‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 131 sur 157 · Sur celles-ci, voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Sur celles-ci, voir plus haut, p

5. W.-H. Rainsay, Ciliés and bishoprics of Phryr/ia, Oxford, 1 (1895), p. 130.' Rome fut plus libérale à l'i'gaid des populations ([ue ne l'avaient l'té les Attalides, dynastie greciiue. Qurlques inscrijjtions ambigui-s de l'erganic nous piirmetlent de jeter un regard sui' la vie publique ilans le cités de leur royaume (cf. ma Province proconsulaire d'Asie. Paris. 1904. p. 194) ; elle.-; avaient surtout l'apparence de la liberté. Rome, bien davan-

IIKLI.ÉMSVTIO.V. 20

Reste une question de toute première importance.

Les historiens de l'art se sont très peu souciés de marquer avec précision les influences orientales dans l'art grec d'époque hellénistique '. Elles n'y sont pas chose nouvelle ; l'art ionien, trois siècles plus tôt, les avait ressenties ; elles se renforcent d'autant plus que les grandes écoles de sculpture se trouvent à Rhodes, Tralles, Pergame, très près de rionie, donc sur un terrain tout préparé. Le goût du colossal, dès la période classique, avait inspiré en Grèce quelques œuvres célèbres : Phidias avait fait, pour l'Acropole, une Athèna de trente pieds de haut ; pour le Parthénon, une statue de culte de trente coudées ; une autre, de proportions comparables, pour le temple de Zeus, à Olympie; on avait construit des temples gigantesques, comme à Ephèse, à Samos, et même en pays dorien, à Agrigente, à Sélinonte. Mais ce goût de l'immense, tout asiatique, s'était rarement manifesté ; à partir d'Alexandre ils se généralise, inspire le Zeus tarentin de Lysippe, qui mesurait, disait-on, soixante pieds de haut, et le colosse de Rhodes ; des terres cuites d'Asie Mineure qui ont la taille des statues ; l'énorme Didymeion. L'Olympieion d'Athènes, œuvre de Pisistrate, était déjà spacieux ; après son écroulement, \m roi de Syrie le fit recommencer sur un plan encore plus immense. Et il paraît qu'un sculpteur voulait tailler en figure humaine le mont Athos. A Pergame, un simple autel s'entourait de la prodigieuse construction que l'on sait.

En sculpture, durant l'âge classique, le type idéalisé prédominait ; aussi le corps nu était-il observé et rendu sans arrière-pensée. A la basse époque, ou bien il s'y attache, dans cette société raffinée, une intention voluptueuse ; ou bien, à l'opposé, on retourne aux préventions de l'Orient contre le nu absolu ; les sarcophages de Sidon n'offrent pas plus de figures nues que la majorité des monuments lyciens.

lage, en admit ou toléra la réalité, à la seule condition d'un régime ploulocraliiiue, qui existait déjà auparavant. Klle favorisait ainsi un des principes essentiels de l'iiellénisme.

1. Quelques notations suggestives dans W. Dconna, L'Archéologie, sa valeur, ses mélhodes, Paris. 1912, III. p. 106 sq.

Page 1