RAPPORT DB LA SOCIÉTÉ DIAL. DB LONDRES
Les mains de toutes les personnes présentes furent ensuite placées sur les dossiers des chaises, h un pied environ delà table qui fut mise en mouvenienl cinq fois, avec un déplacement variant entre cinq et six pouces.
Enfin, toutes les chaises furent écartées de la table ù la distance de douze pouces, et chaque personne s'agenouilla sur sa chaise comme précédemment, mais cette fois en tenant les mains derrière le dos, et, par suite, le corps placé à peu près à dix-huit pouces de la table, le dossier de la chaise se trouvant ainsi entre l'expérimentateur et la table. Celle-ci se déplaça quatre fois dans des directions variées.
Pendant cette expérience décisive, et en moins d'une demi-heure, la table se mîit ainsi treize fois, sans contact ou possibilité de contact avec une personne présente, les mouvements ayant lieu dans des directions différentes et quelques-uns de ceux-ci répondant à la demande de divers membres de votre Comité.
La table a été examinée avec soin, tournée sens dessus dessous, et scrutée pièce par pièce, mais on n'a rien découvert qui 'put rendre compte des phénomènes. L'expérimentation a été faite partout en pleine lumière du gaz placé audessus de la table.
En résumé, votre Sous-Comité a été pins de cinquante fois témoin de semblables mouvements sans contact, en huit soirées différentes, dans des maisons de membres de votre Sous-Comité, et chaque fois les épreuves les plus rigoureuses ont été mises en œuvre.
Dans toutes ces expériences, l'hypothèse d'un moyen mécanique ou autre a été complètement écartée par le fait que les mouvements ont eu lieu dans plusieurs directions, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, mouvements qui auraient exigé la coopération d'un grand nombre de mains et de pieds et qui, en raison du volume considérable et de la pesanteur des tables, n'auraient pu se produire sans l'emploi visible d'un effort musculaire.
Chaque main et chaque pied étaient parfaitement eu vue, et aucun d'eux n'aurait pu bouger, sans qu'on s'en aperçut immédiatement.
L'illusion a été mise hors de question. Les mouvements ont eu lieu en différentes directions, et devant toutes les personnes présentes. C'est là une affaire de mesurage et non d'opinion ou d'imagination.
Ces mouvements se sont reproduits tant de foi , dans des conditions si nombreuses et si diverses, avec tant de garanties contre l'erreur ou la supercherie et avec des résultats si invariables, que les membres de votre Sous-Comité, qui avaient tenté ces expériences après avoir été, pour la plupart, entièrement sceptiques au début de leur investigation, ont été convaincus qu'il eœiste une force capable de mouvoir des corps pesants sans contact matériel, force qui dépend, d'une manière inconnue, de la présence d'ctres Inimains.
Votre Sous-Çomité n'a pu collectivement obtenir aucune certitude relativement à la nature et à la source de cette force, mais il a simplement acquis la preure du fait de son existence. Il pense qu'il n'y a aucun fondement à la croyance populaire qui prétend que la présence de personnes sceptiques contrarie la production ou l'action de celle force.
En résumé, votre Sous-Comité exprime unanimement l'opinion que l'existence d'un fait physique important se trouve ainsi démontrée, à savoir : que des mouvements peuvent se produire dans des corps solides, sans contact matériel, par une force inconnue jusqu'à présent, agissant à une distance, indéterminée de l'organisme humain, et tout ù fait indépendante de l'action musculaire, force qui doit être soumise à un examen scientifique plus approfondi, dans le but de découvrir sa véritable source, sa nature, sa puissance.
RAPPORT I»K LA SOClÉriî 1)1 At.. DE LONDRES. 18G0 463