HUMBOLDT
Tenter des expériences sans suite et sans méthode, c'est marcher à tâtons ; mais quand on les fait avec un certain ordre et en vue d'un certain but, c'est comme si Ton était guidé avec la main.
Bacon.
11 faut supposer de Tordre même entre les choses qui ne se suivent point naturellement les unes les autres.
Descàrtes.
Les hypothèses sont les poteaux indicateurs qui guidenl les travailleurs.
Crookes.
Les idées préconçues soumises au contrôle sévère de Tespa* rimentation sont la flamme vivifiante des sciences d'obï^ervalion ; les idées fixes en sont le. danger. Rappelez- vous la belle phrase de Bossuet: « Le plus grand dérèglement de Tesprit, c'est de croire les choses parce qu^on veut qu'elles soient. »
Pasteur.
La science expérimentale est essentiellement positiviste en ce ^ns que, dans ces conceptions, jamais elle ne fait intervenir la considération de l'essence des choses, de Torigine du monde et de ses destinées. Elle n'en a nul besoin. Elle sait qu'elle n'aurait rien à apprendre d'aucune spéculation métaphysique. Pourtant elle ne se prive pas de l'hypothèse. Nul au contraire plus que Texpérimentateur n'en fait usage ; mais c'est seulement à titre de guide et d'aiguillon pour la re* cherche et sous la réserve d'un sévère contrôle.
Cl. Bernaru.
Il est bon d'aller de l'avant, par l'acte quand on le peut^ mais toujours par la pensée. C'est l'espérance qui pousse l'homme etlui donne l'énergie des grandes actions ; l'impulBion une fois donnée, si on ne réalise pas toujours ce qu'on a prévu, on réalise quelque autre chose, et souvent plus extraordinaire encore. Qui aurait osé annoncer, il y a cent ans, la photographie et le téléphone ?
Berthelot.