HISTORIQUE
La conduite à tenir au cours des différentes plaies pulmonaires, tant dans la pratique civile que pendant les dernières guerres, était l’abstention systématique.
Les tentatives, ayant d’ailleurs pour but l’hémostase, d'Omboni en 1884, de Delorme en 1891, puis de Michaux, de Reclus (Congrès de chirurgie 1895), n’empêchèrent pas l’abstention de prévaloir à la suite de la commuñication de Lucas-Championnière en 1900.
En 1907, la thèse de Martel est un chaud plaidoyer en faveur de l'intervention hémostatique, mais dans tous ces cas, il n’est pas question de l'extraction du projectile.
La mortalité dans les guerres modernes (Transvaal, Mandchourie, Balkans) ayant nettement diminué, on arrive à parler du projectile humanitaire sans qu’il soit fait allusion . au projectile d'artillerie qui devait, dans la guerre actuelle, par ses lésions thoraciques, amener de tels désastres.
Les différents traités les plus récents (Ombrédanne, Forgue, Lenormant) n’envisagent l’intervention que comme exceptionnelle ; ils parlent de « guérison simple », « d’enkystement du projectile ». On y relève cependant la notion de gravité plus considérable quand la balle est retenue, que dans les cas de séton. Mais toujours on retrouve l’assertion que le rôle du chirurgien n’a pas à être actif.