LES THÉORIES DE MAXWKLI
Maxwell, dont tm ne cuiiiiuit que te (|u'il ditdelui-inSmidans le seul ouvrage qu'il ait laitisé, peut rtre considéré cuiniDC le père du ina;;nétisme aniiual : le D' Tliouret a montré, en ettet, que les théories de Mesmer inaient ét^ en partie puUiîes dans celles de Maxwell (1).
Où ce deruier avait-il pris les siennes? Cust ce qu'il est plus dillîcile de déterminer. Ses idées sur la matière première, sur la formalité des f'trcB et l'inlluence des astres, dérivent nettement de la doctrine thomiste qui régnait dans l'école au momeut où il cciîvuit ; mais, poui' tout ce qui regarde la théorie des mumies, il est allé i)Ius loin que Paracelse (14y3-loil) et Van llehuont (lS77-l(j3i)qui l'ont précédé de quelques auiiécs. On peut supposer qu'en dehors de ses obsenations propres, il s'est aidé des nHélations de quelques-uns de ces sujets lucides qui ont existé de tout temps; malheureusement, il a érigé en apliorisnies de
(Ij Reekerehei et doutes mi- le magnétisme anùiial. Paris, 1Î84.
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simples dOtluctions plus ou moins lojfiqueH ite faits Fcelli;meiit observés {i) ; de plus, il nous a préseiilù comme gênéraies des lois qui, fussent-elles justes, ne pourraient s'appliqu'à des natures tout à fait exceptionnelles ; aussi les cxpiirienccs les plus simples (2) n'ont-elles point tardé à tuii-e
(I) Maxwell u cerlMnemejil éti' un e^périmpntaleureD magnétisme cnr il dit ilaiis le chapitre xni, dévelnppemeiit de la conclusion XII, • Non satis tutum de lii^ ogere propter pericula. Ansam prœbera Iiulest luxuriii:<m liliidinis explendiF, vei maximam. Imo, si liiicc conclusio clarcexplicarelur [quod avcrlat Deus), patree^ de fillabus, mariti de nxoribus, imo fentiDii' de fcmi'tipsis cerito e^sc neqnirent. » —Et ailleurs ■ Tibi animum ittl nrioiiita aoa addam ; si quidquam ex meis Bcrlptj? dnmnanda Bequenlia crueris, non propalabis (cap. m)... ciim eDliu liiijus arlis mirabilia viderim maxiniasque ntililales. lum eliam innumern iiiala es dcbilo usu vei incauto alrasu... » (jprœfal.)
i2j Telles sont par exemple celles qu'il relate dans les chopitivs xLv et IV dn livre II : " Inlestlnorum frribns, ut cajiile superiore dictnui est. omnes inteslinoruni worbi ; purgatur elinm corpns. et Qnxug inducilur, exciCantur et curanlnr ani vitia et multa alia periiciuninr. ifoS! tu proprio ex pcricnlo. si sedulus e/, invenies. (Juandcapplicnnlur ulcéra antiqua, L'arcinamatu, fjsliilsï^ue rurare [losEnDt. Imo. quod pro secrelo mafino apud quosdam conservatur. itpgiienU armaril vires sine omni pmtparatione elegnuter subptent. Tum lero ox bumine sono, robustique corporis eligcndn' sunl, ne imbccillioribns nocumentum ille apparatus inrerat. Fecibus liisce herbis salutarilius adliibitt*, multa commoda transplanlaiione Infecrri possunt.
• liane ex multls caiisam unam pnto, cur nistici cl quirure, habitant, salubriores longioresque nabilibus et clvibns diesi d^aat: ki eoiin capsulis Iec«^ recouditas vel puirpscere siniint, vel in Imu insalubri proiiciunl : illi aulem temr eosdcm mandantes. lierbLs ?alubribus. transplan talion e mediante a languoribus immunes maximn pro parte vilam agunt.
« A raorbidorum excroraentis in )(enere supra cavere jussimus; liic voro particulutum consilium (toit lilœt, ncrape, ut in locis, u6i wgrota alvum exonaverint, feeee non (leponas tuas: rie eaim mnila mala nonnunqunm inrenintui'; eognoiimus enini quosdom tetro odore lassos ; nlios. licet oUorem non perciiieriiit, mm ineodem Ineo fcces itepoBuertnt, in iino prïus Luïu correplus idem (ecerat. slatim (luKu correplos, nulla alla caussa procularctica prnTedente.
• Caussa vero bujus lam mirabilis rei ex suiierioribus snlie imlsl. ab iiMiue petenda. neo hic repetenda.
