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Monastère de Lavra, au Mont-Athos Réfectoii-e du x' siècle (Barsky)

DU Vl" AU XV" SIÈCLE 67

Monastère d'Ivibon, au Mont-Athos (D'après une photographie de M. G. Millet)

donnons, d'après Barsk}', celui de Lavra. Les proportions de ce croquis sont inexactes; mais il a le charme du pittoresque, car il nous figure la procession des moines quittant la salle à la suite de l'Higoumène. L'édifice doit dater de la fin du x" siècle, comme l'église. La salle est en forme de croix ; les murs sont couverts de peintures religieuses, le toit et le plafond sont en bois, mais il y avait autrefois une voûte et peut-être des coupoles. L'éclairage est donné par des fenêtres percées sur les parois à quatre ou cinq mètres au-dessus du sol. Les tables sont en marbre, mais grossières et épaisses. Le prieur a la sienne dans l'abside du fond de la salle (Voir ci-contre).

On peut rapprocher la forme de ce réfectoire de celui du couvent de Daphni, dont le plan est indiqué à la page 47 : « On y pénétrait à l'ouest, « dit M. Millet, par trois portes que séparaient deux piliers. Il se terminait <( à l'est par une abside percée de trois portes et découpée à l'extérieur « d'angles saillants et rentrants. A l'intérieur, le long des murs, des pieds « droits supportaient les arcs où s'appuyaient les voûtes de l'édifice. . . Le « repas est comme le dernier acte de la liturgie. L'office terminé, les moines « se réunissaient dans le Narthex, puis, au signal du Sémanter, ils se ren- « daient en ordre au réfectoire, l'Higoumène en tête, en chantant un psaume. « L'officiant avançait jusqu'à l'abside et, debout, à droite, tourné vers (( l'Orient, il prononçait le Benedicite. Dans l'abside, l'Higoumène prenait

R, à Démétrias (Barsky)

« place à une table iso- « lée d'où il dirigeait « le repas, puis les « moines regagnaient « leurs cellules. »

Tous les réfectoires ne se terminaient pas par une abside comme celui de Daphni, mais ils s'élevaient plutôt au-devant de l'église, l'abside à l'ouest, afin que l'officiant pût prier regardant les moines et tourné vers le sanctuaire.

A Daphni, faute de place, on construisit le réfectoire sur le côté, l'entrée tout près du Narthex et l'abside vers les cellules où les trois portes qui le perçaient menaient directement.

Le monastère de Daphni, dont une étude très complète a été publiée par M. Millet, a été abandonné depuis longtemps par les moines, puis détruit en partie par des tremblements de terre. Le gouvernement hellénique s'est décidé, en 1889, à entreprendre, aux frais de la Société archéologique, la restauration de l'église et des mosaïques. Il y a fait aussi des fouilles qui ont dégagé les cellules du vf siècle précédemment décrites et le réfectoire que M. Millet attribue, comme l'église, à la fin du xi' siècle.

Barsky a dessiné, en même temps que des monastères , l'habitation métropolitaine voisine de ce bijou qu'on appelle aujourd'hui la Petite Métropole, à Athènes. Il est intéressant de retrouver dans ce groupe, au xviii" siècle, la survivance des types sj^riens : escaliers extérieurs, portiques et cours. C'est cette survivance du t3^pe sj'rien qui caractérise, avec l'addition des petites coupoles persanes, les monuments que nous avons passés en revue.

RoussicoN, au Mont-Athos Bayet ; Uart by:^auîin)

DU Vr AU XV^ SIECLE

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