‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 106 sur 157 · Maspéro. op. ri/.. III · texte numérisé non relu

Maspéro. op. ri/.. III

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complices des Perses, s'enfuirent chez ces derniers, afin d'éviter les châtiments sévères que les Athéniens et leurs alliés faisaient subir à ceux qui avaient trahi la cause de l'hellénisme. De plus, les Perses emmenèrent chez eux des bandes de prisonniers grecs; les Milésiens exilés après la soumission de l'Ionie allèrent peupler la ville d'Ampé, à l'embouchure du Tigre' ; une troupe d'Erétriens fut établie en Kissie -. A Kélônai en Médie (Kalah), au temps de Diodore '', il y avait encore toute une colonie de Béotiens, chassés du pays natal lors de l'expédition de Xerxès ; lorsqu'Alexandre approcha de Persépolis, il vit venir à lui 800 suppliants : c'étaient des Grecs capturés dans les guerres récentes, et auxquels les Perses avaient infligé de cruelles mutilations ' ; et on sait comment il fit massacrer les Branchides en Soggiane. Il y eut donc de la colonisation hellénique en Perse, forcée, il est vrai, longtemps avant la conquête macédonienne.

Enfin, quantité de Grecs furent attirés en ces pays, individuellement, en raison de leurs mérites et de leurs talents personnels. Hérodote '' en mentionne même un qui devint satrape, Xénagorasd'Halicarnasse. Pausanias, roi de Sparte, aurait souhaité la même qualité ; aussi demanda-t-il la main d'une princesse perse ''. Donnons une brève mention aux harems princiers, qui ne se peuplaient pas que d'Orientales ; les femmes grecques n'y étaient pas rares \ Le jeune

1. Hi-rodolc, VI, 20.1, Cf. Andréas, .s-, i\ dans Pauly-Wissuwa, I, p. 1877-

-2. Htirodûte, VI, 119, M'.

;!. Diodore, XVII, 110.

4. Diod. XVll, 69, 3: QuinLc-Gurce. V. 5. 5 s^\. ; Justin. XI, 14, H.

o. IX, 107, 5.

n. Tilucydide, 1, 128, 7.

7. Dans les villes d'Ionie, après la répression qui pri'céda les guerres Hiédifiues, les offleiers perses s'emparèrent des beauv jeunes garçons, poui' en faire des eunuques, et envoyèrent au Grand Roi les plus belles flUes du pays (Hérodote, VI, 3i', 2; add., VIII, 105, :*). Thémistoele quitta Aigai (petite place en Eolide) sur un chariot fermé ; son escorte devait répondre à toute question que c'était une Grecque d'Ionie que l'on menait à un seigneur de la cour du Grand Roi (Plutarque, Thémistoele, 26, 5). Le capitaine perse Arlaban entretenait une courtisane d'Krétrie [Jbid., 21, 8). Un

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