OBSERVATIONS
Ogs. 1. (PisRre Duvar).. — D. Eugène, .…e d'infanterie, blessé le 7 octobre 1916. ;
Plaie par balle de shrapnell entrée à la face antérieure du thorax à gauche, au niveau de la 4° côte et logée dans le médiastin.
Etat très grave, hémorragie abondante.
Opération. — Thoracotomie antérieure, suture de trois perforations pulmonaires, deux sur le lobe supérieur, une sur le lobe inférieur. Shrapnell extrait à la face médiastine du lobe inférieur. Guérison.
Ogs. 2. (Pierre Duva). — S.., du ..e infanterie, blessé le 20 octobre dans la nuit. Plaie pénétrante par éclat d’obus du poumon gauche.
Le septième jour, hémorragie considérable par la plaie et les bronches,
Opération d'urgence le 27 octobre, à neuf heures.
Thoracotomie. Poumon anciennement adhérent, extraction d’un très gros éclat dans le poumon vers le hile.
Dans l’impossibilité d’extérioriser le poumon pour le suturer, tamponnement. Guérison. Evacué le 14 novembre.
O8s. 3 (DELMAS). — D... Louis, ... d'infanterie, blessé le 11 octobre 1916 par éclat de bombe à Foissy.
Plaie pénétrante du poumon, entrée dans la gouttière vertébrale au niveau de la 10e dorsale. Symptômes graves d’asphyxie.
Opération immédiate. Résection de la 9 côte, hémopneumothorax. Extraction d’un projectile incrusté à la surface du poumon. Suture de la plaie pulmonaire. Suture totale de La paroi. Guérison. Evacué le 7 novembre.
Ogs. 4 (Fioze). — S.:. J., 30 ans. ..e d'infanterie, blessé le 15 octobre à 17 heures, d’un éclat d’obus à la face postérieure gauche du thorax.
Opération le 16, à 14 heures. Depuis le moment de sa blessure, le sang coule par sa plaie de façon continue, traumatopnée.
Incision parallèle à la 7e côte qui est broyée sur une longueur de 3 centimètres. +
TEE
Les débris enlevés, on constate directement un suintement assez fort. Une pince en cœur plongée dans la plaie saisit une languette pulmonaire et l’attire, On aperçoit alors une large déchirure du lobe inférieur du poumon gauche.
Les tranches qui saignent abondamment sont rapprochées et suturées, par deux fils en U très profonds au catgut. L’hémorragie s'arrête tout à fait. >“:
Les jours suivants, on ne constate aucune trace d’épanchement ni diminution des vibrations vocales, ni submatité, ni obseurité respiratoire.
Au septième jour se manifestent des symptômes de congestion pulmonaire autour du point de suture, râles fins, point de côté. Température à 38. Pas de matité, pas d’obscurité respiratoire. Puis ces phénomènes disparaissent et la température redescend à 37. Mais le $ novembre, on constate des signes de pleurésie purulente évoluant sans fièvre marquée, et une pleurotomie déclive avec résection costale est pratiquée immédiatement.
O8s, 5 (MÉLiNE). — H:J.. soldat anglais R, F. A. bicssé le 26 décembre à 6 heures du soir.
Plaie de poitrine par éclat d’obus : arrivé à l’auto-chir 21 le 27 à 1 heure du matin.
Etat grave. Pouls presque nul, syndrome d’hémorragie grave.
Radiographie (BÉGLÈRE). — Projectile mobile avec les mouvements respiratoires à 12 centimètres de la paroi antérieure. Opacité thoracique très marquée.
Opération le 27, à 1 heure du matin (MÉLIN&E). Incision postérieure, résection de la 7€ côte. On tombe sur la scissure interlobaire; au-dessus et au-dessous le poumon est adhérent à la paroi. Décollement des adhérences du lobe inférieur. Hémothorax localisé sus-diaphragmatique, dans lequel flotte le corps étranger. Plaie de la face postérieure du poumon. Fermeture du thorax en trois plans. L’orifice d’entrée du projectile situé au niveau de la % côte est excisé, esquillectomie sur la 9% côte fracturée, suture.
Suites opératoires, 28 décembre. — Silence respiratoire dans tout
le poumon droit, foyer de broncho-pneumonie à la base gauche. Jours suivants mêmes symptômes jusqu’au 2 janvier.
