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Deuxième intervention le 20 décembre à 15 h. 30 (P. Duvaz). pour pleurésie purulente. L’éclat est dans le cul-de-sac diaphragmatique, Extraction, drainage. Le blessé a été évacué en état tres satisfaisant,
O8s. 15 (P. Duvar). — G.. Jules, du © régiment territorial, entré le 20 décembre 1916 : plaie de poitrine. Mauvais état.
Radioscopie : montre un! éclat situé à la face postérieure du hile et une teinte grise générale de tout l’hémothorax gauche. Le mauvais état général et l’opacité thoracique font croire à un hémothorax important.
Opération d'urgence (P. DuvaL), à 18 Ir. 30, le 2 décembre. — Résection de la 6€ côte en arrière. Au lieu d’un hémothorax, on trouve le poumon totalement relié au thorax par des adhérences anciennes très épaisses. | .
, Après un essai de libération du poumon, le projectile est abandonné. Le blessé ne se remonte pas et meurt le 21 décembre, à 18 heures.
: Autopsie. — Adhérences anciennes très épaisses de tout le pou-
mon. Projectile situé au beau milieu du hïle, entre deux brances
de lartère pulmonaire. Gros hématome hilaire. Broncho-pneumonie massive du poumon droit.
O8s. 16 (inédite) (ARNAUD). — X..., € d’infanterie, arrive à Pambulance 11/22 le 5 septembre 1915.
Diagnostic. — Plaic par-éclat d’obus de la région costale droite basse, et sensiblement sur la ligne axillaire. Ccntracture abdominale extrêmement marquée. Dans lhypothèse d’une plaie thoraco-abdominale, intervention.
Opération. — La voie thoracique est adoptée, ayant l'avantage de vérifier la non-pénétration abdominale et d’éviter une laparotomie blanche. Anesthésie générale chloréthyle.
Débridement de la plaie d'entrée : on résèque de part et d’autre du foyer de fracture la 11€ côte sur 8 centimètres environ. La plèvre est ouverte, et on agrandit cette ouverture. L’écarteur placé dans la plaie opératoire ne permet d’apercevoir sur le diaphragme aucune lésion, mais lexploration au doigt permet de sentir et de ramener du sinus costo-diaphragmatique des fragments de côte et un petit éclat d’obus.
On aperçoit à la partie tout inférieure du poumon, soudée à la plèvre par des adhérences, une petite plaie qui, d’ailleurs, saigne peu. On place un point au catgut sur le parenchyme. pulmonaire. 11 semble que le projectile animé d’une faible puissance de pénétration n'ait pu entrer dans le tissu pulmonaire, ne pro-
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duisant à sa surface qu’une blessure légère, et soit ensuite tombé dans le cul-de-sac pleural.
Toilette pleurale soignée. Un drain dans la plèvre, fermeture partielle de lPincision opératoire.
Sutes opératoires. — Le blessé supporte bien lPintervention, mais le lendemain l’ambulance étant hbombardée, il est évacué d'urgence; 15 jours après, il est vu par nous en bon état à PH. O. E. où 1l avait été dirigé. À cette date, 1l existait encore une petite fistule pleurale.
Depuis, plus de nouvelles du blessé, mais il est vraisemblable qu’il a parfaitement guéri.
Os. 17 (LEFÈVRE). — B... 38 ans, blessé à Ribécourt le 11 mars 1917, plaie pénétrante du thorax par éclat d’obus, plaie du creux poplité gauche. A l'entrée, état de shock très prononcé, pouls incomptable, 40 respirations par minute.
La plaie thoracique située sur le prolongement de la ligne axillaire postérieure au niveau des 6e et 7€ côtes a un diamètre de 3 centimètres environ, elle est comme taillée à lPemporte-pièce. Hémorragie externe presque nulle, à peine quelques Monte sures dé sang entraînées par Pair chassé de la plèvre. Pas d’hémoptysie. Emphysème sous-cutané de la région sus-claviculaire droite.
Examen radioscopique. — 1° Projectile dans le sommet du pourmon droit; 2 projectile dans la région sous-claviculaire droite; 30 projectile à la face postérieure du fémur gauche dans le creux poplité.
Donc : deux projectiles, l’un dans le sommet du poumon, Pautre qui a traversé et est venu se loger sous lo elavicule.
Le 12 mars 1917, à 9 heures, pouls 140, respirations 36, température 3805. À 10 heures, accélération du pouls et hémorragie externe abondante. Le blessé est aussitôt opéré.
Opération. — Anesthésie chloroformique. Aide : M. Lombard. Excision de la plaie thoracique. Résection des extrémités fracturées des 6e et 7€ côtes droites.
Nettoyage de la plèvre. Le poumon présente une plaie sur sa face pariétale au niveau du lobe inférieur, le trajet du projectile traverse je sillon interlobaire, pénètre par celte face le lobe supérieur et ressort sur la face antérieure du sommet et au niveau de la 2e côte fracturée. Et
Le lobe supérieur est partiellement luxé dans la plaie de manière à présenter sa face interlobaire. Il s’écoule un peu de sang par le trajet du projectile; sous écran radioscopique une pince est introduite dans le trajet et permet de retirer un volumineux projectile situé à la partie antéro-externe du sommet. Quelques esquilles costales sont aussi enlevées. L’hémorragie, au. cours de
: — 42 — ces manœuvres, s'étant arrêtée, on ne suture pas le poumon. 10 Fermeture partielle de la plèvre avec drainage ; 20 Ablation sous écran du projectile antérieur et d’un fragment de la 2€ côte ; 30 Ablation du projectile poplité.
