‹ L'Extériorisation de la sensibilité: étude expérimentale & historiqueChapitre 9 sur 21 · I.A rOCIIKIi Dl! SYltPATIIlE 1 îl · texte numérisé non relu

I.A rOCIIKIi Dl! SYltPATIIlE 1 îl

bœufâ et (le vaches. Il n'y a si pauvre ménage qui n'ayl qucU[iie vachu pour leur toui'uir du lait. C'est la principale nourrilure dos pauvres gens aussi liien qu'en Suisse. C'est pourqnoy ils sont grandement soigneux du boEi estât et de la snnté de lini'g vaelies.

S'il arrive qu'eu fuisaui bouillir du luit il se goitric tant qu'il répande par-dessus le podslou et touiho dans 1« [eu la lioune femme ou la servante nliaudonnc h 1 matant luut ce qu elle faisoit et Bceoui't au poëslon qu'elle ntire du feu ela même temjis prend une poignée de sel, qn'oii tient toujoui-s au coin de la cheminée pour le gaivler sec, et le jette dessus cette braise où le lait s'estoit répandu.

Demandez-lui traurqiioi elle fait cela et elle vous dira <(ue c'est pour empescher que la vaclie qui a rendu ce lait n'ojt pas nul au pis ; car, sans cela, elle l'auroii dur et ulcéré et pisserott du sang et enfin elle serait eu liasard de mourir, non ]>as que telle extrâmilé lui arrivast à la premiËre fois, mais néanmoins elle eu souffriroit <lu mal : et. si cela arrivoit souvent, la vaehc ne manqucroit pas d'en mourir à latin.

Il pourroil sembler qu'il yu quelque superstition ou folie en cecy. L'infaillibilité de l'effet garantit de lu deruièra ; et, pour la première, plusieurs croient que la maladie de la vache soit surnaturelle et un effet de quelque sorcellerie, et ainsi que le remède que je viens de dire est superstitieux ; mais il est aisé de les désabuser <le celte (H'i'suasion en leur déclarant comment la chose va, selon les fondemens que j'ay posés(l)...

(i) Dlghy cxiitiquu que lo luit eu tombant sur le leu s'évapore et ipic ses atomiis se répaiiilnnt dans l'air vont Jusqu'au pis de la vache, OH il eut atlii-è par symiMihie, eniporisnt avec lui des utuuies lie Icu qiû irritent le tissu glanduleux et tendre du pis. — Quant lui sel crépitant sur le fen. H a^t au moyen de ses atomes qui s'eiupareut de ceux du Icu et. les précipitent en les empêchant ainsi d'aller plus loin, lie uii^mo qu'il abat les atome» de suie enflammée quand on s'en sert contre uii feu de citcminée; si du reste quelques atumes de leus'écliappaleiit et allaient jusqu'au pis, lisseraient accumiiagnés d'alemcs d'e9[irit do sel «gui sont eux-mêmes des remues contre la bridure.

Dans la pruliquc, les magnétiseurs rompent le Util eu agitant violemment l'air entre les deux oltjetB en rapport.

142 l/fiXTËBIORISATlO» DB LA gCN.SIlJtLITI^.

Cet effet toucliaat la conservation du pis de la vacher ensuite lie la brûlure de son lait, me tait souvenir de ce que plusieurs personnes m'ont dit avoir vcu en France et en Angleterre.

Qutuid les médecins examinent le lait d'une nourrice pour l'enfant de quelque personne de condilion, ils l'éprouvent par divers moyens devant que de juger détinîtivement de sa bonté, comme par le goust, x»ar l'odoral, par sa couleur, par sa consistance, etc. Et ([uciques-uns le font bouillir justju'à l'évaporation pour voir sa résidence cl autres accïdens et circonstances qui se reconnoissent el se discernent mieux par ce moyen. Mais colles, au lait desquelles on fait cette dernière épreuve se sont st'iilics tort tourmentées il' la mamelle et au tetin et particaGèremenl pendant qu'on faisait bonillir leur lait ; et partant, après avoir une fois enduré ce mal, elles ne vouloient plus consentir qu'on emporlast de leur lait hors de leur vue et présence, quoy qu'elles se soumissent volontiers i toute autre épreuve que celle du feu. (1)

Pour combiner celle expérience de l'attractiou que le pis de la vache fait du feu ensemble avec la vapeur du lait brùlë, je m'en vois vous en dire une autre de semblable nature, dont j'ay moy-mème veu la vérllé plus d'une fois et que vous pourrei! expérimenter facilement.

Prenez les oi'dui'es d'un chien toutes les fois qu'il en fera et jetez-les toujours dans le feu. Au commencement vous le ven'ei", seulement un peu échauffé et émeu ; mais dans peu de temps vous le verrez comme s'il élait (ont brûlé, pantelant et tirant lu langue comme s'il vcnoit de courir longlemps.

(I) Van Helmonl nipporto que, dans son pays, les r veulent se (aira passer le lait, le (ont couler sur des charbons ardents. et qa'h la suite d'un certain nombre d'opérations de ce genre, leurs seins se tarissent.

• Toutes les choses, dil-il, qui sortent de quelque façon que ce soit du corps des liommcs ou des bêtes, soit naturellement, soit par la (orée de la maladie, sont imprégnées de l'esprit vital et ont une vie commune avec le corps. De là résulte qu'étant pins semldables aux eorps. dont elles sortent que les ctiosea qui n'ont jouitUs été dans nn corps, elles impriment rapidement à un corps semblal)le la qualité qu'elles ont empruntée au corps »

On verra plus loin [chap. ii) l'opinion de Maxwell snr celle ques-

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