‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 90 sur 108 · C) MOUVEMENTS DE DIVERS PETITS OBJETS SANS LE CONTACT DE PERSONNE · texte numérisé non relu

C) MOUVEMENTS DE DIVERS PETITS OBJETS SANS LE CONTACT DE PERSONNE

Je ne puis guère indiquer ici que {[uelqucs-uns des faits les plus saillants, qui tous, qu'on veuille bien s'en souvenir, ont eu lieu dans des conditions telles que toute supercherie était rendue impossible.

Attribuer ces résultats à la fraude est absurde, car je rappellerai encore à mes lecteurs que ce que je rapporte ici ne s'est pas accompli dans la maison d'un médium, mais dans ma propre maison, où il a été tout à fait impossible de rien préparer à l'avance. Un médium circulant dans la salle à manger ne pouvait pas, quand j'étais assis dans une autre partie de la chambre avec plusieurs personnes qui l'observaient attentivement, faire jouer par fraude un accordéon que je tenais dans ma propre main, les touches en bas, ou faire flotter le même accordéon ça et là dans la chambre, jouant pendant tout le temps. Il ne pouvait pas apporter avec lui un appareil pour cujiter les rideaux des fenêtres ou élever des jalousies vénitiennes jusqu'à huit pieds de hauteur ; faire un nceud à un mouchoir et le mettre dans un coin éloigné de la chambre ; faire résonner des notes à distance sur un piano : faire voler un porte-cartes par l'appartement; soulever une carafe et un verre à pied au-dessus de la table ; faire dresser sur un de ses bouts un collier de corail ; faire mouvoir un éventail et éventer la campagnie, ou bien mettre en mourement un pendule enfcrmr dans une vitrine solidement scellée au mur.

M. Crookes a décrit ailleurs (i) en détail, une expérience du même genre faite avec M. Home, le soir, dans sa propre salle à manger éclairée au gaz, devant lui, son

(l) Recherches, pp. 15 et suiv.

aide de chimie, un docteur en droit bien connu à Londres et un éminent physicien membre de la Société Royale. On y trouve une tentative d'étude sur les actions réciproques qui peuvent s'exercer entre la force psychique et les courants électriques.

Deux cercles de bois, l'un de 0™oo, l'autre de O^ôO de diamètre, furent réunis ensemble par douze lattes étroites, ayant cliacune O'"o5 de longueur, de manière à former la charpente d'une espèce de tambour ouvert en haut et en bas. Tout autour cinquante mètres de fil de cuivre isolés et pouvant communiquer avec une pile placée dans une autre pièce, furent enroulés en vingtquatre tours, chacun de ces tours se trouvant à environ deux centimètres de son voisin. Ces fils de cuivre horizontaux furent alors solidement reliés ensemble avec de la ficelle, de manière à former des mailles de 4 à 5 centimètres de large sur 2 centimètres de haut. La hauteur de cette cage (fig. 9) était telle qu'elle pouvait glisser sous la table de la salle à manger, mais elle en était trop près par le haut pour permettre à un bras de s'y introduire dans l'intérieur, ou à un pied de s'y glisser par-dessous.

M. Home prit, avec le bout des doigts, par le fond opposé aux touches, un accordéon que M. Crookes avait acheté dans la journée et que lui, Home, n'avait jamais vu, ni touché avant ce moment-là. Il l'introduisit dans la cage que l'on repoussa ensuite sous la table de telle manière que la main qui tenait l'instrument fut pressée entre le bord inférieur de la table et le bord supérieur de la cage; son autre main fut posée sur la table.

Au bout de très peu de temps, les spectateurs virent

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