Suiles opératoires. — Tout va bien jusqu’au 6€ jour, sauf une légère congestion de la base gauche. ee
Le 8 jour, suppuration au niveau de la plaie thoracique, mise en place de tubes de Carrel, deux dans la plêvre, un dans la plaie.
Le 13 jour, il s’élimine par la plaie des débris de poumon sphacélé.
Le 15e jour, amélioration. ;
Le 23e jour, écoulement noirâtre, sirupeux, par la plaie, les deux autres plaies sont cicatrisées.
Le 240 jour, élévation rapide de la température.
Le 25e jour, à 11 h. 1/2, hémoptysie et hémorragie externe qui emportent le blessé en cinq minutes.
Autopsie. — Un 3% éclat qui avait échappé à la radioscopie est trouvé dans une cavité à parois sphacéliques du lobe moyen, avec un volumineux caïllot. SE
O8s. 18 (LErèvRE). — M... Alphonse, blessé le 11 mars 1917, à 17 h. 45. Opéré le même jour à 22 heures.
Fiche d'entrée. — 1° Plaie région mastoïdienne gauche; 2° Plaies multiples région dorsale droite et gauche par éclats d’obus. Diagnostic. — 1° Plaie région mastoïdienne par éclat d’obus ;
2° Plaie région thoracique postérieure gauche.
Examen radiologique. — 1° Projectile intra-mastoïdien : extracton sous écran ; 20 Petit corps métallique au-dessus de linterligne condylienne, fiché dans la face postérieure du fémur.
Traitement et marche :
1° Plaie régionale mastoïdienne. — Excision de la plaie, ablation de Féclat, suture primitive.
20 Plaie région thoracique. — Ablation de orifice d’entrée. Le trajet conduit sur une côte perforée et esquilleuse ; résection de la côte. Issue du sang contenu dans la plèvre. Le poumon saisi présente une perforation au niveau de son bord antéro-inférieur, perforation dans laquelle on trouve un petit éclat d’obus et des éclats provenant de la côte. On les enlève; suture du poumon. Sur le bord gauche du péricarde se trouve une petite plaie qui suinte très légèrement et qui ne nécessite pas de suture. Résection de tous les plans de la paroi autour du trajet. Suture partielle de la plèvre et de la paroi. Tamponnement avec une gaze. Anesthésie à l’éther. Petit foyer de congestion pulmonaire opposée. Mèche retirée au bout de 48 heures.
PR
Guérison sans incident. Pas d’épanchement pleural, guérison de la plaie mastoïdienne par première intention. Evacué 21 jours après en parfait état.
OBs. 19 (A. VreLlre).
Plaie thoraco-abdominale par éclat d’obus. Hémo-pneumothorax ouvert. Suture du poumon. Isolement des lésions thoraciques et abdominales par occlusion du diaphragme. Extraction de Péclat abdominal. Guérison.
E. L.., € B. C. P. Blessé le 18 septembre 1916 à 10 heures. Opéré à 17 h. 30 le même jour.
Examen clinique. — Orifice d'entrée à deux travers de doigts au-dessous de la pointe du scapulum gauche. Hémo-pneumothorax ouvert avec dyspnée relativement peu marquée et conservation d’un état général suffisant. Pouls convenable. Contracture nette de lhypocondre gauche.
Examen radioscopique. — Vérification de lPhémothorax abondant. Localisation du projectile à 4 centimètres de la paroi abdominale antérieure en plein espace de Traube.
Opération. — Huile éthéro-camphrée strychninée. Morphine. Anesthésie au chloroforme. Opérateur : VILLE. Aide : Nougr. Abrasion de l’orifice d’entrée thoracique et résection de la côte sous-jacente fracturée sur une large étendue. Vidange de la cavité pleurale par le décubitus dorsal. Extériorisation d’une partie du lobe pulmonaire inférieur perforé de part en part avec fissure se dirigeant vers le bord inférieur, Suture par deux points en U totalement perforants, jetés l’un au-dessus de la lésion, Pautre au-dessous. Aveuglement de toute hémorragie. Détersion de la cavité pleurale et occlusion de la plaie diaphragmatique par voie endothoracique. Suture hermétique des plans pleuro-musculo cutanés préalablement épluchés.
Laparotomie latérale sous-costale gauche. Exploration négative de l'estomac, du côlon, de l'intestin grêle voisin. L’éclat est trouvé libre dans la cavité abdominale, accolé à la partie postérosupérieure de la grande courbure. Éthérisation, Drain au contact. Suture incomplète de la paroi. Drainage à la Murphy.
Evolution. — Ablation du drain sous-pubien dans les 48 heures et du drain sous-costal le 4° jour après aspiration négative. Aucune réaction péritonéale. nent le 8 jour ne rainenant quune vingtaine de centimètres cubes de sang normal et sans odeur. Évacuation treize jours après Pintervention, L’opéré nous donne de ses nouvelles de l'hôpital complémentaire de la rue de la Pompe et, dès le début de novembre, est envoyé en convalescence dans le Midi, ne se plaignant, de temps à autre,
que d’un léger point de côté.