‹ L'Extériorisation de la sensibilité: étude expérimentale & historiqueChapitre 11 sur 21 · LA GUÉRISON MAGNÉTIQUE DES PLAIES ET LE TRANSFERT DES MALADIES · texte numérisé non relu

LA GUÉRISON MAGNÉTIQUE DES PLAIES ET LE TRANSFERT DES MALADIES

Suivant les croyances du ïvei" siècle, on pouvait non seulement soulager ou faire soulfrir un individu à distance en opérant sur une mumie, comme nous venons de le voir dans les deux chapitres précédents, mais encore on avait la prétention de guérir un grand nombre de malades eu soutirant de leur organisme le fluide malsain, cause de la maladie, au moyen de certaines substances qui possédaient la propriété de l'absorber.

De nombreux volumes on été écrits pour ou contre ce genre de médication qui est suffisamment bien exposé dans le chapitre IX de la Physique occulte de l'abbé de Vallcmont (1). J'en reproduis les principaux passades en laissant avec intention subsister l'énumération de certains laits, que notre génération a reconnus (aux, pour montrer que les rai-

(i) Ce livre, publié pour la premiÈrc lois en 1653, eut beaucoup de Buci#a, puisque j'ai en main la scconiie éJition imprimée en (69fi qui contient un certain nombre ùe liors-d'u-uvre njoutés i>ar un ea-

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sonnements les mieux établis ne suffisent pas toujours pour nous maintenir dans la vérité et que, dans les sciences naturelles, ce qu'il faut étabLr avant tout, c'est la réalité des phénomènes.

Quand un bon aimant touche un fer, il se fait de cette pierre un écoulement magnétique de corpuscules qui aimantent eu métal, c'esl^à-dire qui lui communiquent ta vertu de l'aimont, comme on le voit dans l'aiguille de la boussole 11 y a des médecins qui prétendent que les malades exhalât au dehors des corpuscules moi-bifiqucs peuvent, par cette voie, transmettre leur maladie h un autre et s'en délivrer par une guérison qu'ils appellent magnétique, à cause de quelque analogie qu'elle a avec les écoulements qui passent de l'aimant au fer.

n v aune grosse querelle entre les savants sur ce point Los uns disent qu d v a bien une p opagation de maladii-s qui a c^^t que trop cttectl^e mais que la prétendue transplantation est une chose entièrement chimérique Ilermanus Grube est de ce sentiment et il soutient dans un petit livre qui a pour titre De II un-.plant ittone morboium atialyfii nota imprimi & Ham bourg en l(i7} que rien n est plus incertain et moins possilili que cette guenson magnétique

Bartholin <i) combat de tontes ses foices pour la transplantation il montre par plusieurs exemples que la «hose eat iios sible, et il ne manque pas d'appeler la raison pour prouver que cette guérison est très naturelle Le Journal des Savants donna, il y a quelques années, Icxtrait de ce livre, qui est tout ù fait ;. Il y a un très grand nombre d'habiles gens qui sont do

(1) Thomas Bartliolin, né il Copenhasuc en 1616, mort eu 1680, iut professeur de métleclne h. Copenhague et a tait plusieurs dËconvcrte» anatomiques, notamment sur les vaisseaux lacUs, tlioraciques et lymphatiques. Ses principaux ouvrages sont : Anatomia. 1641 : De uoe animalium, 1647 ; De monitro in nalura medicina, 17S2 .

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