‹ L'extériorisation de la motricitéChapitre 92 sur 108 · EXPÉRIENCES DB CROOKES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DB CROOKES

tioD dont il a été le sujet au cours des séances tenues avec quelques amis.

Un jour (le 30 août 1870)... Je sentis ma chaise éloignée lie la table et tournée dans le coin où j'étais assis, de sorte que je tournais le dos au cercle et faisais face à l'angle du mur. Ensuite, la chaise fut élevée de terre Ji une hauteur qui, d'après ce que j'ai pu juger, devait être de ,'{0 à 40 centimètres. Mes pieds touchaient la plinthe qui pouvait avoir '{0 centimètres de haut. La chaise resta suspendue quelques instants et alors je me sentis la quitter et monter toujours plus haut, toujours plus haut, dans un mouvement très doux et très lent. Je n'avais aucune appréhension et je ne me sentais pas mal à l'aise. J'avais parfaitement conscience de ce qui se passait et décrivais la marche du phénomène à ceux qui se trouvaient assis à la table. Un mouvement était très régulier et il nous parût assez long avant d'être complet. J'étais tout près du mur, si près même que j'ai pu, avec un crayon solidement posé contre ma poitrine, marquer le coin opposé sur le papier du mur. Cette marque, mesurée après, se trouvait à un peu plus l'"80 du parquet et, d'après ma position, ma tête devait être dans l'angle de la chambre, à peu de distance du plafond. Je ne pense pas avoir été le moins du monde endormi. Mon esprit était parfaitement net et je me rendais parfaitement compte de ce

qui professa à YUniversity ColUcje School. Il était allé étudier pendant six mois la théologie dans un monastère du Mont Athos. A partir de 1870, il fut l'objet de phénomènes extraordinaires dont un résumé, fait par M. Fr. Myers (de Cambridge i membre de la Société des Recherches psychiques de Londres, a été publié dans les Annales des sciences psychiques. ftL Myers fut pendant 17 ans son ami intime et il rend le témoignage le plus éclatant à son honorabilité. M. Moses a publié la plupart de ses livres sous le pseudonyme diOxon qui signifie agrégé de l'Université d'Oxford.

curieux phénomène. Je n'ai senti sur le corps aucune pression, j'avais la sensation d'être dans un ascenseur et de voir les objets passer loin de moi, je me rappelle seulement une légère difficulté à respirer, avec sa sensation d'avoir la poitrine remplie et d'être plus léger que l'atmosphère. Je fus descendu très doucement et placé sur la chaise qui avait repris son ancienne position. Les mesures furent immédiatement prises, et les marques que j'avais faites au crayon, enregistrées. Ma voix, m'a-t-ou dit, résonnait comme si elle venait de l'angle du plafond.

Cette expérience fut répétée avec plus ou moins de succès neuf autres fois (1).

e) Apparitions lumineuses

Ces manifestations étant un peu faibles exigent, en général, que la chambre ne soit pas éclairée. J'ai à peine besoin de rappeler à mes lecteurs que, dans de pareilles conditions, j'ai pris toutes les précautions convenables pour éviter qu'on ne m'en imposât par de l'huile phosphorée ou par d'autres moyens. Bien plus, beaucoup de ces lumières étaient d'une nature telle que je nai pu arriver à les imiter par des moyens artificiels.

Sous les conditions du contrôle le plus rigoureux, j'ai vu un corps solide, lumineux par iui-mcine, à peu prés de la grosseur et de la forme d'un œuf de dinde, flotter sans bruit à travers la chambre, s'élever par moments plus haut que n'aurait pu le faire aucun des assistants en se tenant sur la pointe des pieds, et ensuite descendre doucement sur le par- Ci) J'ai publié sur le phénomène de la Lévitation une brochure portant ce titre et un long article avec gravures dans la 2'^ série de mes études sur les Frontières de la Science. Ces deux ouvrages se trouvent à la librairie des Sciences psychologiques.

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([iiot. Ot olijol fut visible pcndanl plus do dix niimiles, cl avaiil do s évanouir, il frappa (rois fois sur la table avec un bruit semblable à celui d'un corps dur et solide. Poudaut ce temps le médium était étendu sur une chaise longue et paraissait tout à fait insensible.