3 Janvier 1917. — Suppuration de la plaie de pénétration et du foyer de fracture des côtes.
6 Janvier. — La plaie opératoire suppure également. Les deux
plaies communiquent largement avec la plèvre (traumatopnée). Broncho-pneumonie gauche à foyers successifs. Amélioration progressive. |
Évacuation le 22 janvier, en état satisfaisant, par suite de la fermeture de lhôpital. |
ques
Les accidents septiques provenaient du foyer de frocture de COte znsuffisamment traité.
OSALOL D RENAS).e Cie Jarnes. Soldat anglais, …e d’artillerie, blessé le 23 décembre à 15 heures. Évacué sur l’auto-chir 21 le 24 à 14 heures. Plaie de poitrine par éclat d’obus. Syndrome d’hémorragie grave.
Radiographie. — Éclat à 7 cent. 5 de profondeur de Ja paroi antérieure ; éclèt immobile séparé de lombre médiastinale par une bande claire très mince.
Opération lo 24 décembre à 16 heures (Dermas, MÉrinre). Résection de la 3% côte gauche en dehors du Sternum, hémothorax abondant. Le projectile, gros comme une noisette, est senti à la .face postérieure du lobe supérieur. Le sommet du poumon est basculé en avant et extériorisé: la face postérieure du lobe supérieur estincisée, le projectile extrait à 1 centimètre de profondeur. Suture des deux orifices pulmonaires. Assèchement de la cavité pleurale à l’éther, suture totale.
Suites opératoires, 26 Décembre. — A gauche, silence respiratoire absolu, à droite, foyer de congestion pulmonaire au sommet, Jours suivants mêmes Symptômes. Amélioration progressive. Chute de la température.
4 Janvier, 13 jour. — On constate qu'il sort du pus au niveau de la Suture (temp. 4902). On désunit et il s'écoule du pus en assez grande quantité avec des débris vestimentaires. On constate qu'il existe au-dessus du sommet du poumon abaissé un petit foyer de pleurésie purulente enkystée ne communiquant pas avec la grande cavité pleurale. Il sort encore des débris vestimentaires pendant une dizaine de jours. Chute de la température. Le malade est évacué en très bon état le 18 Janvier (25e jour).
Auscullation. — Poumons normaux, sauf au sommet gauche,
Ope (PT DExAL) =D. Joseph, .… d’artillerie, blessé le 2 décembre 1916 à 20 heures par éclat d’obus. Entré à l'auto-chir 21 le 3 décembre à { heure. Plaie pénétrante de poitrine à droite. Dyspnée considérable, pouls rapide et petit. La plaie située sur la ligne axillaire droite laisse couler du sang à chaque expiration.
La radiographie signale un gros éclat mobile situé à 9 centimèêtres de profondeur.
Opération le 3 décembre, à 1 h. 30 (MÉLINE). — Fracture de la côte, Esquillectomie ; plaie du poumon longue de 6 centimétres, Suture totale de la plaie. Le projectile n’est pas senti, et devant l’état très grave de lopéré, n’est pas recherché.
Evacuation d’un hémothorax total. Suture de la paroi.
D re.
Pendant 41 jours la température se maintient aux environs de 380, Broncho-pneumonie droite à foyers successifs.
29 décembre, deuxième opération (PIERRE DuvaLr). — Ablation de l'éclat repéré à 11 centimètres de la paroi antérieure et à 12 de la paroi postérieure, au-dessus du diaphragme. 1’opération est décidée parce que la température oscille autour de 38° et que le blessé fait de petits foyers subintrants de brontho-pneumonie dus au projectile. H *.
Résection de la 8e côte en avant. Le poumon adhère au diaphragme, libération d’adhérences lâches.
Au niveau de la coupole diaphragmatique, sur le bord droit de la veine cave, poumon et diaphragme sont unis en un bloc épais. Le compas de Hirtz (BÉCLÈRE) indique que le projectile est au centre du bloc à 1 centimètre de profondeur. Incision du bloc. :: Extraction du projectile. Tamponnement léger. Suture de la paroi. Suites opératoires simples. el
Le 1% janvier la température monte brusquement. Petit foyer de congestion pleuro pulmonaire avec petit épanchement.
L'hôpital étant évacué, le blessé est dirigé sur larrière le 20 janvier, en bon état.
: De
Ogs. 8 (Léo). — R.…. Georges. Éclat d’obus transdiaphragmatique intra-pulmonaire avec plaie superficielle du foie. Plaie punctiforme thoraco-abdominale droite sur la ligne axillaire, au niveau du rebord des fausses côtes.
ladioscopie: montre un éclat d’obus pulmonaire au niveau de la 3e côte.
