‹ L'Hellénisation du monde antiqueChapitre 133 sur 157 · Voir les exemples cités par Deonnu, p · texte numérisé non relu

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t. Revue de l'art ancien et moderne, V (189!)). pp. 89 sq. ; 177 .<(i. Add. si'S Mélanges iiuinistnaliqttes. IV* série (1912), op. cil. p. 238 si|.

Voilà bien des coïncidences, et frappantes, qui permettent de croire à une dérivation probable ; mais dans tout cela fort peu de conceptions nouvelles ; des tendances qui s'accentuent et prennent la première place.

Pour conclure, la conquête macédonienne a ouvert plus largement des champs d'observation à la débordante curiolité des Hellènes, des domaines à leur activité, des débouchés à leurs ouvrages. La race essaime dès lors plus que jamais, et l'extension de son art n'a presque plus de limites. Des découvertes toutes récentes et bien inattendues permettent d'en suivre l'exportation jusqu'en Chine et au Japon par le Thibet, jusqu'à Sumatra par l'Inde et le Cambodge. Mais que, sur les territoires proposés à notre étude, une civilisation mixte soit née, je ne saurais l'admettre. Je l'avais nié jadis \ sans remonter plus haut que l'époque des Arsacides ; après neuf ans écoulés, ma conviction demeure. Je ne vois pas cette fusion, dont on parle si volontiers sans nous montrer le résidu. Mélange, si l'on veut, qu'agita rudement le bras d'Alexandre, et qui, après lui, subit encore quelques secousses, mais où chaque atome reprend bientôt son équilibre. L'élément oriental fait masse et se dépose ; l'élément grec, plus léger, plus subtil, remonte à la surface et se volatilise à la fin. C'est sur nous. Occidentaux, que l'hellénisme a mis sa marque, indélébile.

Victor Chapot,

ANCIEN MEMBRE DE l'ÉCOLE d'aTHÈNES, DOCTEUR ES LETTRES.

1. Cf. mon inénioiro cité sur Les Destinées de l'iiellenisme au delà de l'Eupkrate. Je n"ai pas encore connaissance précise des documents, apportés à Londres, que M. Haussoullier vient de communiquer (le 28 novembre 1913) à l'Académie des Inscriptions : il s'agirait de deux contrats de vente sur parchemin, rédigés en grec et datés, l'un de 88, l'autre de 22 av. J.-C. : ou vendeurs, acheteurs, garants et témoins sont tous des Iraniens. Mais ces textes ont été découverts en Kurdistan, c'est-à-dire dans cette région mésopotamienne dont je disais (ibid., in fine) qu'elle semblait seule « entraînée dans l'orbite de l'Occident ».

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