‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 91 sur 108 · EXPERIENCES 1)B CROOKES · texte numérisé non relu

EXPERIENCES 1)B CROOKES

raccordcoii.dontla clef de basse avait été préalablement ouverte, se balancer de lui-même, faire entendre d'abord des sons isolés, puis jouer des airs. M. Home abandonna alors 1 instrument et plaça la main qui le tenait sur celle d'un spectateur; l'accordéon flotta tout seul dans la cage et continua à jouer.

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Home ayant repris l'instrument, de la manière qui a été indiquée plus haut, c'est-à-dire par le bout opposé aux touches, et le soutenant ainsi dans la cage, on fit passer un courant électrique dans les fils ; aussitôt l'accordéon résonna et s'at'ita d'un côté et de l'autre avec

vigueur, mais il n'a pas été possible de savoir nettement si ce courant était venu en aide à la force qui se manifestait à l'intérieur.

cl) Enlèvement de corps humains

Ces faits se sont produits quatre fois en ma présence dans l'obscurité. Le contrôle sous lequel ils eurent lieu fut tout à fait satisfaisant, autant du moins qu'on en peut juger; mais la démonstration par les yeux d'un pareil fait est si nécessaire pour détruire nos idées préconçues sur ce qui est naturellement possible et sur ce qui ne l'est pas que je ne mentionnerai ici que les cas où les déductions de la raison furent confirmées par le sens de la vue.

En une occasion, je vis une chaise sur laquelle une dame était assise, s'élever à plusieurs pouces du sol. Une autre fois, pour écarter tout soupçon que cet enlèvement était produit par elle, cette dame s'agenouilla sur sa chaise, de telle façon que les quatre pieds en étaient visibles pour nous, alors elle s'éleva à environ trois pouces, demeura suspendue pendant dix secondes à peu près et ensuite descendit lentement. Une autre fois encore, deux enfants, en deux occasions différentes, s'élevèrent du sol avec leurs chaises, en plein jour et dans les conditions les plus satisfaisantes pour moi, car j'étais à genoux et je ne perdais jjas de vue les pieds de la chaise, remarquant bien que personne ne pouvait y toucher.

Les cas d'enlèvements les plus frappants dont j'ai été témoin ont eu lieu avec M. Home. En trois circonstances différentes, je l'ai vu s'élever complètement au-dessus du plancher de la chambre. La première fois, il était assis sur une chaise longue ; la seconde, il était à genoux sur sa chaise, et la troisième, il était debout. A chaque occasion, j'eus

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'toute la latitude possible trobscrver lo fait au moment où il se produisait.

Il y a au moins cent cas bien constatés de l'enlèvement de M. Home cjui se sont produits en présence de beaucoup de personnes ditlVrentes ; et j'ai entendu de la bouciie mi'-me de trois témoins, le comte de Dunraven, lord Lindsay et le capitaine C. Wynne, le récit des faits de ce genre les plus frappants, accompagné des moindres détails de ce qui se passa. Rejeter l'évidence de ces manifestations équivaut à rejeter tout témoignage humain, quel qu'il soit, car il n'est pas de fait, dans l'histoire sacrée ou dans l'histoire profane, qui s'appuie sur des preuves plus imposantes.

L'accumulation des témoignages qui établissent les enlèvements de M. Home est énorme. Il serait bien à souhaiter (|ue quelqu'un dont le témoignage soit reconnu comme concluant par le monde scientifique (si toutefois il existe une personne dont le témoignage en faveur de pareils phénomènes puisse être admis) voulût sérieusement et patiemment étudier ce genre de faits. Beaucoup de témoins oculaires de ces enlèvements vivent encore et ne refuseraient certainement pas d'en donner le témoignage.

Voici comment Dunglas Home décrit lui-même ses impressions (1).

Durant ces élévations ou lévitations, je n'éprouve rien de particulier en moi, excepté cette sensation ordinaire dont je renvoie la cause à une grande abondance d'électricité dans mes pieds; je ne sens aucune main me supporter, et, depuis ma première ascension citée plus h.iut (2j, je n'ai plus

(1) Révélations sur ma vie surnaturelle. Paris, 1864, p. 52-

(2) Elle eut lieu en Arni'TJqiic, pays de D. Home, dans l'obscurité, îi la fin de la soirée du 8 août 1852 (Home avait alors

éprouvé de craintes, quoique, si je fusse tombé de certains ■ plafonds où j'avais été élevé, je n'eusse pu éviter des blessures sérieuses.

Je suis en général soulevé perpendiculairement, mes bras raides et relevés par-dessus ma tète, comme s'ils voulaient saisir l'être invisible qui me lève doucement du sol. Quand j'atteins le plafond, mes pieds sont amenés au niveau de ma tête et je me trouve comme dans une position de repos. J'ai demeuré souvent ainsi suspendu pendant quatre au cinq minutes ; on en trouvera un exemple dans un compterendu de séances qui eurent lieu end8S7 dans un château près de Bordeaux. Une seule fois mon ascension se fit en plein jour; c'était en Amérique. J'ai été soulevé dans un appartement a Londres, Stoane street, oîi brillaient quatre becs de gaz et en présence de cinq Messieurs qui sont prêts à témoigner de ce qu'ils ont vu, sans compter une foule de témoignages que je peux ensuite produire. En quelques occasions la rigidité de mes bras se relâche et j'ai fait avec un ■crayon des lettres et des signes sur le plafond, qui existent «ncore, pour la plupart à Londres.

M. Stainton Moses (1) rapporte également les impressions qu'il a éprouvées dans le premier des cas de lévita-

dix-neuf ans), où s'étaient produits des mouvements de tables et autres manifestations spirites ; voici comment la raconte un des témoins : <> Tout à coup, à la grande surprise de l'assemblée, M Home fut élevé en l'air ! J'avais alors sa main dans la mienne, et je sentis, ainsi que d'autres, ses pieds suspendus à douze pouces du sol. Il tressaillait de la tète aux pieds, en proie évidemment aux émotions contraires de joie et de crainte qui étouffaient sa voix. Deux fois encore son pied quitta le parquet ; à la dernière, il atteignit le haut plafond de l'appartement, où sa main et sa tète allèrent frapper doucement. » iRévél., p. 52.)

(1) M. William Stainton Moses, né dans le Lincolnsliire, le 5 novembre 18.3'.' et mort le 5 septembre 181)2, est un clergyman

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