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l'erreur de Lamarck, constituent au moins contre sa propre théorie» la plus grave objection.
On peut donc, tout en étant plus conciliant que Darwin lui-même, accorder en principe qu'un certain nombre de prétendus instincts primitifs ne sont que des habitudes héréditaires, et affirmer en même temps, comme une vérité acquise à la science, que, puisqu'il y a des faits qui ne suffisent pas à expliquer l'hérédité des habitudes, l'instinct est autre chose qu'une habitude héréditaire. La doctrine de Lamarck, ou toute autre qui repose sur le même principe général, échoue devant le raisonnement et devant les faits.
DARWIN : L*INSTmGT EXPLIQUÉ PAR l'hÉRÉDITÉ EN GÉNÉRAL.
L'habitude, sous toutes ses formes, mise hors de cause, l'hérédité aidée de tous les auxiliaires que l'on voudra lui prêter peut-elle expliquer l'instinct? C'est ce que prétend, par exemple, M. Ch. Darwin, et ce qu'il pense avoir démontré dans un des plus intéressants chapitres de son principal ouvrage, dans un de ceux que la critique a le moins soumis jusqu'à présent à son contrôle.
Sans doute l'hérédité n'est pas l'habitude, et elle est soumise à des lois particulières, plus capricieuses, du moins en apparence, plus compliquées et plus mystérieuses, dont M. Gh. Darwin a su tirer le plus ingénieux profit. On ne pourrait opposer aussi victorieusement à l'hérédité qu'à l'habitude héréditaire, à M. Darwin qu'à Lamarck, Thabileté des neutres, et plusieurs arguments qui condamnent la théorie du premier ne font qu'effleurer à peine celui de l'autre. Cependant il existe entre l'habitude et l'hérédité une analogie profonde, et même, si l'on considère les choses à un point de vue général, une véritable identité, si bien que certaines objections capi-