‹ L'extrême OrientChapitre 80 sur 132 · IMPORTATIONS · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS

Cotons filés. Étain.

Cotonnades. Opium.

Petits draps. Soies.

Sel. Médecines.

Tabac chinois. Teintures.

Allumettes suédoises. Laques.

Plomb. Huiles.

Coton égrainé. Thé.

Parapluies. Peaux.

Céréales.

Le sel est l’article le plus important ; l’État en détient le monopole ; nous évaluons la vente sur Lao-kay à 70 ou 80,000 piculs seulement, car 30 à 35 pour 100 des jonques qui le portent se brisent sur les rapides (sic!).

25,000 piculs de tabac sont vendus annuellement à Lao-kay. 25 gour 100 sont de première qualité et se vendent 40 à 42 piastres le picul, qui ne vaut à Haïphong que 30 à 33 piastres. Le reste, 75 pour 100, est de qualité inférieure et se vend 32 piastres à Lao-kay et 25 à Haïphong.

Les cotonnades peuvent se monter à 2,000 balles.

Les importations sont évaluées à 20 millions.

un fouillis inextricable pour l’œil d’un étranger. L’autel, laqué de rouge, est sculpté à jour et les principaux ornements en sout relevés d’or. Dans les pagodes dédiées au souverain, il est flanqué de deux grues de grande taille tenant une fleur de lotus dans le bec et posées sur des tortues. La grue passe pour vivre mille ans et la tortue dix mille : c’est la traduction, sous une forme sensible, du souhait de longévité adressé au roi. Devant l’autel une table des sacrifices très basse et décorée dans le même goût : laque rouge et dorure sur les nervures ; des panneaux sur la laque desquels des sentences se détachent également en se penchant aux colonnes de bois du temple ; à mi-hauteur de celles-ci, des consoles accrochées supportent des statuettes singulièrement ressemblantes à l’imagerie catholique. Sur une plaque de marbre façonnée dans

Palanquin tonkinois.

un des murs, sont gravés le texte du décret qui a autorisé l’érection de la pagode et les noms des généreux fondateurs qui en ont fait les frais.

« Un magasin, caché presque toujours derrière l’autel comme une sacristie, contient les accessoires des cérémonies, le catafalque aux brancards terminés en têtes de monstre, les sabres et les lances qui figurent dans les processions, les chandeliers, les vases, quelques tabourets. Tous ces objets sont en bois laqué et ornés de dorures, même les sabres et les lances dont les lames imitent l’acier à s’y méprendre. Mais toutes ces laques sont de mauvaise qualité et toutes ces dorures sont bavocliées. Les sculptures se répètent sans cesse comme si l’imagination des artistes s’était ankylosée dans trois ou quatre types h »

A la campagne, on trouve à chaque carrefour des sentiers, des tu-van, autels rustiques, généralement composés d’une chaise curule en maçonnerie élevée sur un socle, devant une table où les passants déposent des fleurs, des baguettes de papier

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