‹ L'Harmonie du langage chez les Grecs et les Romains, ou, Étude sur la prononciation de la prose élevée et des vers dans les langues classiquesChapitre 16 sur 82 · DÉFINITION. DIFFICULTÉ SUR CE SUJET · texte numérisé non relu

DÉFINITION. DIFFICULTÉ SUR CE SUJET

Ldi quantité prosodique ou, comme on dit plus rapidement, la quantité des syllabes, consiste en ce que les unes sont appelées brèves, les autres longues.

espérer, je ne dis pas seulement de n'être pas insulté, mais même de n'être pas interrompu dans mon discours. (Trad. de de Wailly). 1. Tout ce chapitre est le résumé de thèses déjà anciennes; du n°VI des Thèses sur quelques points des sciences dans l'antiquité; des éclaire, vi et ix du n" VIII des Thèses supplémentaires , et du n' IV (p. 59 et suiv.) du même ouvrage.

11 uc seiublerail pas qu'il pût exister sur un fait si M!ii|)l(; la nioindro iliniciilté ou le moindre emharras; • t pourtant nous allons voir que c'est précisément là lOccasion, sinon la cause de toutes les erreurs où l'on piHit tomber sur la question qui nous occupe en ce moment.

Cette quantité est-elle réelle? n'est-elle que de con- Nciition? Rcprésenle-t-elle la durée elïeclive de la prononciation des syllabes? ou n'est-elle qu'une façon de les mesurer ? et dans ce cas quelle est son influence >in- riiarmonie du langage? Telles sont les questions (pi'on est obligé de s'adresser, et c'est sur les réponses (jii'on ne s'entend guère, au moins quand la difficulté n'a pas été divisée et étudiée dans ses parties comme elle va l'être ici.

Qu'il y ait en réalité des syllabes longues et des syllabes brèves, cela ne peut faire l'objet d'un doute. Il suffit de prononcer un mot tel que silence, univers, pour voir que la seconde syllabe dans le premier, la troisième dans le second sont plus longues que les autres. La différence entre les longues et les brèves est pou considérable sans doute, puisqu'elle n'influe aucunement sur la longueur ou la brièveté de nos vers : mais nous les distinguons à l'oreille, et notre prononciation est si constante à leur ég^ard, que nous en formulons très-facilement les règles : et ces règles, les voici *.

A l'exception de quelques pénultièmes accentuées, toutes nos syllabes sont brèves; car jamais nous ne rei:ardons comme longue à l'oreille une syllabe qui ne porte pas l'accent : et d'un autre côté, si la syllabe qui reçoit cet accent est la dernière du mot, comme pain,

Page 1