DES ESPIONS SURVEILLENT UN COMPLOT DANS UNE MAISON PRIVÉE
MANUSCRIT DE SKYLITZES
ENFANTS PROMENÉS DANS LES RUES A PORTIQUES DE CoNSTANTINOPLE
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NlCÉPHORE EST INSULTÉ PAR LE PEUPLE DANS LES RUES A PORTIQUES DE CoNS
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TANTINOPLE
MANUSCRIT DE SKYLITZÈS
DU Vl" AU XV'' SIECLE 9I
expressions. Là, les architectures sont plus développées, mais aussi plus conventionnelles. Ce sont, en principe, des arcades au-devant desquelles les personnages se détachent -sur des fonds polychromes. On serait tenté de croire qu'elles indiquent une salle basilicale ; mais il est plus vraisemblable qu'elles fournissent un simple cadre décoratif comme dans certaines copies de manuscrits alexandrins, tels que celui d'Apollonius de Cythium. A ces
Les histrions de Michel l'Ivrogne tournent en dérisio: (Manuscrit de Skylitzès)
arcades le miniaturiste ajoute des vues extérieures d'édifices. Ainsi, pour figurer une église, il aligne au-dessus d'elles, les fenêtres de la grande nef; de même pour indiquer le Palais, il flanque le portique de constructions empruntées aux modes du temps. Mais le plus souvent, pour aller plus vite, il interrompt le portique, n'en conserve qu'une arcade sur la tête du souverain. Voici deux miniatures qui marquent bien le procédé. Un moine voulant perdre Léon le Sage lui persuade, dans les parties de chasse, de porter un couteau dans ses guêtres pour le prêter à son père en cas de besoin. En même temps, il raconte à Basile que son fils menace sa vie. Léon, sur sa demande, lui ayant offert son couteau à la chasse, Basile tomba dans le piège et priva Léon de sa dignité. Mais, dans un banquet, les assistants ayant entendu un perroquet crier : « Hé ! seigneur Léon ! » se mirent à pleurer et refusèrent de manger. Basile promit de revoir l'aflFaire et rendit justice à son fils (p. 92).
Une de ces miniatures nous montre la petite façade d'un édifice à fronton avec une arcade d'entrée au bas et deux moucharabies sur les côtés. Les belvédères, les terrasses et surtout les moucharabies forment les éléments
constitutifs de ces petits groupes. Les terrasses portent, au lieu des baldaquins que nous avons observés dans le ménologe, des sortes de tours rondes à coupoles qui font songer aux minarets (p. 90). Ces éléments orien-
Un moine accuse Lkon (Manuscrit de Skylitzès)
Les invités de Basile I implorent la grâce - (Manuscrit de Skylitzès)
taux sont du plus grand intérêt, mais le manuscrit aj^ant été écrit au XIV' siècle, il est difficile d'indiquer l'époque à laquelle ils ont été introduits à Constantinople. Toutefois, il est très vraisemblable qu'il reproduit les illustrations du manuscrit original rédigé dans la seconde moitié du xi' siècle.
DU Vf AU XV' SIÈCLE
Bbingas fait démolir les maisons de ses ennemis (Manuscrit de Skylitzès)
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L'archonte des russes interrogeant un évêque sur la foi chrétienne (Manuscrit de Skylitzès)
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MOUCHARABIES ET ÉTAGES A ENCORBELLEMENT (D'après le manuscrit de Skylitzès)
DU VI' AU XV' SIÈCLE
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MOUCHARABIES ET ÉTAGES A ENCORBELLEMENT (D'après le manuscrit de Skylitzès)
(Manuscrit de Skylitzès)
La miniature suivante (p. 93) figure l'archonte des Russes interrogeant un évêque sur la foi chrétienne. Le petit édifice monté sur arcade, que nous avons rencontré déjà, est vu sur une de ses faces latérales. Les frontons y sont transposés. Ailleurs, nous voyons toute une tourelle en encorbellement. Elle appartient au Palais que Théodora, fille de Basile II , est obligée de quitter. On rencontre dans cette partie du manuscrit plusieurs représentations de maisons indiquées dans le texte :
celle de Grégoras Iviritzis où le prétendant Constantin passa la nuit après la mort de l'empereur Alexandre, fils de Basile I (p. 93), celle de Bringas, à qui Nicéphore Phocas vint montrer, pour le rassurer, le cilice qu'il portait sur lui ; la scène la plus curieuse est celle où le Parakimomène Basile, pendant une nuit d'été, fait détruire, par ses serviteurs, parents et amis, les maisons de ses adversaires, en particulier celle de Bringas (p. 93). Ailleurs, un général fait aveugler son compétiteur qu'il a enivré dans un banquet. Ailleurs, on construit une résidence d'été pour Romain Lacapène, près de la citerne de Bonos, et l'on trouve une tête de bœuf en marbre que l'on jette dans un four à chaux. Ce fut, au dire du naïf historien, la cause première de la peste des bœufs. D'autres miniatures nous montrent les rues de Constantinople avec des portiques surmontés de créneaux et de tours (p. 90).
Enfin, le monastère où meurt Christophore est composé d'un chapelet de petits édifices circulaires à toits dorés. Nous emprunterons encore à cette série un croquis du monastère de Philippicos, à Chrysopolis, et des villes d'Euripe, de Bénévent et de Capoue (pp. 98 et 99).
DU VI' AU XV' SIÈCLE
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(Manuscrit de Skylitzôs)
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Alousianos enivre Deleanos et le i-a (Manuscrit de Skylitzès)
La troisième manière est la plus remarquable parla finesse de l'exécution, la vivacité des poses, la richesse des tons. Les architectures y sont très
Pmuppicos, à Chrysopolis*
La ville d'Eiii'U
développées, surtout dans la fin du volume où les mêmes procédés sont appliqués par un pinceau moins habile. Ce sont encore des architectures conventionnelles et des fonds polychromes ; mais les petits édifices qui agrémentaient les portiques disparaissent. Les monuments sont composés le plus souvent de bandes ou de rectangles, des tons les plus divers, juxtaposés pour l'harmonie des couleurs, presque sans aucun souci
; (Vue d'une place forte). — Manusci-it de Skylitzès
de la vraisemblance. On croirait qu'une fantaisie capricieuse a brouillé les panneaux polychromes d'un mur à appliques. Le lecteur en trouvera des exemples nombreux dans la description du palais impérial.
' Par suite d'une erreur du dessinateur, les palmettes de la corniche et de la base ne sont pas entièrement conformes à l'original.
DU Vl" AU XV" SIECLE
(vue d'une place forte). — Manuscrit de Skylitzés