STATISTIQUE
Les statistiques antérieures à la guerre actuelle sont variables dans leurs conclusions.
Bartholi donne 26 % de mortalité pour 72 cas.
Borszeky donne 11 % pour 131 cas.
Bland donne 16,5 %.
Pendant les guerres du Premier Empire, les plaies de poitrine donnent 80 % de mortalité, 90 % pendant la guerre de Crimée.
La mortalité est encore de-50 à 60 % pendant les guerres de Sécession et la guerre franco-allemande de 1870.
Elle diminue considérablement au cours des guerres modernes. C’est ainsi qu’on relève les chiffres de 35 % au Tonkin, 27 % à Cuba, 12 % seulement au Transvaal, mais il faut insister sur ce point : la presque totalité des plaies de poitrine envisagées dans ces statistiques est produite par balles de fusils.
Les premières statistiques de la guerre, actuelle sont venues jeter un jour nouveau et tout différent sur la question ; et même, en laissant de côté les grands”délabrements entrainant la mort immédiate ou au poste de secours, la mortalité, surtout dans les cas de rétention du projectile, était effrayante.
Pierre Duval, dans son récent ouvrage sur les plaies de guerre du poumon (Masson 1917), publie le tableau-résumé suivant :