‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 62 sur 108 · LES SÉANCES UE MOATFORT. JUILLET · texte numérisé non relu

LES SÉANCES UE MOATFORT. JUILLET

d'une femme. Ayant demandé à John pourquoi cette tête différait des autres qui, selon lui, était sa figure pendant les derniers temps de sa vie, il nous dit que cette empreinte n'était pas celle de sa figure, mais bien celle de la mère d'Eusapia, morte depuis longtemps. En effet, elle présente quelque ressemblance avec la figure du médium (1).

« Après avoir obtenu les empreintes dans l'argile, j'en tirai le moulage en plâtre. La première fois, je n'étais pas très expert dans cette besogne ; j'ai mis, sans m'en apercevoir, le doigt dans le plateau et justement sur le menton ; c'est ce qui explique la déformation de cette partie du visage dans la figure 1 de la planche. Depuis, je me suis fait aider dans cette opération par un des meilleurs sculpteurs de notre ville, M. Giuseppe Ronda qui, ayant constaté l'impossibilité du truc dans un phénomène si merveilleux, est devenu spirite convaincu. Selon lui et selon d'autres artistes connus, il serait impossible de faire, en dix ou quinze minutes, un pareil ouvrage, qui demanderait un temps fort long et une grande habileté pour être ainsi modelé, — surtout dans l'obscurité !

a On remarquera spécialement le numéro 6 qui présente une main sur la tète, et le numéro 7, dont le creux original donne l'empreinte laissée par la dernière phalange et l'ongle de l'index et du médius, en arrière du pouce replié au-dessus d'eux.

« Le numéro 4 et le numéro li sont aussi intéressants parce que, dans le- premier, on voit distinctement l'ieil ouvert et dans l'autre la langue, ce qui serait impossible à obtenir avec une personne vivante.

(1; Et avec l'empreinte de la planche XII.

'< Je crois nécessaire, pour donner plus d'autorité à mes affirmations, de vous donner les noms de quelques personnes respectables à tous égards qui ont pris part à ces séances : M. Thominaso de Amicis, professeur à l'Université de Naples ; M. Fédérico Verdiinois, écrivain publiciste très connu ; le D'' Michel Cai-uano ; les ingénieurs Giuseppe Palazzi et Fabrizio Agri ; le duc de Voja, ex-maire de notre ville ; M. Otéro Acévédo, de Madrid, le prince de Méliterno, sénateur; le prince de Télesio ;. le comte Alberto Amman de Milan, etc.

« Les expériences ont été faites dans une petite chambre avec alcôve, de 3" de longueur sur 2'" de largeur, avec une seule porte dans '.'alcùve ; il n'y avait qu'une table avec un petit canapé et des chaises. Inutile de vous dire que nous prenions toutes les précautions nécessaires pour être surs que le médium ne pouvait ni dégager ses mains pour prendre le plat d'argile, ni porter sa tête sur ce plat qui était toujours déposé au moins à un mètre d'elle. Enfin, avant chaque séance, Eusapia était minutieusement visitée par M""" Chiaia qui ne lui permettait pas de remettre ses robes et ses jupons, mais lui en faisait mettre d'autres qu'elle lui fournissait. Dans ces conditions, l'hypothèse d\in masque apporté par le médium, dissimulé et appliqué sur l'argile, on ne sait comment, tombe d'elle-même ».

La figure 1 de la planche X, qui représente le moulage obtenu dans l'empreinte produite par Eusapia le 27 juillet ne donne pas une idée assez nette de la trace d'une sorte de coulée fluidique qui, partant du bord supérieur du moulage s'arrête sur le bas du front, il est à supposer que c'est la trace du lien qui reliait le mé-

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Rome,

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