Di cours sur la nature des animaux
5. Flourens, De V instinct et de V intelligence des animaux 1815- n 13 et 14. ' *'
THÉORIE DE DESOARTES
ment des bêtes est le plaisir et la douleur, c'est le sentiment de l'homme ; que, si' le plaisir et la douleur sont chez l'homme des sensations spirituelles, il est incompréhensible qu'elles soient chez les bêtes des sensations corporelles. L'idée d'une sensation corporelle implique contradiction. Si les bêtes sont des êtres purement matériels, elles ne peuvent sentir. •« Il ne suffit pas de prouver d'un côté que les bêtes sont sensibles, et de supposer de l'autre que ce sont des êtres purement matériels; il faut expliquer ces deux propositions l'une par l'autre..., et la chose est impossible1 . » Lors donc que Buffon prétend expliquer par le seul jeu de la machine corporelle toutes les actions des animaux, il ne fait pas autre chose que Descartes; lorsqu'il semble se séparer de Descartes, en attribuant aux animaux le plaisir et la douleur, l'appétit. et la répugnance, les sentiments de la peur, de la colère, de l'amour, de la jalousie, de l'ambition, etc., il ne fait que prononcer des mots vides de sens et ajouter à la doctrine de Descartes une contradiction, puisqu'il n'y a pas de sentiment ni d'appétit possible dans une machine, dans un être tout matériel, mais seulement du mouvement.