J'ai vu des points lumineux jaillir do côté et d'autre et se reposer sur la tète de différentes personnes ; j'ai eu des réiionses.à des questions que j'avais faites, par des éclats de lumière brillante qui se sont produits devant mon visage et le nombre de fois que j'avais fixé. J'ai vu des étincelles de lumière s'élancer de la table au plafond et ensuite retom- IxT sur la table avec un bruit très distinct. J'ai obtenu une communication alphabétique au moyen d'éclairs lumineux, se produisant dans l'air, devant moi et au milieu desquels je promenais ma main. J'ai vu un nuage lumineux flotter au-dessus d'un tableau. Toujours sous les conditions du contrôle le plus rigoureux, il m'est arrivé plus d'une fois qu'un corps solide, phosphorescent, cristallin, a été mis dans ma main par une main qui n'ai)]iartenait à aucune des personnes présentes. En pleine lumière, j'ai vu un nuage lumineux passer sur un héliotrope placé sur une table à c/)té de nous, en casser une branche, et l'apporter à une dame ; el, dans quelques circonstances, j'ai vu un nuage se condenser sous nos yeux, en prenant la forme d'une main et transporter de petits objets. Mais cela appartient plutôt à la classe des phénomènes qui suivent.

fl .\PPAUITIO.\S DE MAI.XS lA'.MIXEL'SES l'AU EI.LES-MÈMES OU VISIBLES A LA LU.Ml KIIE OKDINAHŒ

On sent souvent des attouchements de mains pendant les séances obscures ou dans des conditions où l'on ne peut les voir. Plus rarement j'ai vu ces mains. Je ne donnerai pas ici des exemples oii les phénomènes se sont produits

dans l'obscurité, mais je choisirai simplement quelquesuns des cas nombreux oîi j'ai vu ces mains en pleine lumière.

Une petite main, d'une forme très belle, s'éleva d'une table de salle à manger et me donna une fleur ; elle apparut, puis disparut à trois reprises différentes, en me donnant toute facilité pour me convaincre que cette apparition était aussi réelle que ma propre main ; cela se passa à la lumière, dans sa propre chambre, les mainc et les pieds du médium étant tenus par moi pendant ce temps.

Dans une autre circonstance, une jietite main et un petit bras, semblables à ceux d'un enfant, apparurent en jouant sur une dame qui était assise près de moi. Puis l'apparition vint à moi, me frappa sur le bras et lira plusieurs fois mon habit.

Une autre fois, un doigt et un pouce furent vus arrachant les pétales d'une fleur qui était à la boutonnière de M. Home, et les déposant devant plusieurs personnes assises auprès de lui.

Nombre de fois, moi-même et d'autres personnes avons \\i une main pressant les touches d'un accordéon, pendant qu'au même m'oment nous voyions les deux mains du médium, qui quelquefois étaient tenues par ceux qui étaient près de lui.

Les mains et des doigts ne m'ont pas toujours paru être solides et comme vivants. Quelquefois, il faut le dire, ils offraient plutôt l'apparence d'un nuage vaporeux condensé en partie sous forme de main. Tous ceux qui étaient présents ne voyaient pas également bien. Par exemple, on voit se mouvoir une fleur ou quelqu'autre petit objet ; un des assistants verra une vapeur lumineuse planer au-dessus : un autre découvrira une main d'apparence nébuleuse, tandis que d'aulres ne voient rien autre chose que la fleur en mouvement. J'ai vu plus d'une fois d'al^ord un objet se mouvoir, puis un nuage lumineux qui semblait se former

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autour de lui, v\ enfin le nuage se condenser, prendre une forme, et se changer en une nuiin parfaitement faite. A ce moment, toutes les personnes présentes pouvaient voir celte main. Cette main n'est pas toujours une simple forme, quelquefois elle semble parfaitement animée et très gacieuse ; les doigts se meuvent el la cliair semble être aussi humaine que celle de toutes les personnes présentes. Au poignet ou au bras, elle devient vaporeuse et se perd dans un nuage lumineux.

Au toucher, ces mains paraissent quelquefois froides comme de la glace et mortes ; d'autres fois elles m'ont semblé chaudes et vÎA'antes, et ont serré la mienne avec la ferme étreinte d'un vieil ami.

J'ai retenu une de ces mains dans la mienne, bien résolu à ne pas la laisser échapper. Aucune tentative ni aucun effort ne furent faits pour me faire lâcher prise, mais, peu à peu, cette main semblait se résoudre en vapeur, et ce fut ainsi qu'elle se dégagea de mon étreinte.

g) FORMES ET FICLRES DE FANTOMES

Ces phénomènes sont les plus rares de tous ceux dont j'ai été témoin. Les conditions nécessaires pour leur apparition semblent être si délicates, el il faut si peu de chose pour contrarier leur manifestation, que je n'ai eu que de très rares occasions de les voir dans des conditions de contrôle satisfaisantes. Je mentionnerai deux de ces cas.

