‹ L'extrême OrientChapitre 121 sur 132 · Nouvelle Géographie universelle · texte numérisé non relu

Nouvelle Géographie universelle

Tokio. — Les tombes de Takanavv.

Quant à la doctrine de Confucius, son importation par les Chinois au vie siècle fît un peu du Japonais ce qu'il est politiquement, socialement et moralement. Le bouddhisme, importé vers la même époque, conserve une certaine importance, à cause de la pompe de ses cérémonies qui séduit encore la foule même devenue incrédule. Il est corrompu, divisé en plusieurs sectes, dont la plus populaire est celle qui vénère, sous ses trente-trois images diverses, Kannon, la Kouanyin des Chinois, la « Déesse ou le Dieu de la Miséricorde aux mille mains secourables ». D’après le dénombrement de 1875, les sept sectes principales du bouddhisme japonais ne possèdent pas moins de 88,000 temples, et les sintoïstes en ont plus de 120,000; mais dans ce nombre il en est beaucoup qui servent aussi aux cérémonies des deux cultes : une simple natte de bambou sépare les deux autels.

Le christianisme a compté jusqu’à 150,000 fidèles au pays du Soleil Levant. Il n’en existe pas 15,000 aujourd’hui, dont 7,000 catholiques romains et grecs. Les missionnaires se heurtent, en effet, à l’indifférence du peuple et souvent à son mépris pour une religion qu’ils jugèrent définitivement d’après les premiers aventuriers occidentaux dont ils reçurent la visite.

Les fossés du palais impérial à Tokio.

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