‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 61 sur 108 · MOULAGES D'KMPREINTES PRODUITES A DISTANCE · texte numérisé non relu

MOULAGES D'KMPREINTES PRODUITES A DISTANCE

l'AR EUSAI'IA, CHEZ I.E CHEVALIKR ChIAÏA, A DIVERSES ÉPOt^UES

LES SKAiNCES DE MONTFÛRT. JUILLET 1897 401

toute autre ré;j;ion du eorps, et quant à moi, je trouve que c'est l'hypothèse qui jusqu'à présent rend le mieux compte de ces lévitations dans leur mécanisme et leur pliysionomie ordinaire (p. 18). »

Cette théorie doit être vraie, car elle a été donnée par différentes personnes qui ne se connaissaient i)as et qui sont loin de penser de même sur d'autres points. Elle explique la sensation éprouvée par le D' B. chez la comtesse de Ganay et est du reste comfirmée, non seulement par les empreintes de doigts produites à distance dont nous avons parlé mais par des empreintes de mains sortant de la tête.

On a déjà vu (p. 497) celle qui a été obtenue par le D"^ Visaui-Scozzi. On retrouva également la main greffée sur la tête dans la figure 6 de la planche XL Je rappelle à ce propos que la tète d'Eusapia présente les traces d'une ancienne blessure par où s'échappent même à l'état de veille, des effluves que Ton ressent comme un souffle froid (1).

Les diverses figures de cette planche m'ont été communiquées par le regretté chevalier Ghiaïa qui les a obtenues à diverses époques à Naples et qui a bien voulu joindre à cet envoi les Gxphcalions suirantes.

« J'ai obtenu ces moulages dans l'argile des sculpteurs en en mettant une couche d'environ 8 centimètres de hauteur pour une largeur de 30 à 40 centimètres, dans un grand plateau dont le poids total se trouvait ainsi porté à 25 et à 30 kilos.

(1 Cette coexistence d'une tète et d'une main sur la morne empreinte peut tenir à une autre cause ainsi qu'on le verra plus loin (p. 406) dans la lettre que m'a adressée le D"" Ochorowics.

402 PREMIÈRE PAJITIE

« Je VOUS fais remarquer le poids pour vous faire comprendre l'impossibilité qu'il y a de soulever et de transporter avec une seule main (en admettant qu'Eusapia puisse, à notre insu, libérer une de ses mains, comme le prétendent nos adversaires) un plateau aussi lourd. Presque dans tous les cas, en effet, ce plateau, placé sur une chaise à ii?i mètre derrière le médium, a été transporté et posé tout doucement sur la table autour de laquelle nous étions assis. Le transport se faisait avec une telle délicatesse que les personnes qui faisaient la chaîne et tenaient fortement les mains d'Eusapia n'entendaient pas le moindre bruit, ne percevaient pas le moindre frôlement. Comme nous opérions dans Tobscurité, nous n'étions prévenus de l'arrivée du plaeau sur la table que par sept coups que, suivant notre convention, .fohn frappait dans le mur pour nous dire que nous pouvions donner de la lumière. Je le faisais immédiatement, en tournant le robinet de la lampe à gaz, placée au-dessus de la table^ que nous n'éteignions jamais complètement. Nous trouvions alors le plateau sur la table et, sur l'argile, l'empreinte que nous supposons devoir être faite avant transport, derrière Eusapia, dans le cabinet où John se matérialise et se manifeste ordinairement.

(I Lorsque le phénomène allait se produire, Eusapia commençait à se lamenter et même à crier, en disant qu'elle sentait une forte douleur comme si on lui arra • chait les entrailles.

« Vous pouvez remarquer que les têtes, bien qu'obtenues en diverses séances, se ressemblent presque toutes; il n'en est qu'une, celle du milieu de la rangée supérieure, qui donne une empreinte de face avec le type

Pl. XII, p. 4o3

MONTFORT, iSgj

Fig. I. — PHOTOGRAPHIE D'EUSAPIA en 1897

Fig. 2. — MOULAGE DANS L'EMPREINTE DE LA FIGURE D'EUSAPJA

OBTENUE EN iSgy, A MoNTFORT

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