Au déclin du jour, pendant une séance de M. Home chez moi, je vis s'agiter les rideaux d'une fenêtre, qui était environ à huit pieds de distance de M. Home. Une forme sombre, obscure, demi-transparente, semblable à une forme humaine, fut aperçue par tous les assistants, debout, près de la croisée, et cette forme agitait le rideau avec sa main.

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Pendant que nous la regardions, elle s'évanouit et les rideaux cessèrent de se mouvoir.

Le cas qui suit est encore plus frappant ; comme dans le cas précédent ]M. Ilomc était le médium. Une forme de fantôme, s'avança d'un coin de la chambre, alla prendre un accordéon et ensuite glissa dans l'appartement en jouant de cet instruo-ent. Cette forme fut visible pendant plusieurs minutes pour toutes les personnes présentes, et en même temps on voyait aussi M. Home. Le fantôme s'approcha d'une dame qui était assise à une certaine distance du reste des assistants ; cette dame poussa un petit cri, à la suite duquel l'ombre disparut.

III. — Quelques différences entre les phénomènes produits par la médiumnité de Daniel D. Home, et par celle d'Eusapia Paladino (1)

En premier lieu, presque tous, sinon tous les phénomènes obtenus avec Eusapia, semblent s'être produits pendant qu'elle était en somnambulisme et avoir été d'autant plus surprenants que l'état somnambulique était plus profond. — Ce n'était pas toujours le cas avec Home et, bien que les deux faits les plus étranges qu'on ait obtenus avec lui, l'épreuve du feu et les formes d'esprits, n'aient été observés que lorsqu'il était en transe, il n'était pas toujours facile de dire quand il se trouvait dans cet état ; les seules différences avec l'état de veille étaient une plus grande décision, et des expressions plus solennelles ; de plus, il parlait toujours de lui à la troisième personne.

Lorsqu'il n'était pas en transe, on observait souvent des mouvements d'objets dans les diverses parties de la

(1) Article de M. Crookes, paru dans Lux eu par M. Descombes.

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chambre ; dos mains porlaut dos fleurs devenaient visibles.

Vn jour il m'invita à regarder l'accordéon, pendant que cet instrument jouait seul, sous la table, dans une demiobscurité. Je vis une main d'aspect délicat, féminine, qui soulevait l'instrument, et je vis à la partie inférieure, les touches s'élever et s'abaisser, comme s'il y avait eu des doigts pour les mouvoir. La main était si semblable à une main vivante, qu'eu premier lieu, il me sembla que c'était la main dune de mes parentes qui assistait à la séance ; mais je m'assurai ensuite que ses mains étaient bien sur la table.

Les meilleurs cas de lévitation de Home eurent lieu chez moi. Une fois, entre autres, il se plaça dans la partie la plus visible de la salle, et après une minute, il dit qu'il se sentait enlever. Je le vis s'élever lentement, d'un mouvement continu et oblique, et rester pendant quelques secondes, environ à G pouces du sol ; ensuite, il redescendit, lentement. Aucun des assistants n'avait bougé de sa place. Le pouvoir de s'enlever ne s'est presque jamais communiqué aux voisins du médium ; cependant, une fois, ma femme fut enlevée avec sa chaise, sur laquelle elle était assise.

Home avait une grande aversion pour l'obscurité ; en général, nous avions un fort éclairage. J'essayai quelques expériences «vec des lumières spéciales. Des tubes de Geissler réussirent mal ; la flamme de l'alcool, rendue jaune avec de la soude, permit des phénomènes très intenses ; mais la meilleure séance eut lieu avec la clarté de la lune (ij.

l) M. Grookes avait déjà parlé de cette question fort intéressante de l'éclairage dans ses Rechercfifis (p. 149).

« J'ai dit que l'obscurité n'est pas essentielle. Cependant c'est un fait bien reconnu que lorsque la force est faible, une lumière vive exerce une action qui contrarie quelques uns des phénomènes.

«t La puissance de M. Home est assez forte pour surmonter

Une des choses les plus surprenantes que j'ai jamais vues, en fait de mouvement d'objets légers, fut l'enlèvement d'une bouteille de verre pleine d'eau, et d'un verre. La chambre était éclairée très fortement, par deux graades flammes d'alcool sodé, et les mains de Home étaient très loin. Ces objets restaient suspendus au-dessus de la table. Je demandai s'il était possible d'obtenir une réponse à une question, par leur battement l'un contre l'autre : immédiatement ils frappèrent trois fois, ce qui signifiait oui. Ils demeurèrent ainsi, suspendus, à environ 6 ou 8 pouces de hauteur, allant devant chaque personne et répondant aux questions.

Ce phénomène dura cinq minutes et nous eûmes tout le temps nécessaire pour nous assurer que Home était absolument passif, et que, ni fils métalliques, ni petites cordes, n'étaient employés. Du reste. Home n'avait pas pénétré dans la chambre avant la séance.

