‹ L'Extraction Primitive des Projectiles IntrapulmonairesChapitre 9 sur 20 · AUTEURS · texte numérisé non relu

AUTEURS

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Soit une mortalité totale dans la guerre actuelle de 20 %,.

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” Cette statistique est une statistique de l'avant. Les auteurs s'accordent à reconnaître une mortalité de 25 à 30 % au poste de secours.

18 à 20 % pour l’ambulance où est amené directement le blessé.

Aux étapes, la mortalité diminue considérablement puisque n’y arrivent que les blessés de poitrine qui, primitivement ou secondairement ont été jugés aptes à subir le transport. Elle tombe à 10 % environ. Nous arrivons ‘donc avec P. Duval aux conclusions suivantes : Sur 100 cas, 25 meurent au poste de secours, 20 % des survivants meurent à l’ambulance et sur les 60 qui restent, 10 % meurent aux étapes. C’est donc 46 %, c’est-à-dire près de la moiné des blessés qui meurent avant d’arriver aux hôpitaux de l'arrière, sans préjudice de toutes les complications tardives sur lesquelles nous insisterons plus loin. Dans ces statistiques, le moment de la mort à l'avant est dans 60 % des cas, le premier surtout, ou le deuxième jour.

La nature du projectile, comme le faisaient prévoir les statistiques relativement bénignes des guerres antérieures, a une influence considérable sur la gravité des plaies de poitrine.

Les plaies par balle n’entrent dans la mortalité que dans une proportion variant de 5 à 15 % .

:# Enfin, et c’est le point qui nous intéresse, la rétention de léclat d’obus est le principal facteur de la mortalité élevée dans les plaies du poumon.

Au cours de la bataille de la Somme (Juillet-Octobre 1916), P. Duval note la mortalité suivante chez les blessés du poumon par projectiles d'artillerie.

21 % dans les cas de séton.

30,3 % dans les cas de rétention de l'éclat.

Rouvillois, Pedeprade, Guillaume-Louis et Basset, sur

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106 cas de plaies du poumon pour lesquelles l'intervention n’a pas été pratiquée, donnent les chiffres suivants :

Plæies avec rétention du projectile, 65 cas, 34 morts, soit 52,3 %.

Plaies sans rétention du projectile, 41 cas, 8 morts, soit 19,0%:

Dans les autres statistiques le partage n’a pas été nettement établi à notre connaissance. L’éloquence des chiffres précédents suffit à faire ressortir clairement la gravité de la rétention du projectile, surtout des débris de projectiles

d'artillerie.

LD

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