+ Opéralion le 22 décembre 1916, à 10 heures, par LÉ0.— 1° Exeision de la porte d'entrée et résection de la 10€ côte droite fraeturée.
2° Suture d’une plaie diaphragmatique droite d'environ 2 cenümèêtres à travers laquelle fait hernie une frange graisseuse, réséquée pour permettre la suture diaphragmatique.
30 Thoracotomie droite antérieure avec résection de la 3e côte depuis son cartilage sternal jusqu'à 10 centimètres en dehors. Le poumon est attiré au dehors, et un éclat d’obus est immédiatement senti dans sa trame de côté médiastinal, à 1 centimètre sous la plaie viscérale ; il est extrait facilement.
L'examen de son trajet conduit à suturer trois orifices pulmonaires près de la face médiastine des lobes pulmonaires droits. Les sutures au catgut arrêtent lhémorragie pulmonaire qui est actuellement nulle, mais qui a rempli la plêvre droite d'environ 400 centimètres cubes de sang que des compresses mouillées épongent avec soin. Une dernière compresse mouillée imbibée d’éther. est passée sur la surface pleurale.
Les nn
Fermeture totale de la thoracotomie antérieure.
4° Laparotomie transversale sur le plan horizontal passant par la porte d’entrée incisée au début, mais séparée d’elle par un pont d'environ 6 centimètres de peau saine. Cette laparotomie est destinée à vérifier le foie et à examiner l’organe dont provenait la frange graisseuse transdiaphragmatique réséquée au début de Pintervention.
La laparotomie montre une plaie superficielle du foie sur sa face supérieure et n’explique pas lorigine de la frange graisseuse. Aucune lésion du tractus intestinal dans la moitié droite de l’abdomen.
Fermeture totale en un plan au fil de bronze de la laparotomie transversale.
9° Installation d’une mêche sus-hépatique sortant par la porte d'entrée, la résection costale. La plaie d’excision de la porte d'entrée est presque entièrement fermée, sauf par le passage de la mèche.
Suites opératoires. — Le blessé, en fin d'opération, à un bon pouls à 100.
La température monte à 390 et oscille entre 38 et 39° pendant quatre jours, foyers de broncho-pneumonie successifs au sommet et à la base. La mèche est enlevée le quatrième jour.
Le quatorzième jour, devant la persistance de la température, le blessé est radioscopé pour la deuxième fois.
Une teinte grisaille existe à la partie moyenne de Phémithorax droit. Elle correspond exactement à une région thoracique où
lauscultation révèle les signes d’une pleurésie partielle. FS 5° Janvier 1917. — Deuxième opération à la cocaïne locale (D' Lho). — Thoracotomie secondaire avec résection de 3 cen-
timêtres seulement de la 5e côte droite pour pleurésie enkystée moyenne et postérieure (peut-être interlobaire ?).
Évacuation de 300 grammes environ de liquide séro-purulent odorant.
Suites opératoires. — À partir de ce moment la température tombe à 37°. Le blessé est évacué le 12 janvier 1917 en parfait état général; les trois plaies de la première mtervention ont guéri par première intention sans aucun incident. La plaie pleurale de la deuxième opération ne donne que très peu de liquide séreux, avec température normale, au moment de l'évacuation de Popéré, le 12 janvier 1917.
Ogs. 9 (Dezmas). — L.. Marcel, sous-lieutenant, blessé le 24 décembre 1916, à 10 heures, par éclat d’obus. Arrivé à l’'autochir 21, le 24 à 17 heures. Plaie pénétrante de poitrine à droite. Bon état général. Épanchement thoracique moyen.
Radiographie. — Gros éclat d’obus (très grosse noisette) mobile, o cent, 5 de profondeur au niveau de la 7€ côte en arrière. L’éclat se projette immédiatement au-dessus de la coupole diapbragmatique.
Opération, le 24, à 18 heures (DELMAS), — Résection de la 7e côte, eh dehors des muscles spinaux. Evacuation d’un hémothorax moyen. Extériorisation du poumon. Extraction par incision du projectile situé dans le lobe inférieur près de la scissure interlobaire. Suture de lincision. La plaie de pénétration pulmonaire est contuse ; elle est excisée aux ciseaux courbes et suturée. Nettoyage de la plèvre avec une compresse imbibée d’éther. Suture totale. Excision et suture de la plaie pariétale de pénétration.
Suites opératoires. — Le 27, à l’auscultation, quelques râles crépitants sans souffle à la base droite qui disparaissent en quelques jours. Le douzième jour, 37° régulièrement.
