Maliaffy. f'rof/ress of Hellenisi». p
colons de l'Iran et de Babylonie, nombreux étaient les Macédoniens, Hellènes de second ordre ; on ne connaît pas un seul écrivain ayant cette origine, hormis quelques généraux d'Alexandre qui se firent historiographes. D'autres simples soldats de fortune, Cretois, Etoliens, Arcadiens, Thraces et Thessaliens, n'étaient guère plus curieux des choses de l'esprit ^ Néanmoins des éléments de choix figuraient dans cet étrange amalgame que fut l'armée d'Alexandre. L'élève d'Aristote, dans ses expéditions, prenait en sa compagnie tout un essaim de littérateurs et de savants qui observaient, collectionnaient, cherchaient, mesuraient les nouveaux pays et les grandes routes parcourues, comparaient les légendes des peuples avec leurs mœurs et leurs monuments. L'un d'eux explora les côtes de la Caspienne, un autre le cours de l'Iaxarte ^ Toute une équipe passait pour opérer au profit d'Aristote ' ; elle rassemblait pour lui des documents. Ces observations ne portèrent pas aussitôt tous leurs fruits ; et il y eut d'étranges méprises : on vit les intendants d'Alexandre faire de stériles tentatives pour naturaliser la flore macédonienne dans les jardins de Babylone '. Mais tout ne fut pas perdu de ce grand effort scientifique ^
A vrai dire, depuis longtemps cette curiosité s'était éveillée. Les Grecs ont connu d'abord l'Orient par des Grecs : Hérodote ', Ktésias, Dionysios de Milet ", avant