‹ L'habitude et l'instinct: études de psychologie comparéeChapitre 18 sur 51 · Mémoires de Fontaine · texte numérisé non relu

Mémoires de Fontaine

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toire Saint-Honaré, est importané par les caresses d'iute chienne, qui se trcavait pleine à œ moment ; il la chasse d*Qn coup ée pied, et répond à Fonlenelle indigné : t Cela ne Sent point ^ ».,Cela ne^sent point, telle est en effet lenr excuse, et telle est aussi la pensée de Deseartèa. C'est encoie ainsi que Tentend Condillac ; car Toici ea quels termes il résume sa propre opinion en opposition «rec celle de Descartas : c II j a autre chose dans les bètes que du mouvement. Ce ne sont pas de puis auto» maies; elles sentent^ », c'est-à-dire elles sentent de la même façon que les hommes s ; elles jouissent et souffrent. Et la réfutation qu'il donne de l'automatisme cartésien, soit directement, soit en Tatteignaot ao travers de la théorie de Buffon, est pleine de sens, de force et de vérité. Ce n'est que quand il en vient à proposer son pro-

Îre système que la pensée de Condillac prête à son tour ^ flanc à la critique»

C'est Buffon qui a prétendu que les bêtes ne sont que des machines, et que pourtant elles sentent et ont même la conscience de leur existence actuelle, mais quelles n'ont pas d'idées ^. Libre à M. Flourens d appeler la doctrine de Bafion un automcUiame mixte, mais non pas de qualifier ainsi celle de Descartes, qui est bien le pur automatisme. Il n'est pas possible non plus de dire avec ie même savant que la doctrine de Bu£Ebn est un grand pas fait sur Descartes ^; car Tautomatisme cartésien a du moins l'avantage d'être clair et conséquent avec luimême ; celui de Buffon n'est que confusion et inconséquence. Condillac n'a pas de peine à démontrer que le prétendu sentiment que Buffon accorde aux bêtes n'est que le mouvement des organes, que la doctrine de Buffon ne diff^ en rien de celle de Descartes, si ce n'est que l'expression en est obscure et équivoque ; que, si le senti-

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