‹ L'extrême OrientChapitre 46 sur 132 · C. Bouillais, op. cil · texte numérisé non relu

C. Bouillais, op. cil

Le 18 août, le Bayard, le Château-Renault., le Lynx, V At niante, la Vipère et le Drac s’embossaient à Thuan-An. L’ Annamite avait amené de Saigon 600 hommes d’infanterie de marine, 100 tirailleurs indigènes, nue batterie d’artillerie et une centaine de coolies. Les mandarins n’ayant ni rendu les forts, ni répondu à l’ultimatum de l’amiral, le feu commença à quatre heures et demie et dura jusqu’à huit heures du soir. L’ennemi ripostait vigoureusement, mais il n’atteignit que la Vipère. Le lendemain 19, la houle empêchant le débarquement de nos soldats, il nous eanonna avec vigueur et atteignit même le Bayard. L’escadrille répondait de toutes ses pièces qui faisaient

Annam. — Port de Phanry. Vue intérieure.

dans les forts d’énormes ravages. Le 20, le feu recommençait an petit jour, et Courbet, qui fut toujours si avare du sang de ses hommes, jugeait enfin le débarquement possible. Les 600 soldats d’infanterie de marine, les 100 tirailleurs annamites, la batterie d’artillerie de marine, celle des canons de 65 ‘, les compagnies de débarquement du Bayard, de V Atalante et du Château-Renault, en tout 1,050 hommes, débarquaient au son de la Marseillaise, ayant de l’eau jusqu’à la ceinture. M. le capitaine de vaisseau Parayon, du Bayard , conduisait l’attaque que matelots et marsouins menèrent comme ils savent la mener. Les forts, que les navires continuaient à canonner, furent pris d’assaut malgré la courageuse résistance de leurs défenseurs. D’un furieux élan, tout fut enlevé en quelques heures, et les Annamites se débandèrent

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