PRÉPONDÉRANCE DE L'ACCENT SUR LA QUANTITÉ PROSODIQUE
« Dans cette hypothèse, à mesure du perfectionnement de l'oreille et de la prononciation, l'accent serait devenu prépondérant et la quantité subordonnée. » — Cette supposition est absolument vaine. L'accent est prépondérant par lui-même puisqu'on ne conçoit pas une langue qui en soit privée. La quantité prosodique, au contraire, n'est qu'une estimation de grammairiens, puisqu'on ne la trouve qu'en Grèce, et à l'époque des travaux sur les chants d'Homère.
Maintenant en quoi consiste, eu égard à la versification, le perfectionnement de l'oreille ? Il consiste précisément à reconnaître que cette quantité prosodique est toujours fausse quand elle contrarie l'accent; et à la rapprocher autant que possible de la quantité réelle