Je n'ai jamais remarqué, comme le professeur Lodge l'a constaté pour Eusapia, un mouvement correspondant de la main ou du corps de Home, au moment où des objets étaient enlevés à distance.

Je suis certain que dans la plupart des cas, quand Home n'était pas en transe, il ne savait pas plus que les autres ce qui allait se produire.

Très souvent, lorsque les premiers mouvements d'objets

cette influence contraire ; aussi n'admet-il pas l'obscurité pour ses séances. J'affirme qu'excepté en deux occasions où. pour quelques expériences que je faisais, la lumière a été supprimée, tout ce dont j'ai été témoin a été produit par lui en pleine clarté.

« J'ai eu maintes occasions d'essayer l'action de la lumière provenant de diverses sources et de couleurs variées : lumière du soleil, lumière diffuse, clair de lune, gaz, lampe, bougie, lumière électrique, lumière jaune homogène, etc.. Les rayons qui contrarient les manifestations semblent être ceux de l'extrémité du epectre ».

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commençaient, il élail livré ù une conversation animée, avec un voisin, et ne regardait pas dans la direction des objets, il déclarait ne posséder aucun pouvoir chez les pliénoiuènes.

Je suis complètement de l'avis du professeur Lodge, en ce qui concerne les étrangers. Plusieurs bonnes séances ont été perdues par les évidentes et futiles tentatives de tromperie des personnes étrangères qui avaient sollicité une invitation. Un liomme vraiment remarquable assistait •à une des séances qui promettait d'être bonne ; au bout .d'une heure, rien ne s'était encore produit, excepté divers mouvements et bruits causés évidemment par mon hôte. Enfin il s'en alla et nous eûmes immédiatement une communication, disant qu'ils attendaient (les agents) que M. X... eut fini de faire le sot. La suite de la séance fut excellente.

Le peu (le lumière qu'on a été obligé d'avoir avec Eusapia, semble avoir été la cause qui a rendu l'observation des phénomènes très difficile. En effet, des précautions spéciales ont dû être prises contre toute tromperie éventuelle. Si la lumière avait été meilleure, le contrôle minutieux des mains et des pieds du médium n'aurait pas été nécessaire, et l'inévitable soupçon qu'un des surveillants ait laissé les mains libres aurait été impossible. — Home, au contraire, refusait toujours de faire des séances obscures. 11 disait qu'avec de la fermeté et de la persévérance, les phénomènes peuvent être obtenus aussi bien à la lumière, et que si quelques-uns ne réussissent pas avec autant d'intensité qu'avec peu de lumière, la possibilité de les observer dans de meilleures conditions, compensait bien cet inconvénient.

Dans presque toutes les séances que j'eus avec llome, il y avait une forte lumière, de telle sorte que je pouvais voir tout ce qui se produisait, et non seulement écrire des notes, mais encore lire ce que j'écrivais, sans aucune difficulté. Home tenait tellement à ce que chacun des assistants pût se convaincre qu'il ne produisait pas artificiellement les

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phénomènes, qu'il insistait souvent, poiu- que l"un ou l'autre des incrédules lui tint les pieds ou les mains, i-e qui souvent, nitiaait au dévcloppemrnt des piténomèncs.

Durant mes relations avec Home, qui durèrent plusieurs années, je ne vis jamais le moindre fait qui put me l'aire soupçonner une tromperie ; il était consciencieux jusqu'au scrupule et ne s'offensait jamais des précautions prises. Dans les derniers jours, j'avais l'habitude de lui dire, par plaisanterie : « Asseyons-nous près du feu, pour causer tranquillement et v.oir si nos amis sont là et veulent faire quelque chose pour nous. N'exii,'eons aucune preuve, ne prenons aucune précaution. »

Dans ces occasions, si j'étais seul, avec lui et ma famille, les phénomènes les plus convaincants se produisaient.

Il est réellement pénible qu'un homme tel que D. D. Home, doué de facultés extraordinaires et toujours désireux de se mettre à la disposition des hommes de science, ait vécu tant d'années à Londres, sans que, saut une ou deux exceptions, une notabilité du monde scientifique ait pensé que vraiment cela valait bien la peine do démontrer la fausseté ou la vérité de ces faits dont on parlait partout. Pour ceux qui le connaissaient. Home était un homme d'une exquise politesse, et d'une loyauté au-dessus de tout soupçon. Mais pour ceux qui ne le connaissaient pas, c'était un charlatan. Quant à ceux qui croyaient en lui, ils étaient traités de fous ou peu s'en faut.

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