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Durant ce laps de temps nous y livrâmes neuf combats

3. Il s’était établi, après la prise des forts, sur la presqu’île limitant au sud l’entrée de la rade, et s’y était maintenu en dépit des efforts des Annamites pour l’en chasser; mais nos hommes tombaient malades et l’on ne pouvait entrer clans la rivière de Hué, à cause de la barre obstruant l’entrée.

4. Voir le Rapport officiel de l’amiral Eigault de Genouilly.

L’INDO-CHINE

chine qui devint presque malgré nous, presque par hasard, possession française. On s’en tenait encore en ce moment aux instructions données à M. de Montigny trois ans auparavant, et l’on n’exigeait de Tu-Duc que d’insignifiantes concessions, toutes morales.

L’amiral Rigault, la citadelle détruite, ne garda que le fort du Sud, revint à Tourane, s’y empara inutilement du camp retranché des Annamites, puis rappelé sur sa demande 1, rentra en France, laissant le commandement au contre-amiral Page. Celui-ci continua à détruire les forts ennemis autour de la baie de Tourane ; mais,

voyant son action demeurer infructueuse, et manquant enfin de monde — ainsi que nos chefs militaires en ont toujours manqué, dès le début de nos tentatives en extrême Orient il dut, sur 1 ordre du gouvernement impérial, évacuer Tourane le 23 mars 1860.

Après tant d efforts et de sacrifices, après tant de bravoure dépensée par nos soldats et marins, et de talent par nos officiers, nous n’avions rien obtenu ; mais nous avions une fois de plus fourni aux Annamites un prétexte à nous mépriser et à tenir pour des menaces en 1 air les avertissements futurs de nos diplomates.

« Nous nous concentrâmes alors à Saigon » ; ainsi s'exprime l’histoire officielle. Or sait-on ce que 1 amiral Page, envoyé peu après en Chine, laissait comme garnison à Saigon? Huit cents hommes, dont 200 Espagnols, et une petite flottille de deux corvettes et quatre canonnières !

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