•Pnolerea cavendum est ne lecea super lierbîis maligiias exubérantes sive violenter purgantes deponamus ; hisce enin> sa-pius, caussa latente, dysonteria periculosa inducitur, quu' vix. niai berbis
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considérer comme un tissu de rêveries un livre qui ccvpendairt contient des vues très reraarqmblies. J'ai pensé qu'il ne s»8it pas sans intérêt de l'analyser ici, d'autantpliis qu'il est extrêmement rare et qa'il n'a jamais eocore été traduit en français.
Le livre de Maxwell est intitiUé : Oemedicinamag»etiai libri HT, in quibns Imrt Theoria quant Praxis contittfftur; attctori GrtilUimo Maxvello, D. D. StotO-Brita/to. Frtoieofurti, MDCLXXIX.
Il se compose de plusieurs parties :
Un Avant-Propos de l'édileur Ocorgius Francus, daté de lleidelberg le 17 septembre 167S. H débute par cette belle pensée de Sénêque : Nohilis et inquiéta mens htnnini data
putrefiicti?. ullia raeiiicnmenUi' ('«dit. Denûiuc in locis inimids pwviis hiec excremenla deponers ineonsulliim ec^t. Qoms (Iolorem carbo nccensvs cum ?pirilu vini sale tiiixto in tiisce excrémentiel immifsus cnusaet, nulll non notum est... Urina... hab<>l i^um liepaU, renibu» et veeica. magoam ariinitatem : [ler lias aanqn^ parlas transK : proptercti (in lioruin partium raotbis j>ei' urinam jndi . cant mediei...
< Uoirai taiBen mirum experiiaenluni liic ftddAni ijaod l&le est. Si in vesiea suilla cajascninque urinu ponalur, iitquo vesica orilicium dlligent«r clandatur, el in camino snspeadaliir, lolinm illhis, cujns urina Inibi est, tam valide retinel, ut millo mode, nnllisqiie reniediis auxiUU miofKre in (olurnum polérit, nisi ex vesicii suilla sDii[>en»a totium, quod imposlturo erat. demalur...
• CavendniB ergo imprimis est, n« paeri iu i)titein mlugant :s«pe enim. iUa raiclione (nutricum constaus olfirnialio est) dulorein neptireliruffl xibi pariunt, alioqne plurinia mala liinr onnnlnr. Nec. equidera saper hertns venenosas acres et ^-iole^le^ itrinam vmenosa qulilale cientes luingere convenît ; hor eniin modo exulcemtiu re' nom et veaîca acquiretur. Nec ergo tiuidcm in matula ubi quis, feftido hariTiH portian morlio iat>oran$i primo minicerlt, nrinana rcddui«m, et lotiom ntenm, mixta ejus urina, termenlalioui dareni. »
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est. Nuiiquam se lenet : spar/jilui; el roffilalioites suas in omnia nota atque ignota dimillU, vaga et 'jutetis impatiens et novUate rerum tœlissima ; ejtiod non miraherU, si primnm ejus originem adspextris : non sofiim terreno el gravi concreta corpore. Ex illo cœlesti spii iliis descendit. Cœleslium enim natura sewpev in niotti est. (Consoliilio ad Ucivinm, cap. vi.)
Le D'' Francus ajuutc qu'il a été viveincnt sollicit*^, ilqiiiis pliisieurs années, de publier les œu\Tes de Maxwell ; (|u"il s'était mis [jour cela en rapport avec llenrieiis Oldcuburgius, secréfatre de la Société niyide d'Angleterre, mais (|ue des maladies et des occupations professionnelles no lui avaient encore iwnnls de mettre au jour que ce i(elit volume.
Vient ensuite une rRÉtACE oii Maxwell lui-uii'^nic explique que l'amour de la vértL<5 el le désir du bien {lublic ont seuls pu le décider ù exposer des opiiiians si contraires h celles 4]ui ont cours et à produire nue ii-uvre qui, ù sa connaissance, n'avaitjamaîs été tentée avanllni. Pauvre et très occupé, ce n'est qucgrâceautrèsnoblo,lrèsillustre et très docte chevalier Edmond Stuftord qu'il a pu faire iii4)rtmei' ce premier ouvrage, mais il espère que la générosité d'un Mécène et ses propres travaux lui periuetti'ont de faii-e connaître un jour, pour le bien public, des ebostrs encore plus admirables.
" Si, dit-il en terminant, tu ne siils que lu pliilosopbie vulgaire enseignée dans les écoles et-^i médecin, tune connais que<ialieu,jetcpncde t'abstcnirde lakcturcde ce traité, l^s sophismes te suliisent-ils, la plnlologie te plaît-elle, te réjouis-tu à te discuter sur les inipo ibditéa et les chimères ? Je me suis abstenu de tout cela >e m occupant que des choses utiles et nécessaires, il n ai i len de commun avec tes