Réflexion sur la poésie et la peinture, sect. IV, n
au lieu de se soumettre à celle des accents ?» — Cette question ne repose que sur une erreur. Le chant musical se conçoit très-bien sans cette égalité de durées qui se trouve dans la musique actuelle, et que nous supposons dans la quantité prosodique des Grecs. Le plainchant et beaucoup de nos récitatifs en donnent la preuve , et il n'y a pas un seul musicographe ancien qui fasse entrer la mesure dans les parties de la musique. Mais ce même chant ne se conçoit pas sans un certain rhythme qui n'est et ne peut être déterminé que parles accents. Ainsi quand même, contre toute raison, le chant musical aurait été l'origine des vers, c'est l'accent qu'il y aurait introduit d'aljord et non la mesure qu'il ne possédait pas*.