‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 114 sur 157 · HELLÈNES ET INFLUENCES HELLÉNIQUES EN PERSE · texte numérisé non relu

HELLÈNES ET INFLUENCES HELLÉNIQUES EN PERSE

SOUS l'aisselle^; mais cet homme est un Perse. Il en est probablement qui firent exécuter leurs portraits par quelque artiste grec '\

Ainsi, des rapports fréquents et étroits, un mouvement commercial indéniable et actif. Mais on ne va pas au delà ^ Patriotisme hellénique ? Nullement ; mais les Grecs, accoutumés à la libre discussion, sont dépaysés dans une cour absolutiste. L'Iran fait des emprunts aux rehgions de l'Assyrie et des contrées voisines, aucun à celles de la Grèce. Lequel des deux peuples imagina ce cycle chronologique de dix-neuf ans, que Méton, au v^ siècle, introduisit à Athènes et qui arrivait, au moyen de mois intercalaires, à faire concorder le cours de la lune et celui du soleil ? La question est toujours ouverte et fort obscure ; les uns affirment que ce cycle vient de Grèce ' ; d'autres estiment qu'il fut en usage à Babylone bien antérieurement, d'après les dates portées sur les monuments cunéiformes ^ La langue perse ne semble avoir en rien subi l'influence de la grecque ; celle-ci n'est jamais devenue une des langues officielles de la chancellerie royale. 11 ne semble pas qu'on ait traduit en Perse même les rescrits destinés aux villes grecques. Pas de rapprochement intime entre les deux races ; nous ne

1. En revanche, l'épingle (Targent doré, au type d'Éros et Psyché, déterrée à licbatane (Haniadan). n'a pu être faite pour un Perse (J. de Morgan, Jiilission en l'erse, IV, 1, p. ^50, lig. 157, 1).

2. Cf. la gemme publiée par M. Glermont-Ganneau (Recueil d\irchéolo(jie orientale, Paris, Il (18'J8) ; p. 8-9), qui se demande si elle ne représenterait pas un satrape.

3. Quelijues Hellènes, sous les Achéménides. semblent avoir visité la Perse, à titre privé, pour en étudier les mœurs et lesc-royances : Hérodote, peut-être Xanllios de Sard'^s, interprète d"une bonne tradition sur Zoroastre. Hermi[)pos (jui a éerit sur les luages. Hèraclide de Cumes (?). Le nom de la plus liante divinité chez les Perses fut connu en Grèce d'assez bonne heure ; Platon déjà nomme Ormuzd : Zojpoâaxpov to'j QpoijLxÇo'j [Alcibiad. prior, p. l'2û A).

4. Th. Uelnach, Revue des études Juives, XVIH (188!)), p. 90-94 : J. Oppert, Coinpf. rend, de l'Acad. des Inscr., 1898, p. 427.

."i. Mahler, Zeilschrifl fiir Assyriolorjie, VI (1891), p. 457-4ti4 ; Zn/srkrif/ der deutschen morgenl. Gesellschaft. LU (1898), p. 227-241) ; Fr. Gumont, Sene J ahr bile lie r filr dus klassisclie Allerlum, XIV (IDlli, p. 1-10.

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voyons pas qu'aucun grand seigneur perse, accueillant pour les Grecs, ait appris la langue de ses hôtes '.

Les choses eussent-elles suivi un autre cours si le jeune Cyrus avait réussi dans son entreprise ? 11 est possible que lui du moins eût reçu une véritable culture grecque. Essayons de voir en tout cas ce qu'il advint des projets et de l'œuvre d'Alexandre.

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