ANIOS AVEUGLE DANS UNE MAISON DE CAMPAGNE
C'est une pièce à coupole entre deux ailes. L'événement eut lieu aux Iles des Princes. Nous rappellerons qu'à la même époque, Jean le Syncelle, le maître iconoclaste de l'empereur Théophile, possédait dans les faubourgs de Constantinople une villa appelée Troullos (la Coupole) ^ Une autre miniature nous montre l'intérieur revêtu de plaques de marbre, aux veines symétriques de la maison où la mère de l'impératrice Théodora faisait, en secret, baiser les icônes à sa petite-fille (p. 56). Nous reproduisons aussi l'incendie du Phare, qui saisit de terreur Michel l'Ivrogne et lui fit tomber les rênes des mains. C'était un monastère dépendant du Palais et d'où partait la ligne des signaux reliant Constantinople aux frontières. Une autre miniature nous montre une femme sortant d'un bain où elle vient de baptiser son enfant, la « calpis » à la main. Michel l'Ivrogne l'oblige à le recevoir chez elle et à lui servir à manger. Ailleurs, une bande d'histrions, au service de ce fantasque empereur, rencontre le patriarche au coin d'une rue et lui donne une sérénade bouffonne. Le patriarche est réfugié sous un portique dont le fond est revêtu d'appliques de marbres.
La deuxième manière est plus grossière. Ses tons sont lourds, ses attitudes gauches, mais elle amuse par le réalisme outré, parfois comique, des
' Syméon Magisler, Hist. de Théophile, 13.
« f /' UA/fi'M>~JtJuJ.«'^j-ri^^ir'-ii=^X
, PUBLIC