A) L’INCISION
1° Sa forme. — L’incision de llalsted est un ovoïde avec queue axillaire ; il en résulte la formation d un petit lambeau triangulaire qui servira à matelasser l’aisselle1. C’est là un avantage qui ne doit pas faire
1 « Ce n’est plus une tranche elliptiifuc do peau • | n il faut supprimer en se ménageant de l’étoile en quantité suffisante pour le rapprochement des lambeaux, c’esL la peau du sein tout entière ». (Le IJentu, l.oc. cil., p. 118).
KXA.MI’.N CRITIQU H DKS MliTIlODKS OPÉRATOIRES oublier cependant qu’il a été taillé dans une peau en contact avec de gros troncs lymphatiques et peut être par suite infectée par propagation.
De plus, l’incision de llalsLed n'a pas 1 ampleur de l’incision de Watson Cheyne et de Tansini, et ne met peut-être, par suite, qu’insuflisamment en garde contre la récidive cutanée.
La technique de Dinaud et Braquehaye, de Pliocas, analogues à celles de Halsted — quant à l’incision — sont passibles des mêmes reproches.
Willy Meyer, Botter, Forgue, Mac Burney font une incision à raquette axillaire, or cette raquette a l’inconvénient de diviser et non d’emporter une peau et des tissus sous-cutanés non exempts de traînées néoplasiques. La même objection peut être faite à l’ellipse de Gangolphe. Roux et Rodman tracent également un ovoïde à queue axillaire, mais celle-ci étant très courte, n’intéresse que sur une petite étendue les tissus suspects. Quoi qu’il en soit, pour éviter ce reproche, l’incision ovoïde simple de Tansini ou de AN'. Cheyne est préférable.
2° Comment doit être faite cette incision ? — 11 faut, a-t-on dit, qu’elle dépasse largement les limites de la glande; pour cela, Botter, par exemple soulève à pleine main la glande et incise la peau à trois bons centimètres au delà, Forgue fait de même, et c’est une excellente pratique. M. Cestan procède également ainsi, comme on le verra plus loin.
AN illy Meyer s’explique moins sur l’étendue du sacrifice cutané, et cette lacune est regrettable.