PROCÉDÉS DE T AN SI NI
Le lambeau autoplastique à grand axe oblique et non vertical est pris sur le dos, son pédicule dirigé vers 1 extrémité externe de l’incision qui a servi au curage axillaire. L'ampleur du lambeau doit être telle qu’il puisse recouvrir la place laissée vide par l’ablation de la mamelle. Quant à la plaie du dos, elle est fermée au moyen du glissement de la peau voisine, mobilisée par deux incisions linéaires, tombant l’une sur le bord supérieur de la plaie dorsale, l’autre sur son bord inférieur.
PROCÉDÉ DE Q lT É N U ET ROBINEAU2
Dans un cas où le cancer était étendu en largeur, il a suffi d’une incision dirigée en bas et en dehors, suivie
1 Tansini. Riforma medica, 1890, L I, p. 3.
2 Quénu et Robineau. Revue internai, de therap. et de vharmacolorjie, 17 août 1890, p. 304.
de la libération des deux lèvres pour réunir complètement.
Presque toujours, il faut tailler un lambeau quadrilatère de dimensions proportionnelles à l’étendue de la surface cruentée, au-dessous de celle-ci, c’est-à-dire au
niveau de l’hypochondre. La base du lambeau est postérieure; sa direction parallide à la perte de substance; après dissection , il est attiré en haut et suturé à la peau de la région pectorale. A la place du lambeau, se trouve alors une surface cruentée, qui, dans certains cas, peut être comblée par une simple suture de ses bords, qui, d’autres fois, nécessite une deuxième autoplastie , analogue à la première, le lambeau étant pris sur la paroi abdominale, parfois jusqu’au niveau de la fosse iliaque.
Un fait digne de remarque, c’est que, de tels lambeaux, peuvent subir des tractions considérables sans un sphacèle ; si le spliacèle se montre, il est toujours superficiel, par petits îlots, au voisinage des angles du lambeau, et ne nuit guère à la réunion. Les sutures doivent être multipliées à cause de la traction énorme, soixante-huit crins ont été employés dans l’exemple eijoint. On draine toujours le creux axillaire, puis le drain
est retiré.
( Revue internat, cle thérap.).