Guérison parfaite. Le blessé est évacué le quinzième jour.
Os. 10 (P.-Duvar). — BB. Clovis, du ..® chasseurs alpins, blessé le 21 novembre 1916, à 16 heures, par éclat d’obus, entré à l’auto-chir 21 le 22 novembre, à 12 heures : 1° fracture de lacromion et de ia tête humérale ; 2° plaie pénétrante de poitrine. Le projectile qui à fracturé l’épine de l’omoplate a pénétré dans le thorax.
Radiographie (DE&LARUELLE). — Projectile logé dans la tête humérale, fracture partielle de la tête, fracture esquilleuse de Pépine de lomoplate, projectile intra-pulmonaire mobile.
Opération le 22 à 14 heures (Pierre DuvaL). — Résection typique de la tête humérale et de la voûte acromiale.
La température reste aux environs de 39. Les plaies suppurent. Développement d’un épanchement pleural à la base (29 nov.).
, Le 9 décembre, pleurotomie, évacuation et drainage d’un hémothorax simple, dont la culture est stérile.
Le 20 décembre, devant la persistance de la fièvre, qui s’est élevée à 40°, on décide lPablation de l’éclat intra-pulmonaire.
… Opération (PIERRE DuvaLr). — Résection de la 8& côte sur 10 cent. de long. L’écarteur de Tuffier est mis en place. 4 Ablation d'énormes paquets de fausses membranes.
Ablation partielle de la coque pulmonaire par une sorte de décoräication partielle. Assèchement de toute la séreuse à la compresse et nettoyage à la compresse imbibée d’éther. Ablation du projectile à 2 centimêtres dans le bloc pulmonaire rétracté à sa partie moyenne. Suture avec petit drainage.
Le liquide évacué contient (VAUCHER) du streptocoque et du preumocoque. Les fausses membranes donnent les mêmes eultures. I’éclat d’obus ne donne pas de perfringens.
Amélioration rapide. Le 14 janvier, par suite de l'évacuation ? 2 2? n CS , # / de V'H.O.E., le blessé est dirigé sur l'arrière. Bon état général, le drain pleural ne donne que peu de sérosité louche.
Ogs. 11 (Turrier). — D... Pierre, du ...® d'infanterie, entré à l’auto-chir le 42 novembre, à 9 heures : plaie pénétrante lombaire abdomino-thoracique, postérieure à hauteur de la face postérieure du foie.
Opération (M. Tuffier en inspection à lPauto-chi 21). Laparotomie exploratrice antérieure, ‘Aucune lésion abdominale. Thoracotomie antérieure (résection de la 6€ côte).
Extériorisation du poumon, extraction du projectile situé à la face médiastinale du lobe inférieur sous le hile. Suture des deux plaies pulmonaires. Suture de la paroi. Excision de la plaie lombaire et tamponnement d’une plaie superficielle de la face supérieure du ‘foie.
Mort le 143 novembre, à 18 heures.
Os, 12 (Léo)} — C..."Octave, du .® d'infanterie, entré le 44 novembre 1916 à l’auto-chir 21 : plaie pénétrante thoracique droite au niveau du rebord thoracique. Défense abdominale.
Opération le 14 novembre, à 11 h. 30 (Lo). Laparotomie exploratrice droite. Pas de lésion abdominale. Résection du rebord costal. Poumon adhérent. Projectile extrait de la base du poumon. Suture. Décédé le 29 novembre, à 4 heures.
OBs. 13 (ALEXANDRE). — F.. Jacques, du d'infanterie, entré le 1* décembre 1916, plaie de poitrine, Hémorragié pariétale formidable. :
Opéraiion immédiate (médecin-major ALEXANDRE). Large déchirure du poumon droit par fracture de côte.
Ablation d’esquilles intra-pulmonaires et d’un éclat superficiel. Suture du poumon. Suture d’une petite plaie du diaphragme. Le blessé, qui n'avait plus de pouls et avait été opéré sans anesthésie, meurt lé 2 décembre, à 4 h. 30.
O8s. 14 (ALëxanDRE). — G., Jean, du .;® d'infanterie, entré le 5 décembre : plaie du poumon droit, état très grave. Le projectile a pénétré par la face externe du bras droit et par le soïnmet de Paisselle. nS
Opération immédiate à 23 h. 15 (médecin-major ALEXANDRE). Thoracotomie antérieure (4° côte). Suture d’une large déchirure du poumon. Lobe supérieur, face antéro-externe. Le projectile n’est pas trouvé. Suture du thorax.