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 51 sur 108 · EXPÉRIENCES DE 1897 A NAPLES, A PARIS, A MOXTFORT ET A RORDEAUX · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE 1897 A NAPLES, A PARIS, A MOXTFORT ET A RORDEAUX

I. — Expériences d'avril 1897 à Naples par MM. Ernest Mayeret Léon Boulloche.

Comjite-) e)idu de M. Meyer

Mon cher colonel,

Sur votre recommandation Eusapia Paladino nous oî- Iritrtonous donner une séance dans un lieu quelconque, choisi par nous. Elle acceptait notre hôtel -ou tout autre endroit. Eprouvant quelque difficulté à trouver ce lieu de réunion, nous l'avons priée de nous mener chez une de ses amies, nous réservant de faire une vérification sérieuse du local.

Nous nous sommes donc réunis, le 12 avril 1897, à 9 heures 1 4 du soir: Eusapia, Roulloche et moi. La propriétaire de la chambre assistait à la séance. Avant de commencer, nous avons visité minutieusement toutl'appartement,regardé sous les meubles, ouvert les armoires

etc. Puis nous avons fermé à clef la pièce où nous nous trouvions.

La table qui nous a servi était une table de cuisine rectangulaire, achetée clans la journée. Eusapia se trouvait à l'un des bouts, tournant le dos à la fenêtre. Nous avions mis les volets en bois, et les rideaux étaient fermés, formant ainsi, grâce à l'enfoncement delà fenêtre, une sorte de cabinet. Les rideaux n'allaient pas jusqu'à terre : ils se terminaient à environ 15 centimètres du sol. A la gauche d'Eusapia était Boulloche, j'étais à sa droite En face d'elle la propriétaire do la chambre.

Nous avons mis chacun un pied sur les pieds d'Eusapia et lui avons solidement tenu les mains. Nous sommes certains qu'elle n'a pas pu se dégager. Là, pendant la séance, elle a eu des mouvements convulsifs, nous avons constamment suivi ses mains, et avons vérifié que Boulloche tenait bien sa main gauche, et moi sa main droite.

Nous avons immobilisé de la même façon notre autre voisine, qui d'ailleurs n'a tenté aucun mouvement.

1) La lampe à 'pétrole éclaire la pièce: lumière douce et nette, ne nous cachant aucun objet.

Nous faisons la chaîne. Les mains d'Eusapia reposent sur la table sans se toucher. Immédiatement des coups dans la table, qui se soulève d'abord sur deux pieds, puis sur les quatre pieds à 10 centimètres du sol. Aucun des pieds ne touche le sol. La table retombe de suite, et nous entraîne A'ers le milieu de la pièce.

Là elle se soulève encore des quatre pieds, et retombe lourdement.

Pendant la durée de ce [)hénomène nous observions les mains et les pieds du médium. Ses mains repo-

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