CHAPITRE TROISIÈME
M. Franck et les Débats.
Si je me suis étendu sur ce sujet, c’est que je veux d’abord déblayer le terrain , et mettre le lecteur, si je puis ainsi dire, au diapason de la philosophie hégélienne. La philosophie hégélienne n’est , Dieu merci , ni la philosophie populaire , ni la philosophie du bon sens, ni la philosophie du sens commun, noms identiques dont se pare une je ne sais quelle philosophie, qui n’a de philosophie que le nom, et qui, au fond , est la négation meme de la philosophie. La philosophie hégélienne n’est pas le bon sens, et c’est, précisément parcequ’elle n’est pas le bon sens , qu’ elle comprend le bon sens, qu’elle sait ce qu’il vaut, quelle est la place qu’il occupe, et le rôle qu’il joue dans la vie de l’esprit. Si elle était le bon sens, elle ne comprendrait ni le bon sens , ni les choses , ni elle se comprendrait elle-même. Elle est bien moins l’érudition , et c’est pour cette raison qu’elle est la