I. L’ Judo- Chine française contemporaine, op. cit
L’INDO-CHINE
qui s est passé ailleurs, on peut être assuré que cette barre se solidifiera à la longue.
Les plaines du Delta seraient envahies par les eaux au moment des grandes crues annuelles des fleuves sans les digues dont quelques-unes atteignent jusqu’à 7 mètres de hauteur. « Il est peu d’années, d’ailleurs, où l’une des mailles du réseau ne vienne à se rompre et où les eaux ne fassent irruption dans quelque immense cuvette. Etonnamment chargées de limon, elles viennent ajouter aux colmatages antérieurs et augmenter souvent le niveau des terres de 40 à 50 centimètres. Chaque année également, à l’époque des crues, toute la portion inférieure de chaque case du damier formé par les digues
Amorce du pont de Dap-Cao.
se remplit d’eau de pluie qui ne peut trouver écoulement, puisqu’elle est au-dessous des eaux fluviales, et chaque îlot a sa partie noyée, plus ou moins étendue, suivant sa surface et suivant la quantité d’eau retenue par ses rizières. Ces portions inondées ne peuvent s’assécher que vers le commencement de novembre, quand les cours d’eau ont repris leur niveau normal. Elles ne sont pas entièrement perdues pour la culture, car le riz pouvant ici se repiquer toute l’année, on les voit se couvrir de plants au fur et à mesure du retrait des eaux. On ne fait sur ces terrains qu’une seule récolte au lieu de deux, mais elle est meilleure que chacune de deux autres, et la différence du rendement n’est pas sensible b »
C’est du plateau du Quang-si que se détachent les arêtes secondaires formant la ligne de partage des eaux entre les fleuves tonkinois et chinois. L'une d’elles se ter-