LA POUDRE SB 3TMPATUB
Or, ce mal hii arrive à cause que ces iatfistias aUitaot la vapeur de Eoa excrémeut brûlé et, avec cette vapeur, les alasoes de leu qui les aecompagneut, ils s'aU«Kiit et s'euflaïament, de sorte qse, le cbieu ayaut toejo«rs la lîèvfe et ne piOirvant plus prendre Doturitofe, sea Baaee se reeeërent et se rétréeisaeat, et à la fin il en nenrt.
Il ae seïoit fOB à prafoe de divulguer «ette espéiience ponuy qnelqaes persoimes et natio«s trop utjettes à s'en 9er%'ir à mal. Car la mâmé chose qui arrive auxbcstesarriveroitanxlKWiunes, si on hisoit de méate avec leors eKcréinenis.
11 arriva une diose remarquable à oc propos à une personne de U06 votsias peadont oton séjour eu Au^eterre. Il avoit un fort bel enfant et fort délicat : et, afin d'y avoir toujours l'œiL il fit venir la nourrice cheE luy. Je le voyais souvent, carc'esloil un homne de grande inlrigne dans les aUaires, et j'avois alors besoin d'un4el personnage. Vn jour je le tnmvoy fort triste, et sa femiBe tout éplorée. De quoy demandant la raison, ils me dirent qne te petit se portât fort aal ; ((«'il avoit Ut fièvre et le corps tout enflammé, ce qui se voyoil â la raideur du visage ; qu'à tout propos il faisoit des eflorts pour aller à U selle, et pourtant qu'il ne faisait puères de mnlicre qui estoit Uiule ctaargée de sang ; et qu'il se rebuttoit de tetter. Et ce qui les mettoit le pins en peine estoit qu'ils ne pouvoient conjecturer aucune cause vraye s^nblable de tout ce désordre ; car sa nourrice se portoit très Uen. avoit son lait tel qu'ils le pouvoient souhaiter, et es toutes autres choses on avoit eu le soin qu'il folluit Je leur dis sur-te-cfaami) que, la dernière fois que j'avois esté chez eux. j'avois alors dessein de les advertir, mais que sur l'heure quelque autre chose m'en avoit desloumé, et que puis après je ne me souvins plus de la leur dire. C'est que l'enfant ayant (ait signe de vooloir estre mis à terre, anasitest qu'il y fut, laissa tomber ses ordures ; ei la nournee prit incontinent une pellée de cendres et braise, dont elle les couvrit, et puis jetin le tout dans le feu. La mère se mit à me faire des e.vcuâcs de ce qu'on avoit esté si négligeant è corriger cette mauvaise habitude de l'enfant, disant que, comme il avancerait en âge, il s'en corrigeroit de luy-mâme. Je luy répUquay que ce n'esteit [las pour cette eoDsidération que je luy tenois ce discours, mais pour trouver
Ii4 i.'iiMËRroHiSATrO:\ ue la SE^SIBILITË
la cause du mal de leur enfnul et ensuite le remède Etlàdes-ua je leur fis le récit d'un semblable accident qui estoit survenu deux DU trois ans auparavant ù un enfant d un des plus illustres magistrats du parlement de Paris- qui estoit élevé lu la maison d'un médecin de grande réputalion en même ville Je leur dis aussi ce que je viens de vous rapporter. Messieurs, touchant les excréments des chiens, et je leur fis faire réflexion sur Ci^ <[u'ils avoient ou! dire diverses fois et ce qui se fait assez souvent dans notre pays.
C'est que. dans les villages où il toit toujours hien crotté durant l'hyver, s'il arrive qu'il y ait quelqu f m q t plus propre que les autres et qui tienne plus tt m ut les a enuOs de sa maison que les voisins, les goujal nt h n ) es d'y venir lascher leur ventre ; d'autant qu'en t I llag 1 n'y a guêres de commodité d'aiscmenis; outre q n I 1 I u ainsi proprement accommodez, ces galants 1 ujat nt hors de dangers de s'enfoncer dans la houe, qui autrement leur pourroit monter par dessus les souliers ; mais les bonnes ménagères, en ouvnmt au matin la porte du logis, y trouvent un présent dont l'odeur mal gracieuse les transporte de colère, telles qui sont iiistruiies à ce jeu vont incontinent rougir une broche ou une pelle dans le feu, puis l'enfoncent ainsi chaude dans l'excrêmenl ; et quand le leu en est esleint, ils la réchautfeni de nouveau et répèlent souvenics fois la mémo chose. Cependant le fripon qui a fait cette saleté sent une douleur et colique aux boyaux, une inflammation au fondement, une envie continuelle d'aller à la selle, et ù peine en est-il quille qu'il ne souffre une fièvre durant tout ce jour-là ; ce qui est cause qu'il n'a garde d'y retourner une autre fois. Etees femmes, pour s'estre ainsi garanties de semblables affronts, passent iguoramment pour sorcières et pour avoir fait pacte avec le diable puisqu'elles tourmentent de la sorte les gens sans les voir ny les toucher.
Ce gentilhomme ne rejeta pas ce que je venais de dire et fut encore davantage confirmé quand je lui dis qu'il regardasl an fondement de son enfant, que sans doute il le trouverait fort rouge et enflammé, et que, le visitant, on vit aussitôt qu'il était tout chargé de puslulcs, et comme excorié.
11 ne passa guère de temps que ce pauvre petit mignon lan-
LA POVDRB DE SYUPATllIB 14S
guissaat ne fisi, avec grande douleur et pitoyables cris, quelque peu lie maliÈre, laquelle, au lieu de permettre qu'elle fust jetée dans le feu ou couverte de braise, je la fis mettre daus un bassin d'eau froide que je fis porter en lieu f raia ; ce qu'on continua de faire chaque fois que l'enfant leur en donuoil le sujet ; et il commença à s'amender h l'Iieure même et dans deu.v ou trois jours il se porta très bien (1). (Pp. 170 et suiv.)
(1) Cahogoet, dans sa Magie magnéiique (Paris, 1858, p. 441, rapporte un (ait qui vient a l'appui des observations de Digby. Mais, je ne saurais trop le répéter, il ne faut pas oublier qu'en admettant mfime que ces liisloirea soient exactes, on ne doit y voir que des cas aussi exceptionnels qne les facultés des sujets susceptibles d'entrer dans les états hypnotiques.
< Encore très jeune, lui raconta un de ses amis, lorsque je faisais mon tour de France, je trouvai de l'ouvrage dans une liôutique dont la maltresse devint amoureuse de moi. Je ne tardai pas, vu mon âge et mon peu d'expérience, à obtenir d'elle ce qu'elle m'onrait volontiers ; mais, comme elle était vieille et qu'elle avait uue lille de mon âge environ, je me sentais plus amoureux de la fille que de la mère, aussi le lui laissai-jo apercevoir ; je fis même ane condition de notre liaison ,de les connaître toutes deux. La mère promit tout, mais elle voulait m'épouser avant de m'accorder sa fille. Je trouvai ta proposition d'autant plus étonnante que le mari de cette femme existait et dirigeait notre atelier. Je lui en fis l'observation. Elle me dit : ■ Tu vois qnelle mine il a, il va descendre la garde au premier jour : je travaille h m'en débarrasser ; il était dur-à cuir, voilà plus de quinze mois que je fais cette besogne : mais avant trois mois il sera parti. — Et quel besogne fms-tu donc i lui demandai je. — Pardié. me répondit-elle, tous les matins, il va faii'e son cas sur le fumier, et moi, je vais y jeter une pincée de... |Cet homme me nomma uue substance qne je ne peux faire connaître,) Tu vois, reprit la femme, quelle courante il a, etc., etc. ; et il n'y a plus d'espoir! ! »
« Cet homme me dit que cette révélation jeta un tel trouble dans son Ame qu'il n'eut rien de plus pressé que de quitter cette ville. Il m'assura qu'U s'était informé de la santé antérieure de son patron, qu'elle était dos plus belles, et qu'effectivement, depuis environ quinze mois, il était atteint d'une dysenterie inguérissidile. »